CHAPITRE XX
Éducation do In fri'm «les bambins par les menforins
et mentorhus.
\ h- abordons une classe fort intéressante parmi les enfanta sociétaires , celle qui des l'âge de (ans sait déjà gagner beaucoup d'arye/il : je doi;* faire sonner ce meule puisque c'est le plus apprécié en civilisation, chez l'enfant comme chez le père.
Lefl enfants dont il >'agit , les bambins et bambines , âgés de
SECTION III. — BDUCATI » IIA1 N'B.
3 ans a i 1/2 tiennent un rang très-notable dans la pi : ils
forment la première » tribus d*harmoni
et la seizième étant deux itrémes ou
. . . rogent en divers points aux règles exemple, elles n'ont point de Bous-tribu en demi-caractère. J'en al expliqué [es caus La listinction du plein et du demi-cara de l'éducation des bambins . confiés à une catégorie de : tionnaires spéciaux : le nom de mentorins et meatorine leur donne est ■• • / impropre , car un mentor est un homm étouffe le naturel peur y subetitu au conta
mentorins d'harmonie ne s'attachent qu'à développer trèsexactement le caractère, afin qu'on par à en discerne >n échelle générale, et que ce rang .-oit bien connu versl'age ms i i. eu l'enfant devra entier aux choeurs de i bérubins et ebérubini . ! - mentorins ont une deuxième tâche, qui est de discorner le . iranien! de l'enfant et lui assigner, comme au caractère, dans l'échelle d 1 tempéraments de plein titre, ou des de demi-titre.
-h. ut point à discerner caractères et tempéraments, si l'enfant, pendant l'anm • aux lutins, avait été gêné dans
fantaisies industrielle* oomiques. La période lutine
•lie du d >nt (Mi l'un et l'autre genre : un lutin
é pour diverses branches d'industrie, on voit quelle ère il veut suivi telles fonctions la nature le destine.
1! on est do même en gastronomi >; l'enfant . au sortir des b< lutins . .i d.' ;{ ans, a déjà des joui- prononcée mie; \\ est engagé dan- 1 a cabales «-t l'esprit do parti , aux tables, aux cuisines , ot p.it suit»* dans les jardins . les ver
1 • passion ne bg trouverait pas chez un bas lutin de 2ti a js mois : ainsi le lutin d^ 36 mois est pleinement en a: ri ami aux bambins.
n évite ^' distinguer les deux Bcxes parcostu-
• • aslés . comme le jupon et le pantalon ; ce serait i isquer
i lier l'éclosion des vocations et ^\*y tau— or la proportion des
i n rhaqae fonction. Quoique chaque branche d'indu
ialement convenable ù l'un dos , mime la roulure
d, la charrue pour les hommes, cependant la aa-
I veut dos mélanges, quelquefois par moitié et sur i
emplois par un quart ; elle veut au moins un huitième del'aulre sexe (lan< chaque fonction . Ainsi quoique la cave soit spécialement le domaine des hommes , il convient que la série des cavistes contienne un huitième de femmes qui prendront parti au travail des vins blancs, mousseux , bourrus, sucrés, et autres genres agréa' blés aux femmes, dont quelques-unes, comme la femme du savant Pitliscus , aiment les vins mâles et vendent au besoin la bibliothèque du savantas pour solder en secret le marchand de vin.
5 :. ennant ce mélange, en chaque emploi, le sexe féminin formera une rivalité utile au masculin. On se priverait de cette concurrence en excluant un sexe entier de quelque fonction , comme la médecine et renseignement; et ce serait l'en exclure par le fait, que d'empêcher le développement de ces instincts chez les enfants de 2 à 3 ans. La diiférence de costumes serait un obstacle à cette éclosion; les filles se sépareraient des garçons;etil convient de les laisser confondus à cet âge, afin que les penchants extra-sexuels, penchants mâles chez une petite fille , penchants féminins chez un petit garçon , éclosent sans obstacles , par la présentation confuse des deux sexes à chaque atelier, à chaque travail.
