‹ Œuvres complètesChapitre 178 sur 276 · l.a pn tention périodique t aux i i aux · texte numérisé non relu

l.a pn tention périodique t aux i i aux

tribus supérieur! moyenne et haute de

chaque tribu,

2i. L'eiitli.u:

rieurs en degré, selon la loi de déférence pour l'ascendant. ( III, 345 et 34G.) 24. Les intrigues vicinales ou luttes émulatives avec les enfants des phalanges voisines et rencontre avec leurs cohortes. Ce ressort manquera à la phalange d'essai.

Je ne mentionne pas ici d'autres stimulants qui n'agissent guère avant l'âge de i ans, tels que

La concurrence des sexes et instincts.

L'appât du gain et des forts dividendes.

Ces deux ressorts n'ont point encore d'influence sur les lutins et peu sur les bambins; ce n'est que parmi les chérubins qu'ils commencent à se développer.

La réunion de ces amorces opérera en moins d'un mois, au bout duquel on aura fait éclore chez l'enfant trois ou quatre de ces vocations primordiales qui, avec le temps, en feront éclore d'autres; celles où le travail est difficile ne pourront naître que vers 1 âge de 30 a 32 mois.

L'éclosion sera facile, si l'on obseive la règle générale. Chapitres v et vi , de mettre enjeu les trois Passions mécanisantes : elles peuvent déjà germer '178, 179) parmi les poupons, et bien mieux parmi les lutins. LaCabaliste, la Composite, la Papillonne , seront pleinement satisfaites chez les lutins, par leurs visites, furetages et e^ais aux petits ateliers, où tout est charme et intrigue pour eux.

Le bonnin ou la bonnine qui promènent l'enfant d'atelier en atelier, savent discerner les époques opportunes pour le présenter à tel travail ; ils tiennent note de ce qui a paru lui plaire, on essaie à deux ou trois reprises >i le goût naîtra, on juge s'il faut attendre quelques mois, et on n'insiste jamais quand la vocation ne se déclare pas, on sait qu'il en éclora une trentaine dans le cours (1(> l'année, peu importe lesquelles.

Un bonnin promène communément trois lutins à la fois: il aurait peu de chances avec un seul mais sur trois il s'en trouve un plus adroit, un autre plus ardent, l'un des deux entraîne le troisiènie a l'ouvrage. Le bonnin ne les prend pas tous tiois de môme d'ailleurs il on change <hus les ateliers, il laisse tel lutin a legoussagc, il emmené les autres qui n'ont pas accepté, et un trois i a acbe

La fon bonninisme convient aux deu\ lige

un talenlspécial qu'on peut trouver chez loua deux ; celle de bonne

1 i SECTION III. — ÉDUCATION RAB1IOXIEXXE.

est communément pour les femmes seules, .sauf rares exceptions. Le meilleur stimulant pour un lutin débutant, sera la vérité qu^ ne trouve j;m. I mère, Ions d'accord à

flatter un marmot de i ans sur loul i con-

traire a lieu dans les ateliers sociétaires; les enfants entre eux I -ut point df quartier, et raillent impitoyablem mal-

adroit; on le renvoie avec dédain, il va pleurnicha triarche eu le bonnin qui lui donnent des leçons, et le pn luveau quand il est de force; et connue en lui mena i

très-petits, très-faciles travaux, il s'insinue bien vite eue dizaine de gri i son éducation se fait par pure

attraction et très-rapidement, car on n'apprend vite et bien que ce qu'on apprend par attraction.

