‹ Œuvres complètesChapitre 190 sur 276 · Simplisme d'action. — \. Vice de forme · texte numérisé non relu

Simplisme d'action. — \. Vice de forme

... Vbsence d'nttraclion matérielle.

4# Contre-sens de marche : elle place la théorie avant la

pratique; tous les systèmes civilisés tombent dans cette erreur: ne sachant pas amorcer l'enfant au travail , ils sont obligés de le laisser en vacance jusqu'à G ou 7 ans, âge qu'il aurait dû employer à devenir un habile praticien ; puis à 7 ans, ils veulent l'initier à la théorie, aux études, à des connaissances dont rien n'a éveillé en lui le désir. Ce désir ne peut manquer de nai- Ue chez l'enfant harmonien qui, à 7 ans, pratique déjà une trentaine de métiers différents, et éprouve le besoin de s'étayor de l'étude des sciences exactes. Voilà l'éducation civilisée en contre-sens de marche, plaçant la théorie avant la pratique, vrai monde à rebours comme tout le système dont elle fait partie.

2° Simplisme d'action. L'enfant est limité à un seul travail qui est d'étudier, pâlir sur le rudiment et la grammaire, matin et soir, pendant 10 à II mois de l'année, peut-il manquer de prendre les études en aversion ? c'est de quoi rebuter ceux mômes qui ont l'inclination studieuse. L'enfant a besoin d'aller dans la belle saison travailler aux jardins, aux bois, aux prairies; il ne doit étudier qu'aux jours de pluie et de moite-saison, encore doit-il varier ses études. Il n'y a point d'unité d'action là où il y a simplicité de fonction.

Une société qui commet la faute d'emprisonner les pères dans des bureaux, peut bien y ajouter la sottise de renfermer l'enfant toute l'année dans un pensionnat où il est aussi ennuyé de l'étude que des maîtres. Si nos fai-mrs de systèmes connaissaient ■ ns, je leur demanderais comment cet assujétissement des itsà la réclusion, à \&soliié d'emploi, peut s'accorder avec passions dites Papillonne 61 Composite (chap. V)? Nos autours politiques et moraux parlent sans cesse de la nature et ne veulent pas ia consulter un instant : qu'ils observent les enfants amenés on vacances, lorsqu'au nombre d'une demi-douzaine, et revêtus de blouses, ils vont se rouler sur le foin, s'entremettre raement aux vendanges, aux cueillettes de noix, de fruits, aux chasses d'oiseaux, etc.; qu'on e.-saie en pareil moment d'offrir à m enfants d'étudier le rudiment, et on pourra jui;er si la re de l'enfant est d'être enfermé tout le jour pendant la belle avec un entourage de livres et de pédants.

On réplique : se faut-il pas qu'ils étudient dans le jeune è - ■ rendre dignes du beau nom d'hommes libres, dignes du 0 et <!<> la charte? Eh : quand ils étudieront par attrae-

220 MECTION III. — BDU< mion HAUIOXIEXXE.

lion el rivalités cabalistiques, ils on apprendront plus

çons d'hiver, bornées à deui heure- de séance, qu'en trois i

l journées qu'on leur fait ; lans la réclusion non

pensionnai.

3° Vice de fond dans remploi de la contrainte. L'enfant en -

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ï fouets, des paleM s rie cuir. Depuis no demi-s seulement, la - ience, confuse do cet odi ftème, acbe

a le farder par des procé . - îns acei I quer l'ennui des enfants aux écoles, à un simulacre

lation cb ■■. os, el d'affection pour les maitn s; c'«

qu'elle a entrevu ce qui devrait être . mais elle n'a trouve a moyen «le l'établir.