- penchants sont déjà éclos à 3 ans , lorsque l'enfant passe à la tribu des bambins et bambines. Là on commence à distinguer les sexes qu'il était sage de confondre parmi les lutins. Il semble que cette confusion s'écarte de la règle générale de rivalité des sexes , voulue par la 10e passion , la Cabaliste, À cela il faut observer (pie les lutins et lutines, âge de 2 à 3 ans, sont la classe de sous-transition en industrie , derm-avénement à l'industrie, car ils ne font que l'effleurer; les bambins, âge de 3 a > : J. sont la pleine transition à l'industrie. Or la nature exige que iodes formant transition ou ambigu, l'on dérog ! aux générales du mouvement ; aussi à l'extrémité de chaque de végétaux ou animaux, placc-t-elle des produits de Iran nommés ambigus, mixtes, bâtards, comme le coing, le '. . - iiile, la chauve-souris, produite qui font exe iption aux i ( qui sen eut de Lien, si pour avoir ignoré la théorie des théorie de l'ambigu, que les modernes ont é
la nature ; ils commencent à s'; ûir de cette
t92 - CTIO.N III. — - il \i.\|'.\;i.nnk.
Lc< mentorins ont le même but que les autres insUtuteun, • de diriger toutes les facultés de l'enfant à l'industrie productive et ac\ bonnes études par des amorces judicieux \
En amorce d'industrie 1< I primordial est toujours la série
ou division trinaire : ainsi, qu'on opère sur des bambins, wr des s, on doil toujours les distinguer en trois de- . les hauts, les moyens el les bat , distinction que nous avons vue appliquée même aux poupons et aux pouparts, pour les âges, soit pour les caractères. Plus on forme d< plus le mécanisme est facile. La série à quatre divisions n'est pas moins parfaite qu'a ti
On applique d'aboi te échelle aux instituteurs; formant pour la basse enfance une série quaternaire, bonnins et bonnmes , mentorins et mentorines. Aucun de ces précepteurs n'exerce sur tous les caractères indifféremment : chacun d'eux se fixe aux caries d'enfant qui lui conviennent , soit par les passions déjà apparentes, soit par les penchants industriels. Chaque instituteur, dans le choix desenfants à régir, consulte ses sympathies; aucun ne se chargerait comme en civilisation d'un1 cohue d'enfants confusément assortis. L'enfant, de sou côté, consulte aussi tffinités dans le choix ^^ instituteurs , le régime de l'attraction réciproque devant s'établir en éducation comme partout ; il n\ existerait plus du moment où on adopterait la confusion civile ne traiterai pasdes procédés qu'emploient les mentorins pour distinguer les caractères et les tempéraments ; cette branche d'éducation ne sera pas praticable dans les débuts. D'ailleurs, avant d'en parler . il faudrait donner connaissance du clavier général <]o> caractèi \ ■ tion
La phalange d'essai manquera d'officiers experts en ce au lieu de - ii ibi es à discerner le naturel des enfants, donner mur- a leurs peu. liant-, elle n'aura que de- esprits faussés par la morale, excitant l'enfant a réprimer l'attraction, à mépriser les i ii lie - p Tfides, .1 etc. n » (él-
isions, nommées aujoui ITiui talaes doctrine* t ronl inadmissibles dans un ordre où il faudra excilei l'enfant au raffinement des passions dès l'âge d< . car on ne peut dis* ner ni -on tempérament ni - . tant qui! n'a pas goûts prononcés et cabalistiques sur i travaux et des comestibles
NOTICE V. — CHVPITRE XX. 103
La fonction des bonnins et bonnines , l'art de faire éclore les vocations . s'exerce encore sur les bambins comme sur les lutins, car il est beaucoup d'industries hors de !a portée d'un lutin et sur lesquelles on n'a pas pu mettre ses penchants à l'épreuve ; il est des branches de travail qu'il ne pourra aborder qu'à 10 ans , d'autres à 15 : jusqu'à ce qu'il soit parvenu aux chérubins où l'émulation seule suffira à le guider, il faut lui appliquer les méthodes d'éclosion artificielle. Ce sujet nous conduit à parler gtmblettes Itarmoniques, sorte d'amorce industrielle qu'on emploie avec les lutins et bambins : un exemple en va faire coure l'usage.
