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CHAPITRE XXVII

De la Gasfrosophie ou sagesse des Série* gastronomiques.

Nos soi-disant gastronomes, tant écrivains que praticiens, ne

sont point du tout à la hauteur du sujet: ils le ravalent en le traitant sur le ton plaisant. Il est Mai qu'en civilisation onomie ne peut jouer qu'un rôle très-subalterne, et phis voisin de la débauche que de la sagesse; mais en harmonie elle sera révi

comme ressort principal d'équilibre de- passions. Lésons 'lu gOUl est un char a i roues, qui sont :

1 la i. wi koxomie , | la Coxm.kx i. ,

2 la Ci hi\i . » la <i i n ive.

la combinaison de ces quatre fonctions, en S pas-

sîonnees, engencVe la g phieou hygiénique, hy-

raduée, appliquée aux échelles de tempéraments qui ne

Boni pas connues de la médecine civilisée voyez la note tome IV

nlbrmémenl a sa propriété de monde a rebours, la civilisation marche a contie-.-en- dan- cette Carrière; plie \eut eonunencer par où il faudrait finir. Tout père approuverait f(»M qui fifeel -a fille excellassent dans les 3* et i' branches, cutttu conserve; on veuf même que les jeunes Biles -'exercent a la F branché qui estlac»/$fw< : ainsi on admet les 3 branches de e qui ne peuvent pas créer l'Attraction industrielle.

et en proscrit la i"' branche, la gastronomie, d'eu naîtrai! la passion pour les S autres. Cette gaucherie esl encore une

ies<e- de la morale tendant a nous rendre ennemi- d<

sens, et amis du commerce qui ne travaille qu'à provoquer les

abus du piai-ir sensuel

D'autre part , de- ecn\ain- -.-ambleux dennenl de- |< tmandi-e a no- LuCUlluS, qui eut bien BSSeZ des luinieie- de

leva cuisiniers, sans que la poésie et la rhétorique viennent leur

prêter appui. Cette prostitution littéraire compromet la gastronomie, comme les billevesées de la secte Owen compromettent l'association.

La gastronomie ne deviendra science honorable, que lorsqu'elle saura pourvoir aux besoins de tous ; or il est de fait que la multitude, loin de faire des progrès vers la bonne chère, est de plus en plus mal nourrie. Elle est privée même des comestibles salubres et nécessaires : on voit dans Paris 3 à 4000 gastrolatres se goberger au mieux ; mais on voit à côté d'eux 3 à 400,000 plébéiens qui n'ont pas même de la soupe naturelle : on leur fait maintenant un simulacre de bouillon avec des ingrédients qui sentent le lard rance, la chandelle et l'eau croupie. L'esprit de commerce va croissant, et ses fourberies accablent de plus en plus les classes inférieures.

La gastronomie ne sera louable qu'à deux conditions : 1° lorsqu'elle sera appliquée directement aux fonctions productives, engrenée, mariée avec le travail de culture et préparation, entraînant le gastronome à cultiver et cuisiner; 2° lorsqu'elle coopérera au bien-être delà multitude ouvrière, et qu'elle fera participer le peuple à ces raffinements de bonne chère que la civilisation réserve aux oisifs.

Pour atteindre ce but. il faut engrener les fonctions du goût, les rallier toutes à la plus attrayante des quatre qui est la gourmandise. Ouest assuré que celle-là ne seia pas abandonnée, qu'elle sera toujours attrayante ; il faut donc la choisir pour base de l'édifice, si l'on veut qu'il soit régulier et durable.

