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CHAPITRE XXI

Des petites Hordes.

- d'abord leurs attributions et leurs vertus civiques.

ces vertus sembleront colossales, plus il sera intéressant.

miner par quels ressorts l'attraction peut obtenir ces efforts

:eux que la civilisation n'ose pas même rêver, malgré son

hant pour 1 s chimères morales et philanthn

tites 1 des ont rang de milice de Dieu ice d'u-

istrielle : à ce titre, elles doivent être les - à la

partout où l'unité serait en danger ; et l'on verra en cin-

our le soutien de l'unité, elles doivent s'empa-

branches d'industrie qui, par excès de répugnance,

raient à rétablir des i le salariés et de { os kiai-

ces travaux elles se divisent en trois corps: ,"ix fonctions immondes, curag< - g

te.; le deuxième affecté aux traux, à la poursuite des repli!

participant do l'un et de i'autr . nn

doit a nains !< ul

BEI riOJi III. — EDUCATION II AIOIomkxnf.

Elles ont, parmi leur- attributions, l'entretien journaliej I -

grandes roulis en svperficfe : c'est à l'amour-propre des petites

hordes que l'harmonie sera redevable d'avoir, par toute la taire,

de grands chemins plus somptueux que les allées d< nos parter-

lea ro ites garnies d'arbustes, el même de fleurs en lointain.

Si une route de poste essuie le moindre dommage, l'aiarm a l'instant sonnée; les petites hordes vont faire une réparation provisoire el arborer le pa\ illon d'accident, de peur que le dommage, étanl aperçu par quelques voyageurs, ne donne lieu d'accuseï le canton d'avoir une mauvaise horde, reproche qu'il encourrait de même, si on trouvait un reptile malfaisant, une bourse de chenilles, ou si l'on entendait un croassemcnl do crapauds à la proximité de grands chemins: cette immondicitc ferai! dédaigner la phalange et baisser le prû

Quoique le travail des petites hordes soit le plus difficile, par défaut d'attraction directe 1 10 . elles son! de toutes les séries la moins rétribuée; elle- n'accepteraient rien s'il était décenl ei sociation de n'accepter aucun loi : elles ne prennent que le moindre, ce qui n'empêche pasque chacun de leurs membres ne puisse gagner les premiers lots dans d'autres emplois ; mais à Utre de prégation de philanthropie unitaire, elles on! pour statul le dévouemenl aussi gratuil que possible.

Pour donner de l'éclal à ce dévouement, on laisse aux petites bordes la (acuité quoiqu'elles soienl composées d'enfants mineurs) de sacrifier dès l'âge de 9 ans un huitième de leur fortune au Bei \ ice de D'au ou de TUnitéx mots s) nonymes, pu l'unité ou harmonie est l<i but de Dieu. Ainsi roulant qui Bède 80 mille francs, dent il ne peut disposer qji'à l'àg ! de majorité, a le droit d'en distraire 10 mille dès l'âge de pour erserau trésor des petites hordes s'il en est membre. En era-t-il pas aisé aux enfants riches d'obtenir cette faveur, malgré L'oBre de belles sommes qui, en civilisation, seraient un de brillant accueil.

\ i,i - ance de répartition, les petites hordes font apporter leur trésor an nature; et si quelque série se plaint d'ui proportionnelle de lui» au 200 louis , le Petit Kan porte une corbeille de 100 louis devant !«•> chefs de (rite série. Bile doit l'accepter; on la refusant «die outragerait l'opinion qui a décidé d'avance que la milice de Dieu a \e droit de lacrifiei

tortimo pour \e BOUtieo de l'unité, pour la i. -p. nation des fautos

qu'ont pu commettre les jugements des hommes. C'est pour cette série un affront, un avis de mieux s'organiser une autre année, mieux distribuer son assortiment de caractères et de rivalités, de aianière qu'il ne s'élève, à la séance de répartition, aucun débat capable de compromettre l'unité. Une phalange qui passerait pour être sujette aux mésintelligences dans L'instant décisif, au jou de la répartition, serait décréditée dans l'opinion, comme faussée en échelle de caractères: ses actions tomberaient; on s'en déferait promptement, parce qu'on sait en harmonie que le matériel ou industrie périclite si le passionnel est en discorde , et que le passionnel est de même en danger si le matériel n'est pas satisfait.

Les petites hordes étant le foyer de toutes les vertus civiqui -. elles doivent employer au bonheur de la société l'abnégation de soi-même, recommandée par le christianisme, et le mépris des richesses recommandé par la philosophie : elles doivent réunii et pratiquer toutes les sortes de vertus rêvées et simulées en civilisation. Conservatrices de l'honneur social, elles doivent écraser la tète du serpent au physique et au moral ; tout en purgeant les

unpagnes de reptiles, elles purgent la société d'un venin pire que celui de la vipère ; elles étouffent , par leurs trésors, toute rixe de cupidité qui pourrait troubler la concorde; et par leurs travaux immondes elles étouffent l'orgueil qui, en déconsidérant une classe d'industrieux, tendrait à ramener l'esprit de caste, altérer l'amitié générale, et empêcher la fusion des classes; elle est l'une des bases du mécanisme sociétaire fondé sur

L'Attraction industrielle, la répartition équilibrée;

La fusion des classes, l'équilibre de population.