Nisus et Euryale touchent à 1 'âge de 3 ans et sont impatients
d'être admis parmi les bambins qui ont de beaux costumes ,
ix panaches, et une place à la parade sansy figurer aetive-
: rif. Pour être admis à cette tribu , il faut donner des preuves
u dextérité en divers genres d'industrie . et ils y travaillent ar-
mment.
deux lutins sont encore trop petits pour s'entremettre au travail des jardins. Cependant , un matin, le bonnin Hilarion les conduit au centre des jardins , au milieu d'une troupe nombreuse de bambins et chérubins qui viennent de faire une cueillette de légumes . L'on en charge douze petits chars attelés chacun d'un chien. Dans cette troupe figurent d^nix amis de Nisus et Euryale, deux ex-lutins admis depuis peu aux bambins.
Nisus et Euryale voudraient s'entremettre avec les bambins ; on les dédaigne en leur disant qu'ils ne sauront rien faire, et pour essai on donne à l'un d'eux un chien à atteler, à l'autre do* peti tes rares à lier en botte ; ils n'en peuvent fias venir à bout, et les bambins les congédient sans pitié, car les enfants sont très-sévères entre eux sur la perfection du travail. Leur manière est l'opposé de celle des pères qui ne savent que flagorner l'enfant maladroit, sous prétexte qu'il est trop petit.
Nisu-et Euryale congédiés reviennent tout chagrin- vers le bon- Hilarion qui leur promet que sous trois jours ils seront admis >"i!s veulent s'exercer à l'attelage. Ensuite on voit défiler ce beau convoi de petits chars élégants : I"S chérubins et bambins . après le travail achevé, ont pris leurs ceintures et panaches; ils partent avec tambours et fanfare , chantant l'hymne autour du drapeau. t Euryale, dédaignés par cette brillante compagnie, remontent en pleurant dans le cabriolet du bonnin; à peine sont-ils
1 9 i N III. — ÉDUCATION
arrivés , qu'Hilarion 1 ait au magasin des gimbl - harmo-
niques ,leur d chien de bois, leur ens l'atteler
à un petit ( i. te il leur apporte un panier
ignons de nd à en former des ]
et leur pi >ndr i pareille leçon le lendemain : il les
mule ;i venger l'affront qu'ils i ju, et leur fait espérer d admis bientôt aux réun • bambins.
Ensuite les deux lutins [uelque auti
ei remisa un autre bonnin par Bilarioo qui a terminé . i\ -.i faction de deux heu
l - nuit empress - r le bonnin Hilarion,
répéter avec lui la leçon trois jours de pareille
étude, il les conduira au de la cueillette
ils sauront s'y rendre utiles, et on ittra au
de ii" ices lanls. Au retour, a huit le iiresdu matin. fera l'insigne honn >ur de les inviter àdéj -un m- avec les bambins.
C'est ainsi que la fréquentation (l'une masse d'enfants aura entraîné au bien deux enfants pins petits qui, en civilisation, ne suivraient leurs aînés que pour faire le mal avec eux, briser, arrache T-
Remarquons ici l'emploi fructueux des gimblettes une
aujourd'hui à l'enfant un chariot, un tambour qui BOTOnt mi pièces le jour même et qui, dans tous les cas. ne lui cune utilité La phalange lui fournira tout imbletti
diverses grandeurs, mais toujours dans des circonstances où elles
ut employées à l'instruction. S'il prend un lamooui
pour se faire admettre parmi 1 b luis tambours, enfants qui
rent déjà en chorégraphie : je prouverai de même que les
blettes féminines, poupées et autres, seront utilisées i lie; .
imme le chariot et le tambour chez les petits
Des critiques .liront que le menu service des douze petit n légumes serait fait plus économiquement par un grand du
ai§; mais pour cette \ momie, on perdrait 1
familiariser de bonni b l'enfant à la dextérité dans les travaux agricoles, charg nient, attelage et conduite, puis 1 bien plus précieux d aux enfants des inti igues sur les cul-
UireS auxquelles il- auront qui
le- passionneront peu a p.-u pour l'ensemble de l'agriCUltUJrt I
Mttil une bien t mie que den<
d'Attraction industrielle, et les moyens de faire éelore les voca-
: épargne aussi désastreuse que la concurrence réductive du salaire, qui réduit les ouvriers en victimes de naumachie, s'entretuant politiquement pour se disputer le travail.
