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RÉSUMÉ DE LA THÉORIE EXPOSÉE

régime coercitif des civilisés? Que l'essor secret et illégal de l'amour est sept fois plus étendu que l'essor légal, dont je distrais les mariages spéculatifs ou forcés qui ne sont pas liens d'amour. Est-ce un ordre sensé, naturel, que celui où la contravention est septuple de l'essor licite? Et lorsque les moralistes choisissent un tel régime pour voie de sagesse, comment osent— ils se vanter d'étudier la nature, d'être amis de la nature ?

Ils ont organisé l'amour de manière qu'il détourne du travail et des études; il n'excite ta jeunesse qu'à l'indolence, à la frivolité, aux folles dépenses. Les premières amours des harmoniens redoubleront l'émulation à la culture et à l'étude. ( Voyez chapitre wvin .

Quant aux harmonies de famille auxquelles ils veulent nous amener, sans eonnaitre celles d'amour qui en sont inséparables, je leur répondrai dans la section des équilibres, en décrivant des séries de familisme ou harmonie familiale IV . U i . qui doit s'étendre à la domestiei! é IV. 392 . Tune des sources de disgrâce dont se plaignent les familles civilisées. On peut voir aux articles 111. 60 et 96, combien ces familles sont loin du bonheur défini IV, 537Ï.

l'ai rempli dans cet article une tâche importante, en rappelant au lecteur que sur tous les problèmes d'harmonie sociale, il n'est qu'un procédé à suivre, c'est la formation des séries selon les coud \ posées plus haut. Si je m'écartais de cette méthode,

mes dispositions tomberaient dans l'arbitraire et l'esprit .de - 5leme; qu'on me prouve que je m'en écarte en quelque point, et l'on sera fondé à critiquer et corriger ma théorie; mais que tracteur osera tenter pareille réfutation?

On peut déjà faire le parallèle de ma méthode et des leurs : ils ne savent et ne peuvent procéder que par la contrainte; il n'ont aucune idée de la voie naturelle ou attraction. Veulent-ils former (1rs filles chastes, des vestales, ils emploient les duègnes, les moles verroux, les bourreaux dans l'antiquité, les brasiers d enfer dans l'âge moderne. QueU moyens ai— je emplo] es ". La li- U rté, l'honneur, le charme, l'appât de la gloire e< des grandeurs, -tractions d'une vie active et intriguée.

il en >era de même sur toutes les phases de la vie; ma théorie n'emploiera que des ressorts nobles pour conduire à la vertu et à la vérité. Les philosophes civilisés ne veulent et ne peuvent 1 oyer que la contrainte et la fourberie mercantile. ||g parlent

i i SECTION III. — ÉDUCATION IIARM J.MENNE.

sans cesse de liberté, do libéralisme, el ne peuvent en faire aucun . par exemple :

En relation? d'amour, la moindre liberté accordée aux jeunes femmes ci\ilisées conduit à l'orgie secrète, qui est la source ae ;ous les vices.

En affaires d'ambition, la liberté engendre les fureurs des partis, les fourberies commerciales; elle ne trouve de remède ( excès, que dans desoppressione scandaleuses, comme cette loi du cens électoral, admettant à la représentation un intrigant qui a pillé 300 mille francs, puis excluant un homme d'honneur qui n'a que Io0 mille francs.

En affaire- de famille, on verrait chez les neuf dixièmes ménages, autant de scandales que dans la famille des Atrkk les lois coërcitives ne réduisaient les discordes à éclater en proen débats litigieux toujours favorables au plus fourbe.

Bn relations d'amitié, on ne voit que le jeu des dupe- et des fripons, tant de faux amis, tant île pièges, que les pères interdisent aux enfants les sociétés amicales, et leur prêchent l'égoïsme dont ils ont appris la nécessité.

Voilà le fruit des théories philosophiques, des perfectibil civilisées ; c'est un ordre qui ne peut reposer que sur la contrainte et la défiance, et qui engendre tous les vices d;-s qu'il s'écarte de la contrainte. Qu'on prononce après cela entre la théorie soi -

taire et le> science- morales qui la diffament, parce qu'elle 0]

par Attraction et n'emploie d'autres ressorts que la liberté el la vérité, dont l'emploi conduit tout civilisé à une perte inévitable,

a moins qu'il ne -oit un homme puissant et opulent ; c'est le seul i il BOÎI possible a ui\ ci\ili-é de pratiquer par/ois la justice et la vérité.

NOTICE VII. — CHAPITRE XXV. 2 io

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