NOTICE V. — CONCLUSIONS
La morale veut que, dans ce ménage de famille, le père se complaise à entendre le vacarme perpétuel de marmots qui le privent de sommeil et troublent son travail. La nature veut au contraire que l'homme, pauvre comme riche, soit délivré de ce charivari moral et que, rendu à sa dignité, il puisse reléguer en local éloigné cette diabolique engeance, placer les enfants en lieu où ils soient sainement et agréablement tenus, selon la méthode sociétaire qui assure le repos des pères, des mères et des enfants ; ils - nt tous harcelés par le régime civilisé nommé doux ménage, véritable enfer pour le peuple, quand il n'a ni appartement séparé pour les marmots, ni argent pour subvenir à leurs besoins.
La morale veut que la mère allaite son enfant , précepte inutile avec les mères pauvres qui forment les sept huitièmes : loin d'avoir de quoi payer une nourrice, elles cherchent des nourrissons payants. Quant aux mures fortunées, en nombre de un huitième, il faudrait leur interdire cette fonction, car elles sont assassines de l'enfant. Par désœuvrement, elles s étudient à lui créer mille fantaisies nuisibles, qui sont un poison lent et tuent la plupart des enfants riches.
On s'étonne sans cesse que la mort enlève le fils unique d'une opulente maison , tandis qu'elle épargne dans les chaumières de misérables enfants privés de pain ; ces marmots de village ont uno garantie de santé dans la pauvreté de leur mère qui , obligée d'aller au travail des champs, n'a pas le temps de s'occuper de leurs fantaisies, et encore moins de leur en créer, comme le fait la dame du château. Ainsi J.-J. Rousseau en croyant rappeler les mères aux tendres sentiments de la tendre morale, a fait naître la mode d'allaitement chez la classe de femmes qu'il fallait en exclure ; car dans cette classe riche elles manquent pour l'ordinaire , ou de la santé néces ai du caractère froid et prudent qui serait un préservatif de mal pour la mère et l'enfant.
La moral'1 défend au père de gâter l'enfant : c'est au contraire
la seule fonction réservée au péri infant étant suffisamment
critiqué et remontré en régime sociétaire} groupes qu'il
fréquente IV, 30 à 38;, ou - -■ très-petit, par [< s 1 onnes qui le
; au séristère du bas âg
La morale veut que le] instituteur nature] de l'enfant ;
un soin dont la nature l'exclut et qu'i aux l»on-
nins et mentorins, - formés pour cette fonction par l'instinct et l'es «itif.
20i SECT10.1 m. — KDU< \n<».\ il vu m »mi.\ i
La morale veut qu'on place autour de L'enfant une demidouzaine d'aïeules et tante- , Meurs el cousines, mères pour lui créer des fantaisies qui nuisent à sa santé et lui fausser l'oreille par la musique française. La nature veut qu'un n'emploie pas le vingtième de cet attirail pour tenir l'en ment et sainement, dans un séristè assorti a tou.-> les instincts du premier ,
La morale veul que l'enfant soitélevé, dèsle l-< - à méprîtes richesses et estimer les marchands; la nature veùl traire que l'enfant soit élevé de bonne heure à estimer l'a
situer à en acquérir par la pratique de la vérité qui, en civilisation, ne peut pas conduire aux richesses, el qui est incompatible avec le commerce inverse ou méthode actuelle.
La morale veut qu'on ne permette aux enfants aucun raffinement, surtout en gourmandise, el qu'ils mangent indifféreu tout ce qu'on leur présente. La nature veul qu'on les è\è\ exigences gastronomiques, aux finesses de cet art qui, en harmonie . de\ ient moyen direct de les passionner pour l'agi iculture.