Nos philosophes posent en principes que tout est lié dans te système de la nature, mais rien n'est lié passionnément dans notre système industriel : l'industrie doit former ses liens par les S es gastronomiques ; elles conduisent, par passion, des débats de la table aux fonctions de cuisine et de conserve, puis aux cultures, enfin à la formation des éehelles de tempérament et des préparations culinaires adaptées au régime sanitaire de chaque échelle. On s'efforcera donc en harmonie d'enrôler de bonne heure chaque individu aux I fonctions précitées, afin qu'il d borne pas au rôle ignoble de gastrolûtre, déshonneur de nos Apicius dont tout le savoir se réduit à jouer des mâchoire-, -ans aptitude .i agir dans les 3 autres fonctions du goût

Aucune passion n'a plus d'influence que celle du goût, poun rer l'engrenage des fonctions. J'ai donné, chap. \\w. un exemple

J60 SECTION IV. — M!' tinSÊM R BAIMOHMB DE l'.VTTRACTIOX.

tiré de l'ail, où je suppose la personne entraînée ;i l'étude de la poésie par cabale pour le soutien de Bon 1:011t. et par enthoune pour la branche de Littérature qui l'a prôné 'Essor de la Cabaliste et de la Oomposite . Bi l'on \eut spéculer de la sorte sur 1,.. mani nomiques de chaque enfant, appliqnéee à des

sa : • M, OU trouvera dans cette seule branche de fantaisies des moyens de passionner l'enfant pour les div< branches d'étude, et de même les pères et mère-; car il faudra au début de l'harmonie faire l'éducation des pères, comme celle de- enfants. Je ne .-aurais donc assez rappeler la nécessita de spéculer a\ ant tout BUT la -astronomie, comme semaille d'attraction plus efficace que toute antre, et m t] en le plus promptd'aUer au but: engrener passionnément les fonctions, entraîner de l'une a l'autre par les Stimulants de cabale et d'enthousiasme, enfin établi: liens généraux que rôve la philosophie, -ans savoir en former aucun, surtout dans l'enseignement qu'elle ne sait allier ni avec le plaisir, ni avec la pratique de l'agriculture. Une lâcheuse lacune en ce genre est de n'avoir pas su lier la

médecine aVOC le plaisir, et BUTtOUl ■•lui OttgOÛt. Chaque

année % < >i t éclore de nombreux systèmes en médecine, dont pas

un, excepte celui de la médecine du cœur, n'a cherché à sortir de l'ornière. Une carrière bien neuve1, mais peu fructueuse pour la faculté, serait la médecine du goût, la théorie tles antidotes ables à administrer dans chaque maladie. On a vu des cures opérées par des confitures, des raisins, des pommes reinettes, de bons vins; j'ai vu une fièvre coupée etdissipéeparun petit verre

de Vieille eaU-de-Vie. Le peuple a contre le rhume un remède

ftble une bouteille devin vieUX, chaud et sucre, et le meil a la suite. Cette médecine Bert une branche de la science dite gastrosophie hygiénique, méthode présenative et curative à la fois; car elle préviendra tous les excès de table, par Haffiuence, la variété de bons comestibles, par la rapide succession de plaidant diversion a celui *le la table.

ISl pour nOUS amener dès le bas 0 une. que la na-

ture donne aux enfanta la gloutonnerie pour passion dominante 1U sont, dit-on, de petits gourmands, rien n'esl plus faux-, ils ne sont pas ;ourmands, mais seulemenl gloutons, goinfres, goulus Ih mangenl avec avidité de.-, fruits verts et autres vilenies; m^ étaient gourmands, connais ils renverraient ces aliment!

nrceâux. Leur gloutonnerie est un germe qu'il faut

amener à la gourmandise, à la gastronomie raisonnée et appliquée aux 3 autres fonctions du goût.

On observe partout que la classe la plus réservée à table, est celle des cuisiniers; ils sont juges sévères, dissertant bien sur les mets, sans en faire aucun excès ; ils sont proportionnément la plus sobre des classes qui ont la bonne chère à discrétion. Le meilleur préservatif des abus de la table, serait donc, pour les enfants comme pour les pères,un ordre de choses où ils deviendraient tous cuisiniers et gourmands raffinés, alliant la gastronomie avec les 3 fonctions de cuisine, conserve, culture, et avec l'hygiène graduée selon les échelles de tempérament.

