‹ Œuvres complètesChapitre 170 sur 276 · spéculent de même sur les râteliers, moins fis opèrent · texte numérisé non relu

spéculent de même sur les râteliers, moins fis opèrent

j.ln- ils gngnenl ; aussi surveillent-Us assidûment les dents «l«-> enfants comme u<

Bref, l'Intén 1 de ces fonctlonnairei est que chacun ait boa appétH , Iton estomac . bon râtelier ; i' Is étaient comme les nôtres , dans !< de iné uler sur Ici va iladl orall dans leur Indus-

duplicité d'action, eonti l indirlduel avecle coic<

iif, comme dam le mé anisme clvlisc <]ui 33 est une guerre universelle «l«*s individus contre Wi ni.o-i 1 politiques osentparlct

'j'uii lé d'action !

fournissant chaque jour un tiers. Ajoutons six ofticieres supérieu-

lotal : cent cinquante femmes pour la série des bonnes el

sous-bonnes. C'est le quart de ce qu'en emploie la civilisation;

car un bourg de dix-huit cents personnes contient neuf cents fem-

dont six cents entremises aux soins des enfants.

Les bonnes, réduites au quart en harmonie, ne font que le sixième du service des femmes actuelles, car on n'est de garde au séristère qu'un jour sur trois', et pondant cette journée on ne fait que huit heures de faction sur vingt-quatre ; les bonnes civilisées en font seize heures, et souvent plus à la ville.

Le soin des enfants est donc réduit au vingt-quatrième du temps et des bras qu'il emploie en civilisation ,

l\i de réduction sur le nombre ,

1|3 » sur les jours de service,

|i2 » sur les heures de faction.

Ces trois nombres multipliés donnent l |2i .

On peut répliquer que le calcul est exagéré, en ce que les femmes de villages ne donnent pas seize heures par jour aux enfants : elles vont aux champs, il est vrai ; mais souvent elles donnent à {'enfant une partie de la nuit : mère et fille le veillent s'il est indisposé, et ses cris troublent encore le sommeil du père. C'est perte réelle pour on paysan qui a besoin de repos. Au surplus, pour compenser au juste, réduisons l'ensemble dos. trois économies à un douzième au lieu d'un vingt-quatrième; mon usage étant de réduire toujours à moitié de l'estimation régulière

Je passe au parallèle des deux méthodes.

Une bonne n'est pas tenue de stationner vingt-quatre heures au séristère, comme un soldat de garde, ou comme les bonnes de la classe riche; il suiïil qu'elle arrive aux heures de l'action.

i e service deviendrait fastidieux s'il avait lieu tous les jours : une bonne peut, pendant les doux jours de vacance, ne pas mêler du soin des enfants; il ne varie pas malgré les changements nés, car leur série est divisée en groupes cabalistiques, exerçant chacun sur tel système, à la pratique duquel on n'adm0' que les adej>tos passionnées pour ladite méthode.

i ..me peut, pour voyage ou autre cause, se taire suppléer

une ( ollègue. Le sen ice de nuit ne la fatigue point, car il y a

dans les cabinets du séristère, des lits pour 1er- bonnes qui veu-

M t SECTION III. — ÉDUCATION HARMONIEVNE.

lent v passer une portion de nuit, comprise entre deux factions comme de minuit à quatre Ben

Un . en civilisation, est . querellée par ceux qui

la ornent pour cet esclavage perpétuel ; en harmonie, ell

• [imentée sans cesse par les mères qui viennent au allaiter ou voir l'enfant, admirer la 1 onne tenue i ceaux.

La série ■ ' sous-l I i seulement

dividende, mais de grands honneurs; elles comme mère* communes, et tiennent un rang distingué dans les fosth i action procure 1 p d'avancement, car elle

ciigi up d'officières, au n* ins un tiers sur le tout. Il faul

la réunion de toutes amorces el facilités d'exerci< qu'on parvienne à former nue strie bien passionnel el bien intriguée, Bur un travail si peu attrayanl par lui-même.