L'accord affectueux des maîtres et élèves ne peut naître dans le cas d'instruction sollicitée comme faotur : < n'aura jamais lieu en civilisation où toul renseignement est fi parle contre-sens de placer la théorie avant la pratiqui l'action simpl p >tuité d'éti

On trouve quelques enfant-, tout au plus un builièi ceptent l'instruction a ilité, maisqui ne l'on! pas sollicita

ira concluent de là que 1 s sept builiè argumenter sur puons pi ises ;•• ur :

a habituelle chez tous I e chantres de perfectibilité. 1 dans toutes les classes un huitième d'exception qui dén habitudes générales, et qu'on peut aisément ployer a de non.. mœurs; mai- le changement n'est réel qu'autant qu'il s'a| , .i la grande majorité, aui sept huitièmes, et c'est ce mie pas d ■ mes; j'ai observé qu'ils n'amènent l'élève qu'à eeptere\ aon pas sollicita- 1 mont. Quant aux sej thi

mes d'enfants formant la majorité, ils sont ce qu'ils ont et temps, fott ennuyés de l'école et n'aspirant qu'a en < .l'ai vu et questionné des enfants do écoles célèl

comme o P ilozxiet autre.-, je n'ai trouvé en oui

ucianec pour 1 1 et les mattn

, / m • té forint . m tliodc e\. lusive, 0] f.omme si leuis caracti m-- fiaient tOUS Ul

l'ai décrit l\ une série de neuf méthodes aux

M pourrait en ajouter bien d'au u i iitcs sont bonnes, pourvu qu'elles -s mpathisenl avec le carai 1ère de l'élève . et ce :

pas trop d'une série de neuf ou douze méthodes sur lesquelles un enfant aurait l'option.

J'ai fait observer (tom. IV, 281) que d'Alembert fut raillé lorsqu'il osa pro; oser, en étude de l'histoire, la synthèse inverse qui procède à contre-sens de l'échelle chronologique; elle remonte du présent au passé, par opposition à la synthèse directe qui va du passe au présent. On reprocha à d'Alembert de vouloir détruire le charme de l histoire et porter la sécheresse mathématique dans les méthodes d'enseignement : étrange sophisme ! Aucune des méthodes ne porte la sécheresse ; elles sont toutes fécondes, sauf application aux caractères faits pour les goûter. Si on ne présente pas aux enfants une série de méthodes à choix, beaucoup de caractères ne pourront pas prendre goût à l'étude. Les contrastes seraient fort goûtés : au livre adulateur, intitule Beautés de l'histoire de France, qu'on oppose en parallèle un écrit sincère sur les duperies de la politique française, même sous Louis XIV et Bonaparte, deux règnes =i homogènes; on verra l'étude des duperies séduire dix fois plus que celles des prétendues beautés.

J'ai donné sur l'enseignementharmonien, troischapitres^tomelf. 272 à 302) ; on peut les consulter pour la marche à suivre dans la phalange d'essai, où il faudra tenter l'approximation des méthodes concurrentes, malgré l'impossibilité de les employer pleinement au début.

5° absence de ressorts en attraction matérielle. On a vu plus haut que nos méthodes manquent du ressort affectueux ou spirituel; elles manquent de même des ressorts d'attrait matériel, l'opéra et la gourmandise appliquée.

L'opéra forme l'enfant à l'unité mesurée qui devient pour lui source de bénéfice et gage de santé ; il est donc la voie des deux luxes interne et externe, qui sont premier but en attraction ; il entraîne les enfants, dès le plus bas âge, à tous les exercices gymnastiques et chorégraphiques. L'attraction les y pousse fortement. c'est là qu'ils acquièrent la dextérité nécessaire dans les travaux des Séries passionnées, où tout doit s'exécuter avec l'aplomb, la mesure et l'unité qu'on voit régner à l'opéra ; il tient donc le premier rang parmi les ressorts d'éducation pratique du bas âge.

Sous le nom d'opéra je comprends tous les exercice- chorégraphiques, même ceux du fusil et de l'encensoir. Les enfants sociétaires enchériront beaucoup sur nos manœuvres en ce génie.

ZÎS TION m. — BDtH \T! 0?i IIARMON1ENXE.

lus élémentaires, telle que la série de combinés; ; mple, «-linqu»-» phalange forme pour le ser-

divin, un corps de 1 i i figurants à pas gradués, savoir :

TDURIFÉRAIBB8. Mi.ir.iMi- PAS.

Gymnai eones, 24. T.c coupé.

2<». I > ■■•'■• ON - . Le mi-plein.

1G. Sérapbinei, 16. / pfeâfe

' ul-ins, Chérubin- ~ . 12. f.c doublé.

libre de douze douzaines convenant merveilleusement a ".a variété d'évolutions, la procession religieuse sera beaucoup phis pompeuse dan? on canton d'harmonie que dans nos grandes capitales où elle est fort mesquine, surtout à Paris.

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