Et comme cette méthode gastrosophique est celle qui rencontrera le plus d'opposants parmi une société d'actionnaires; comme on verra les uns, par préjugé de morale, et les autres par économie mal entendue, opiner contre la provocation ou tolérance de gourmandise, je dois les prévenir fortement contre cette erreur qui est l'écueil le plus à craindre en épreuve sociétaire.

On s'étonnera que j'attribue une si haute influence à l'emploi delà gastronomie, et que j'en fasse la condition sine que non de succès d'une phalange d'épreuve, condition qui n'est pas imposée dans le Traité de 1822.

Cette opinion est le résultat d'une étude approfondie sur la dose d'influence qu'aura chacune fies 12 passions, pour faire éclore et engrener les attractions industrielles dans le canton d'épreuve , contrarié par de nombreuses lacunes d'attraction (IV, 575). Essayons, pièce à pièce, la revue de ces doses d'influence.

Ambition : elle fournira en émulation industrielle des ressorts nombreux et brillants, mais non pas au début ; par exemple : l'échelle de sceptres citée 231, sera un stimulant magnifique, mais qui ne s'établira qu'après la pleine fondation par toute la terre. Voilà donc un levier dont l'emploi est différé de i à 5 ans; or il faut des ressorts qu'on puisse mettre en usage dès la I» quinzaine ; et pour effectuer ce prompt service, la gastronomie sera le moyen le plus applicable à toutes les classes. L'ambition fournira au début i aiguillons très-notables, savoir : la perspective des récompenses de fondation, le bénéfice sur les curieux payants, les minuties honorifiques (Mondor2i6\et les cabales émuîatives; mais pour créer subitement les attractions industrielles, et engrener cabalistiquemcnt cesattractions, aucun moyen n'équivaudra a la gastronomie appliquée.

262 SECTION IV. — M£< LNÎS! I m; \« TION.

fmour : il fournira éei stimulants d'indastrie si puis-ant-. si efficace?, qu'à l'époque de formation des - - a mou re uses, organisation des liber t • 'ro-puids on amour, on verra, en moins de deux ans. le produit accru de moitié. J'ai dit qu< produit sera quadruple du nôtre am débat, il -orait sextuple en

HA que le libre exercice de celte pase ■ - a eiètle; il

^»ra - i rang des crm. ■ - el de

comme le sera la .'astronomie qui i sue au\

an voit tel prédicateur, à la saita d'un beau bbmi i^n- » sourmandi- aienàimeboBM railleurs

Ire vice quand elle sera équilibrée, prévenant tout excès, < t de plus hygiénique, taisant r le plai - utien de la santé.

Pal> rnitv : ses emplois on attraction industrielle no t ommen- . au bout d'un - sauf excepti ir au

bout do >li\ ■ ,>r unr branche, celle des

adoptions industrit n\ autres bran MBtBM •

lions svmpathiq1 belle d'amour paternel, seront ditféreae

plus long-temps encore : tout cola est fort loin de remplir iaeondition d'emploi subit, applicable a toutes l< - -

n en tirera un pxand secours; mais te moyen de la i n pou de temps, sera l'emploi des échelles et deseabali s nomiques. Rien ne forme de- liei - al araa | RJ «pic

lesaftinil aration. aeftoul

bizarre, ambigu et raille parla majorité. I r l'amitié, (pie (i « mployer h I

■iale. Il i plusnoble d'attribuer a l'aa

i industriollo que je fai- repeear sur lo H'n-i du :oùt . mai- si je donnai- ici la priorité à l'amitié, rail placer reflet en i» li raè et la i

lie erreur.

.•on- plus Régulière • - pas h<>nto de

leur influence quand nduit au bien, a l'ii . aux

i it. mais utiliser la matière, aa façonnant les sent aux eonvena lame, et an

leurdonnaiit une initintixe nmo non- la donnons aux

M'f, i préparent |>our le maître, avant son ar-

rivé Binai qu'on doit envi l'initiative que je donne à

NOTICE Vil. — CHAPITRE XXVII. 263

la gastronomie, employée comme voie des premiers liens d'amitié entre les groupes industriels qu'assemble une affinité de goûts sur la consommation, la préparation et la culture de chaque espèce ou variété.