De tous les ressorts qui peuvent exciter l'enfant à l'industrie, le plus inconnu, le plus travesti en civilisation, es! l'cnlrtiinement ascendant ; le pencb; Loul enfant à imiter ceux qui

sont un peu supérieurs en âge, déférer à toutes leurs impulsions, tenir à honneur de s'incorporer avec eux dan- quelque petite lie de leurs amusements Tous lest avaux sont amusements les enfants harmontens; ils n'agissent que par attraot tte manie d'entraînement ascendant est très-pernicieuse r.ul'hui, p. les ami. -e ment ; d'une troupe d'enfants lil

sont, ou malfaisants, On dangereux, ou très-inutiles, mais enfants libres ne s'adonneront qu'aux travaux productifs

mentionnées plus haut; on reconnaîtra l'erreur fondamentale où sont tombés tous les auteu m en il:

II- onl prétondu que l'instituteur naturel est le pi un [ ir le père; la nature opine ï

COnt ut exclure le père d'< !■ \ er le lil;. il en est tri-

ple motif.

1° Lepèrecbcn ruminiqui oûti h l'enfant, étonil

i m* toujours dUTéreo i père ii enfant. <u loul le i

le ul> ir toi du i

2° Le père Incline à flatter et louer à Texcct le peu de btenqoi f«-ra Penfant; eelu!n Ira re a \a »ln d*étre cri

i rcmenl ; irateurs U rt

U'.llllS.

3° l.i i" prend nu ! ■ nr

NOTrCE V. — CHAPITRE XIX. 187

des perfections, comme font les philosophes sur leur infâme civilisation qu'ils appellent un perfectionnement de la raison ; le père entrave donc tous les progrès que doit opérer une critique soutenue, si elle est goûtée de l'enfant.

La nature , pour parer à tous ces vices de 1 éducation paternelle, donne à l'enfant une répugnance pour les leçons du père c! du précepteur: aussi l'enfant veut-il commander et non pas obéi? au père. Les chefs qu'il se choisit passionnément sont toujours les enfants dont l'âge est de 1/3 ou de 1/4 supérieur au sien, par exemple :

A 18 mois, il révère l'enfant de 2 ans, et le choisit passionnément pour guide :

A 2 ans il choisira l'enfant de 30 mois : A 3 ans, celui de 4 ans j A 8 ans, celui de 10 ; A 12 ans, celui de 15.

Cet entraînement ascendant redoublera de force, si l'enfant voit les enfants supérieurs en lien corporalif, et jouissant d'une considération méritée par des succès dans l'industrie et les études.

Les instituteurs naturels de chaque âge sont donc les enfants un peu supérieurs en âge; mais comme en civilisation ils sont tous enclins au mal et s'entraînent respectivement à mal faire, on no lient pas établir parmi eux une hiérarchie d'impulsions utiles : cet effet n'est possible que dans les Séries passionnées, hors desquelles l'éducation naturelle est impraticable, même en approximations.

Elle s^ra le plus frappant des prodiges qu'on viendra admirer Cans lu phalange d'essai, où on laissera les sept ordres d'enfants fus par les autres et s> diriger, selon le vœu de la nature, par entraînement ascendant qui ne pourra que conduire au bien la masse entière ; car si les jouvenceaux, ordre le plus élevé , ne tournent qu'au bien en industrie, en étude et en mirurs, pourront qu'entraîner au bien lesgymnasiensâ qui i!> donneront l'impulsion ; menu» influence dc^ gymnasiens sur tes lycéens . des lycéens sur les séraphins, puis sur les chérubins, les bambins, les lutins. Les s>>pt corporations abandonnées à l'entraînement ascendant rivaliseront d'excellence et d'activité aux travaux utiles et aux harmonies sociales, quoique abandonnés à leur pleine lit* ri 1 • \antoo prodige, on ne pourra plus douter

SECTION III. — BDUCATION UARMO.MKXNB.

attraction est l'agent de Dieu, sauf à la développer en S passionnées, et que dans sanisme elle est vraiment la

main de Dieu dirigeant l'homme au plus grand bien possible.