Un stimulant qu'on ne peut pas faire valoir en civilisation et qui est décisif en régime sociétaire , c'est la précocité de certains enfants. Dans toutes les catégories il s'en trouve de précoces d'esprit ou de corps. J'en ai vu un qui , à dix-huit mois, valait en l'un et l'autre genre les enfants de trois ans. Ces précoces montent en grade avant le temps ; c'est un sujet de jalousi d émulation pour leurs pareils, dont ils ont quitté la compagnie. La civilisation ne peut tirer aucun moyen émulatif de cette précocité que l'harmonie utilise en matériel et en intellectuel. L'ascension prématurée d'un enfant fait une vive impression sur les plus habiles de la tribu qu'il abandonne ; ils redoublent d'efforts pour l'égaler, se présenter bientôt aux examens d'ascension. Cette impulsion se communique plus ou moins aux inférieurs, et 1 e- •ducation marche d'elle-même par tous ces petits ressorts dont la civilisation ne peut faire aucun emploi, parce que ni l'industrie, ni les études ne sont attrayantes hors dos Séries passionnées.
L'état sociétaire peu! seul présentera l'enfant, dans toutes les branches d'industrie , un matériel échelonné qui fait le charme du bas âge, conme sera une échelle de chariots , bêches et outils en sepirgrandeurs différentes, appliquées aux sept corporations de lutins , bambins, chérubins, séraphins , lycéens, gymnasienset jouvenceaux. Les outils tranchants, haches, rabots, ne sont pas encore livrés aux lutins et bambins.
C'est principalement par emploi de cette échelle qu'on tire parti de la singerie ou manie imitative qui domine chez les enfants ; et pour renforcer cet appât , on subdivise les diverses machines en sous-échelons. Tel outil, à l'usage des lutins, -' enc de trois dimensions adapt ;es aux trois ca - de hauts lutins,
mi-lutins et bas lutins; c'esl à quoi devront veiller ceux qui feront I paratifs de la phalange d' ssai .
On emploie de même cette échelle dans les gra l< in qui sont de plusieurs degrés , aspirant , néophyte . bachelier , licencié, officiera divers.
Dans tout travail, ne fût-ce que l'assemblage des allumettes,
on établit cette échelle de signes distinetife, afin que
mt puisse décheoir on s'élever d'un degré selon Bon mérite.
4 96 SECTION III. — BDW kTIOS ! \ !" '• l.
Lee enfanta harmoniensont le nu le goût des! i titres pompeux, - -on? en t.-in-
etc. : un enfant de trois ans, baul lutin, n déjà pour le m une ringtaine de dignités et décorations . comme celles de I encié au groupe des allumer r
- la, • Avec ornements indicatifs < - as.
I , avec beaucoup de pompe dans les dèstribul
.1 ont lieu aux parades.
L'impatience d'admission à ces dign maux échelons
moyen et haut <lc chaque chœur, est un grand stimulant pour les enfants, cel âge étant peu distrait par l'intérêt, point par
est tout à l'ambition ifant brûle oV
lever de tribu en tribu, d'échelon en échelon, toujours empi « de devan :er l'âge, s'il n'était contenu par la sévérité deseï
laque tribu en laisse le choix au récipiend car il est indiflerentque l'enfant prenne parti peau groupes industriels chapitre XIX , il doit seulement mire pi
tain nombre ipes qu
:*eant, attestent par le fait sa dextéril inatruction
- S nt expérimentait'-, et nulle protection M pourrait les
obtenir, puisqu'il faut opérer et figurer adroitement dans (bocl Les - d'enfants étant leilleux,
aucun d'eux n'admettrait un postulant qui pourrait exposer le groupe aux railleries dans les rivalités avec les phalan
j(. cite pie une bambine de quatre ans et demi, ;
tulant l'admission au chœur de chérubines. Elle sul a .1 peu près