11 semblera que pour obtenir de l'enfance des prodiges de vertu, il faille recourir à des moyens surnaturels, connue font dos monastères qui. par des noviciats très-austères, habituent le néophyte à l'abnégation de soi-même; on suivra une marche tout opposée, on n'emploiera avec les petites hordes que l'amorce du plaisir.

Analysons les ressorts de leurs vertus : ils sont au nombre quatre, tous réprouvés parla morale: ce son! les goûts de saleté, jueil, d'impudence et d'insubordination. C'esl en s'adonnant I ces prétendus vices, que ler> petites hordes s'élèvent à la prati-

te de toutes les vertus. Examinons, <>\\ nous aidant d'un indice.

J'ai dit que la théorie d'attraction doit ^<i bornera utiliser les

210 SECTION III. — ÉDUCATION nvnMONIEXNE.

rions telles que Dieu les donni\ et sans y rien changer. A l'appui do ce principe, j'ai justifié la nature sur plusieurs attrac- 3 du l»a- âge qui nous semblent \ i< ieuse-: telles sont la cu~ rtosttée\ l'inconstance : eHes ont pour but d'attirer l'enfant dans une feule de séris s. Le pen-

chant à fréquenter les polissons plus âgés ; '- [u'ildoît

\ oir en harmonie Pimpulsion nt à l'industrie,

(toncorporal tant, n ance au père et

précepteur \ ce ne sont pas eux qui doivent l'élever: ationdoit être faite par les rivalités cabal Ainsi toutes les

enfan haute enfan l'on y applique

en S

du premi n ntrafnera une horde aux

travaux répugnants: il faudra l'y amener par itéra

la suprématie de r.

lites

mée industrielle campagn

a (eut travail d'Unité : i ' nt à

l'an,. Les t fait le

du travail; el les i etites hoi filanl sur î^ f

■. fournissent lu premièi de l'ar-

: elles J

nombreux travaux.

Elles oui le itres troupes; et

matinal, le commandement est dévolue l'un

laires . le lendemain . lité, on

ie dépari a la parade, el I <;>.i la comi '1 a

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I distinct fiant nc-

NfOTiCE VF. — CHAPITRE XXÏ. 214

de gloire; c'est pour cela qu'on favorise leurs goûts d'orgueil, d'impudence et d'insubordination.

Elles ont leur argot, ou langage de cabale, et leur petite artillerie : elles ont aussi leurs druides et druidesses qui sont des acolvtes choisis parmi les personnes âgées, conservant du goût pour les fonctions immondes, et à qui ce service vaut de nombreux avantages.

La méthode à suivre avec les petites hordes est d'utiliser leur fougue de saleté, mais non pas de Vuser par des travaux fatigants. Pour ne point user cette fougue on l'emploie gaiment, honorifiquement et en courtes séances; par exemple :

S'il s'agit d'un travail très-immonde , on rassemble les hordes de quatre ou cinq phalanges vicinales ; elles viennent assister au délité ou repas matinal servi à 4 heures 3/i; puis après l'hymne religieux , à 5 heures, et la parade des groupes qui vont au travail , on sonne la charge des petites hordes par un tintamarre de tocsin, carillons, tambours, trompettes, hurlements de dogues et mugissements do bœufs : alors les hordes, conduites par leurs kans et leurs druides, s'élancent à grands cris, passant au-devant du sacerdoce qui les asperge ; elles courent frénétiquement au travail qui est exécuté comme œuvre pie, acte de charité envers la phalange, service de Dieu et de l'unité.

L'ouvrage terminé, elles passent aux ablutions et à la toilette; puis, se dispersant jusqu'à huit heures dans les jardins et ateliers, (.■lies reviennent as-ister triomphalement au déjeûné. Là, chaque horde reçoit une couronne de chêne qu'on attache à son drapeau; et, après le déjeuné, elles remontent à cheval et retournent dans leurs phalanges respectives.

Elles doivent être affiliées au sacerdoce à titre de confrérie religieuse, el porter dans l'exercice de leurs fonctions un signe religieux sur leurs habits, croix ou autre emblème. Parmi leurs stimulants industriels, on ne doit pas négliger l'esprit religieux, mobile très-puissant sur les enfants pour exciter le dévouement.

Après les avoir électrisés corporativement dans des fonctions difficiles, il sera bien aisé de les façonner aux emplois habituels immonde dan.- les appartements, les boucheries, cuisines, établef, buanderies; elles son! toujours sur pied à trois heures du matin, prenant l'initiative du travail dans la phalange comme a L'armi

Elles on' la haute police du rogne animal, veillant dans les

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