Je n'examine pas quelles ressources fourniront les 3 Passions mécanisantes, pour l'engrenage des fonctions industrielles; toutes trois agissant sur les neuf autres, il suffit d'analyser les .forces de chacune des 9 au début. J'ai évalué l'influence des \ affectueuses, comparativement à celle du sens du goût; estimons celle des 4 autres sens dans une phalange débutante.

Tact, vue, ouïe, odorat : traitons-en cumulativement.

Aucun des quatre n'aura d'influence notable sur les paysans et ouvriers qui formeront la grande majorité d'une phalange d'essai, el qui auront reçu la grossière éducation populaire. Il faudra dans les débuts de l'harmonie, se contenter de ces brutes à figure humaine que forme la civilisation, de ces épais Limousins et Bas-Bretons qui n'auront jamais de commerce avec les muses. Indifférents sur les raffinements de la vue, de l'oûie, de l'odorat et du tact, ils ne convoitent que les jouissances du goût et le bée pécuniaire : un fumier bien gras, bien fécondant a plus de charme pour eux que les fleurs du printemps qui ne donnent aucun profit. Le plus beau site, a leurs yeux, ne vaut pas un bon diné; ils vous dispenseront des beaux arts, pourvu que la table soit bien servie

Laissez donc éteindre cette génération brute qu'a formée la civilisation perfectible ; attende! quinze ans ou dix. avant d'essayer, en système gênerai, l'empire des t sens nommés tact, vue. ouie, odorat. Jusque la on en tirera parti, autant que possible. chez les individus susceptibles de ce genre de raffinement; mais à coup sûr ils seront en petit nombre, tandis que les gastrolàfres seront en immense1 majortié dans tes 3 classes. Il faut donc, en début, spéculer sur tes moyens de circonstance, et non sur des perfections futures. Sous ce rapport, c'est la ga-tronomie qui méritera toute l'attention des fondateurs; elle sera le rjerme provisoire des accords sociaux, jusqu'à ce qu'on puisse opérer sur une génération moins fausse, moil - H applicable à

rcice cumulatif des 1 2 passions. Nos loi- n'en tolèrent que 40, excluant l'amour et la paternité LMMfl m l rifeclftfca mineures; car la civilisation est bongrée en essor mineur

\ l ' de <i passion la plus puissante pouf former les engre-

?Ci SECTION IV. — HBCAIflSMI r.T HABMON1ES M I ' \ TTRACTION.

nages industriels, il convient de signaler la passion entachée propriétés contraires, celle qui (end à rom] 'ions et qui,

par cette raison, est chérie des moralistes: c'estl'esprit de famille ou paternité, source de tous les désordres sociaux, l*n aperçu de 5 est nécessaire dan- la notice des en - industriels,

dont elle est l'obstacle principal.

< 11 utiiu: xxvm.

Du £erme île discorde jjéii«''rnle ou lie» do famille on mode simple.

En traitant des germes d'accords sociétaires, qui occuperont toute la i" section, il est nécessaire de définir celui de discorde générale, germe bien inconnu : c'est le lien de famille tant prôné par les moralistes. Le monde civilisé est si fortement prévenu en faveur du lien de famille que, pour le désabuser, il faut placer les

preuves avanl la théorie, el renvoyer les principes a la fin du chapitre. Examinons tes vices les plus saillants de l'industrie familiale, société la plus petite possible et, par suite, la plus opp - 9ée aux vues de Dieu, à l'économie, aux liens.

1° L'instabilité : rien n'est stable dans notre industrie : la mort accidentelle du chef de famille peut d'un jour a l'autre

miser toutes ses entreprises; les partages d'hoirie, les disparates de caractère du père au fils, l'inégal id mnaissai vingt autres causes bouleverseront tout l'ouvrage dll pèW. plantations seront abandonnées, morcelées, dégradée-; st>s ateliers tomberont en désordre, sa bibliothèque ira au honquintflte el se- tableaux au fripier. l.e contraire a heu dans une corporation civile ou religieuse: t<"it j est maintenu et perfectionné, l'in-

i nnatance eu l.t mort d'un individu ne troublent en rien le- d >itions industrielles.