Cette harmonie, qui - Ta un coup de foudre pour la civilisation et la philosophie % avorterai! si Ton manquait à développer Pattraction dans - i branches admls&ibh I imournes

a Imissible dans l'essai ; mais cette exe iption n • gênera pas le mécanisme des sept ordres d'enfants exerçant en industrie. • pourquoi il faudra s'attacher dans le début a l'organisation des infants, seul dos trois sexes qui puisse arriver d'embh plein de l'harmonie.

Achevons sui le service dea bonnins : loin de Qatterou excuser l'enfant, leur tâche est de lui ménager des refus , dea affronts dans divers s, et le stimuler à s'en venger par des preu-

- d'habileté. Un père ne pourrai! pas remplir cette fonction, il donn irait tort au groupe qui aurait rej m (Mitant; il pré-

tendrait que ce group i est barbare , ennemi de la t 'ndre nature : : rient que pour les fonctions de hennin et bonnine . "t de même pour celles de bonne , il faut des cara rmes et judi-

cieux, cal»; urs fonction-, gens qui, par esprit

de corps, se passionnent pour le progrès des lutins en générai et r les caprices de tel ou tel*

On n'avance en grad ' chez, cetl cb /. toute autre.

(ju • par dea succès denseml le ; chaque boonin est en concurence

rivaux; chacun peut choisir les enfants adapl moyens, ceux dont il compte pouvoir faire éclore les vocations sans délai . soit en plein . soit en demi instinct : et dan- re choix d'enfanl . il se guide sur les renseignements donne- par las pouponnistes, bonnes du séi istère des poupons, d'où soi tenl les lutins.

L'importance du ministère de bonnin se fonde but ce qu'ils opèrent sur l'époque la plus influente en éducation. Si l'enfant réussit bien en début industriel, c'est un gage de succès continu t >utr -ii can ière enfantine: une (bis initie à dix branches d ii trie . il le sera bientôt a cent . et connaîtra à là i an-

toutes les culture-, fabriques, Bciencea al arts dont upent sa phalange cl les voisines. Examinons cet effet.

Tel enfant, quoique RU d'un prince, témoigne d 3 ans du goût poui l'eu : \ru\ fréquenter i

lier 1 ns aussi | que d'autres en a— ociafion

Si on l'en empêche . si on réprime sa manie savctièi \ pré-

t xte qu'elle n'est pas à la hauteur de la philosophie , il s'irritera contre les autres fonctions, ne prendra aucun goût pour les travaux et études auxquelles on voudra l'entraîner ; mais si on le laisse débuter par le point où l'attraction le conduit . par la savaterie , il sera bientôt tenté de prendre connaissance de la cordonnerie, de la tannerie , puis de la chimie sous le rapport de diverses préparations du cuir, puis de l'agronomie sous le rapport des qualités que les peaux de bestiaux peuvent acquérir par tel système d'éducation et de régime , telle sorte de pâturage.

Peu à peu il s'initiera à toutes les industries par suite d'une émulation primitive en savaterie. Peu importera par quel joint il ait commencé, pourvu qu'il atteigne dans le cours de sa jeunesse à des connaissances générales sur toutes les industries de sa phalange et qu'il en conçoive de l'affection pour toutes les séries qui l'y auront initié.

Cette instruction ne peut pas s'acquérir en civilisation, où rien n'est lié. Les savants nous disent que les sciences forment une chaîne dont chaque anneau se rattache au tout et conduit de l'une à l'autre; mais ils oublient que nos relations morcelées sèment la discorde parmi toutes les classes d'industrieux, ce qui rend chacun indifférent pour les travaux d'autrui ; tandis que dans une phalange chacun s'intéresse à toutes les séries, par suite d'intrigues avec quelques-uns de leurs membres, sur la ura>tronomie, l'opéra, l'agriculture, etc. Le lien (U^ sciences ne suffit donc pas pour entraîner aux études; il faut y joindre le lien des fonctions, des individus, des intrigues rivales, chose impraticable en civilisation.

Il reste encore divers détails sur l'éducation des lutins; on peut les joindre à celle des bambins dont je vais traiter.

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