C - I unes sent très-précieuses pour les mères harmonie qui ne peuvent p;;s, comme les nôtres, vaquer aui soins de enfants. Une mèi 3 l'étal sociétaire, fréquente une qua/an-

laine de - industriels, dont elle épouse chaudemenl les

trigues : elle i for! ennuyée que la

• un mois, - réunions cabalistiques :

i h < . le jour des relevailles, elle sera fort i

ivoir tous ces gre pes; elle ne sera pas inquiète de 1 fant, ■ qu'il esl soigné au mieux dans '

■ jour d< - bonnes pxperl la nat xvice.

J'ai dit 171 que les noun ni distribu*

six salles distinct tifs et Jes diablotins;

afin que les hurleurs eu <!:aM<»tms ne puissent incommoder ni pacifiques, m moi i déjà Ira

i six corvées, les bonnes ayant l'option, chois

le où l'attraction les appelle, et tonl stimulées par rivj avec de- phalan -mis, qui peuvent différer en méth

Elles ont nu—i entre elles des », qu'on ;ij>p

;i <li\ ipes d'enfanl

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vcnl tes enfanl

ClM ■ ' I I le- adin< ttre BU1

La i ; • - tlmpli

;; v. — ClîAi ITRË XVIII. 175-

ne connaît que le berceau peur asile du nourrisson ; l'harmonie, qui opère partout en ordre composé, donne à l'enfant deux situations :'elle !e fait alterner du berceau à la natte élastique. Les nattes sont placées à hauteur d'appui, leurs supports forment des cavités où chaque enfant peut se caser sans gêner ses voisins. Des filets de corde ou de scie, placés de distance en distance, contiennent l'enfant sans le priver de se mouvoir ni de voir autour de lui. et d'approcher l'enfant voisin, dont il est séparé par un filet.

La salle est chauffée au degré convenable pour tenir l'enfant en véten. r, et éviter l'embarras de langes et de fourrures.

L<s bei nt mus par mécanique : on peut agiter en vibra-

tion vingt berceaux à la fois. Un seul enfant fera ce service, qui occuperait chez nous vingt femmes.

Les nourrices 171, forment une série distincte et doivent être - par tempérament, afin qu'on puisse les assortir

aux enfants, surtout dans les cas de changement de lait. Le rect est fort usité en harmonie, parce qu'il est : Iguant, et parce que les harmoniens, plus ju- - useront que lorsque la mère est

n délicat -' ti es-prudent de donner à l'en-

fant une nourrice rofeus Bt le greffer, le renforcer; la na-

ture veut ces croisements. Si on accole un enfant faible à une mère faible, c'est les < xfénuer tous deux pour l'honneur d'une rêverie morale. Au n s'appliquera beaucoup à perfectionner

le régime d'allaitement artificiel, et l'employer concuremment avec le naturel, ou is iément. Dans l'état sociétaire, une mère, quelque ■ pulente qu' I . ne peut jamais songer à élever son

enfant chez elle is nt ; il n'y recevrait pas le quart des soins

qu'il trouve au - pouparte ou nourrissons ; et avec

*, 01 ' . a y réunir une

i paxsionniet) intelligentes, M relayant ,. ceux des enfants. Vn princesse, m . n'aurait pas - salles -: habi

5, avec voisinage d'enfant -traction, et Boni acara ■ éducation de pria

enfui. • • plus riche potentat cii

aux plu-pan-

1 70 SECTION III. — l.I)it W'îoN BABMOXIENNE.

Loin de là, tout est disposé en civilisation, de manière que le nourrisson fait le tourment d'une maison organisée pour le tourmenter lui-même. L'enfant, - lésire les dispositions qu'il trouverait dans un séristère d'harmonie; à défaut de quoi il désole, pai ses cris, parents, valets el voisins, tout en nuisant est propre santé.

1 nous conduit à parler des germes d'éducation intellectuelle que les potentats mêmes ne pourraient dans aucun cas (aire donner a leurs enfants de un el deux ans. 11 f< »nt . pour \ parvenir, une dépense énorme, sans autre fruit que de tra tir le caractère de leur enfant, fausser ses facultés et nuire à sa santé.

