‹ Œuvres complètesChapitre 199 sur 276 · RESUME DE LA THEORIE EXPOSEE · texte numérisé non relu

RESUME DE LA THEORIE EXPOSEE

9000 pères frustrés de la réalité de progéniture et chargés des enfants d'autrui, après abandon des leurs. - >i° Age avancé. Les vieillards, après l'âge d'amour, conçoivent le plaisant projet de se concentrer dans les affections familiales au sein de leurs tendres enfants et neveux élevés selon les saines doctrines; ils ne trouvent en ce genre d'affection que duperie et simulacre de réciprocité. C'est leur fortune qu'on considère et non pas eux. Pour s'en convaincre, il faudrait qu'ils parvinssent à s'introduire dans les réunions secrètes où les amants et maîtresses glosent sur les parents; ils s'y verraient traités comme des Harpagons ridicules ou dos Argus incommodes; ils entendraient le comité galant accélérer par ses vœux l'instant où on pourra jouir d'une fortune dont ils ne savent pas jouir, si l'on en croit la jeunesse.

On va répondre que les familles honorables sont ta l'abri de ces orgies s crêtes: oui, tant que la contrainte y règne; mais dès que les pères et les Argus sont morts ou absents, l'orgie s'établit à l'instant, et souvent même du vivant des pères; car les jeunes gens persuadent au père qu'ils ne viennent point pour séduire les demoiselles, qu'ils sont de vrais amis de la charte et de la morale; d'autre part ils persuadent à la mère qu'elle est aussi jeune que ses filles, cela est quelquefois vrai. A l'appui de ces deux arguments, ils organisent dans la maison une orgie masquée. Le entrevoit la manigance, il essaie de regimber; mais sa femme lui prouve qu'il n'a pas le sens commun, il finit par se taire.

Et lors même que les pères savent éviter ee Irébucbet, ne tombent-ils pas dans vingt autres disgrâces, dans un cercle vicieux de sottises morales ? Ici c'est une fille obéissante, une victime qui tombe malade et meurt par besoin d'un lien que la nature exige ; h) c'est un enlèvement ou une grossesse qui déjoue tous les calculs ■ 3 pmrnls; ailleurs c'est une séquelle de filles sans dot, que te père porte sur les épaules; pour s'tui débarrasser, il ferai yeux sur les allures des plus belles, afin qu'elles en unissent de lui demander de l'argent pour leurs chiffons; il jette les moins belles dans une prison perpétuelle en leur disant qu'elles seront bien heureuses, qu'elles seront avec Dieu. Plus loin c'est un muriage d'attrape qui ramené à la charge du père une lille • jeune famille ruinée; il croyait avoir placé un enfant, c'est tout le contraire, il en a une demi-douzaine de plus.

On citerait par centaine ces disgrâces paternelle- et conjugales

SrXTiON III. ÊD1 [l\It.MOMi:\\K.

■ ■/. [11,60 et 96), auxquelles la morale, toujours gas quelques exceptions, quelques ménages heureux

iver que le bonheur pourrait exister, mais que l*immense majorité des ménagea en est privée dans l'état civilisé :

nme les enfant- y sont en fausse position, le boi dre n \ repose que sur une contrainte plu- ou moins masqué ntrainte - - réduit à un simulacn

- Les pères n'obtiendront la réalité que dans un ordre < . ■ au vœu de la nature donl les moralistes n'ont jama aucune étude eu amour; voici un exemple récent de leurs ur celte passion.

On vantait beaucoup un pensionnat dTTverdun en Suiss on promettait des merveilles, parce qu'il était dirigé par le céJ m •/./.! aidé du célèbre Kausi et du célèbre Buas, qui \ aient les jeunes gens d'un et d'autre sexe selon la méti fiiitive. Il arriva que cette jeunesse, peu satisfaite de la métl intuitive, y joignit en secret la métl* - nsUiix ; delà i un galimatias épouvantable, quantité de demoiselles enceintes lait des maîtres d'études ou des jeunes élèves, au grand désapj lement des trois mail i qui, dans leurs subtilités intui-

. avaient oublié de porter en compte las intuitions amoui Ainsi les passions que la philosophie croit supprimer, viennent inopinément suppri mer les systèmes de la pauvre phil - !.••. demoiselles, qui n'étaient pas enceintes n'en furent ns suspe avoii essayé la méthode sensitiv€ plus |

demmenl que leurs camarades; il fallut congédier toute oetfc

le nouvelles II éloïses amoureuses de leurs précepteurs. I qu'on ^eiit se rapprocher de la liberté, soit en amour. -

ion, l'on tombe dans un abime de sottis liberté n'est faite que pour le régime des Séries passionna s

raie n'a aucune notion. Vssurément la liberté i ^enre humain, mais avant d'en faire aucun essai, ni en méi

ni en éducation, il faut connaître le mécanisme l ' ■ .

a opposeï aux abus de liberté. Jusque-là l'esprit humain • les ténèbres, ivateurs tombant de Charybde en Scyll

cela est asx-7. prouvé par les essais politiques des révolution moraux l i >wen et autn

(i) Je ne eonniissilfl pas m d fnouement en 1833, lorsque J'éci

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