Pour expliquer cette duperie, je m'appuie d'un principe qui ne sera pas contesté, c'est que les deux âges extrêmes, ; i transition, doivent être préservés de passions vives et rame- 1 nésau calme, parce que leurs organes, leurs sens n'ont plus » ou n'ont pas encore la force de se prêter aux émotions vio- ■ lentes qui leur seraient nuisibles et souvent moi telles; mais > il- peuvent comporter les émotions douce-: elles Boni donc » bonne- à employer dans l'éducation des enfants i ans. i

Indiquons cet emploi par quelque exemple de culture des sens appliquée à la masse (\i'< enfants.

A 1 âge de m\ mois, on non- ne songeons pas ;: donner aux n mots le moindre enseignement, on prendra de nombreuses précautions poux formel- el raffiner leurs -on-. 1.-- façonner à la dextérité, prévenir l'emploi exclusif d'une main et d'un bras, qui condamne l'autre bras n une maladresse perpétuelle ; habituer de- le berceau l'enfant a la justesse d oreille en misant chanter de- trios ot quatuors dans les Balles de ; et pro-

menant le- poupons d'un an au bruit d'une petite l'ai utes

parties. On aura de même de- méthodes pour joindre le raflinemenl auditif au raffinement musical, donner aux entente la 3 rhinocéros et des cosaques, exercei de même les autres sens.

Il est, sur chacun des cinq -on-, quantité dr perfectionnement* auv • i- on façonnera l'enfant hannonien. Les bonnes auront in culture du matériel divers systèmes on rivalité. De lé Nient que l'enfant sociétaire - i .i trois .m-, plu- intelligent, plu- apte ù l'industrie, que ne le sont .i dix an- beaucoup d'enfants i

qui n'ont à cet âge que de l'antipathie pour l'industrie et irts.

L'éducation civilisée ne fait éclore chez l'enfant au berceau une des manies anti-sociales : chacun s'exerce à lui fausser les -eus, en attendant l'âge où on lui faussera l'esprit. Si c'est en France, les parents et valets lui chantent à l'envi des airs faux et sans mesure ; partout on lui ote l'usage des doigts de pied et on l'habitue à se fausser un bras.

( )n croit en civilisation que les doigts de pied sont inutiles ; les Itarmoniens s'en serviront comme des doigts de main : par exemune orgue harmonienne aura des claviers pour les doigts de .;.ied ; et l'organiste enfourché sur une selle, travaillera des doigts de pied presque autant que de ceux de main. Il fera du talon le service des pédales que nous faisons du pied.

Le rôle de bonne exigera donc de nombreux talents, et n- bornera pas comme en France à chanter faux et à faire peur du loup. Les bonnes s'exerceront surtout à prévenir les cris des enfants ; le calme leur est nécessaire, et ce sera sur l'art de le maintenir que s'exerceront les prétentions cabalistiques et émulatives.

Le vacarme des petits enfants, si désolants aujourd'hui, se réduira a peu de chose; ils seront tres-radoucis dans les séristères, o( il en est une raison bien connue, c'est que les caractères (.">•relleurs s'humanisent avec leurs semblables : ne voyons-nous pas chaque jour, les ferrailleurs et pourfendeurs devenir fort doux, et renoncer à l'humeur massacrante quand ils se trouvenl en compagnie de leurs égaux? 11 en sera de même des marmots! élevés dan> un séristère d'harmonie et distribués en plusieurs salles de caractère. J'estime que ceux de troisième genre, les diablotins ou démoniaques, seront déjà moins méchants, moins hurleurs que ne le sont aujourd'hui les bénins. D'où naîtra ce 'adoucissement? Aura-t-on, selon le vœu de la morale, changé nssioiis dts jietils enfants? Non, sans doute ; on les aura développées sans excès, en leur procurant les délassements de 1 union sympathique, la distribution en séries trinaircs, en grou«

9 de caractères bénin, mixte et malin, dans les deux âges de prime enfance, comprenant nourrissons el poupons.

Quelle distraction donnera-t-on à ces diaboliques rejetons? Ce sera chose .1 inventer par les bonnes : stimulées par les rivalités de méthodes, elles auront, en moins d'un mois, deviné ce qui peut calmer les enfants, et mettre tin a leur infernal charivau.

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