2° La contrariété en progéniture : un homme industrieux

voudrait au moin- un fils pour le remplacer et suivie ni kravatn ;

le sort ne lui donne que des allai en mariage, et d n'a de COJM que des illégitimes, proscrit! par la l«»i; BOB nom -éteindra. Il trouverait en industrie de- continuatnu- pa>-ionnés, mais dan< dei classes disparates par la fortune et les conditions. D'autres fois ses enfants refusent de !«• seconder, ou bien liai en sont

incapables. Souvent c'est la surabondance d'enfants, la dépense d'éducation qui paralyse les entreprises du père; son travail ingrat ne peut suffire à les élever et les établir; et, pour prix de tant de fatigues, il en voit plusieurs désirer sa mort, par impatience de jouir de l'héritage.

3° Disgrâces conjugales et domestiques : c'est un sujet si étendu, qu'il convient de le franchir (voyez III, 69 et 96). L'homme industrieux sera rebuté par l'inconduite d'une épouse ou de quelques enfants, par les grivelages des coopérateurs, les calomnies et les procès des envieux , par la perte d'un enfant sur qui reposaient toutes ses espérances. L'on voit des pères et mères civilisés tomber dans le délire à la perte d'un enfant pi ils n'ont

aucun contre-poids à opposer à cette disgrâce, ni à tant d'auto -. C'est donc un trébuchet que cet état de famille; c'est la boite de Pandore. Comment présumer (pie Dieu ait voulu fonder l'industrie sur un état si critique pour ceux qui la dirigent, et plu^ e*core pour les subalternes qui l'exécutent.

4° Piège indu>triel : La politique et la morale ne sachant pas créer l'Attraction industrielle, ont rerours à la ruse: elles vantent les charmes du mariage sans fortune, et disposent tout le système social de manière ^ forcer le pauvre au mariage, atin que la surcharge d'enfants le force à travailler pour nourrir de petits affamés. Aussi tous les pères de la classe pauvre, les 7j8 i\v^ pères, secrient-ils : dans quelle galère je me suis fourré ! Ce piégi le but secret des moralistes dans leurs éloges du doux mai:, ils y poussent le peuple, alin d'avoir abondance de conscrits et d'ouvriers faméliques travaillant à vil prix, pour enrichir quel ques chefs.

'tnce cumulative de F industrie : La repu^n. est déjà bien forte chez l'enfant : il ne travaillerait pas MBS la crainte des châtiments; mai -'«icen.il par l'a\

ment en puberté; l'amour £43] vient ajouter au dégoût pour l'industrie, le goût pour la dépende et j.'iirles lrequenLatioas contraires aux vues du père et à l'harmonie de la famill* I nouveau ressort, qui intervient à l'âge de I5ans, devrait améliorer le mécanisme industriel' car lorsqu'on ajoute une pièce a une inique, c'est pour en perfectionner le jeu. L'amour, chez tes harmoniens, renforcera l'Attraction industrielle par double voie : parle charme nouveau que trouvera l'adolescent dans les réunions des <!• i\ sexes, aux ateliers, é tables, etc. . et par L'initia-

£60 SECTION IV. — HECANfBMI I i BAI IONIB8 Dl LATTUACTIOlf.

tien à la plus gracieuse des sciences, Tan dont on ne peut

par- donner connaissance aux impubères. Getl ce; très-

séduisante, excilera chez les adultes une G studieuse qui

ne s'amortira qu'au bout d'une vingtaine d'années, lorsqu'ils connaîtront l'ensemble des i - et mille emblèmes de

passions représentées dans les produits des différents - Au

lieu de ces 2 stimulants à L'industrie et à L'étude, les amours civilises n'engendrent que les 2 vices opp - - I deviennent le tournent des pères, obligés de surveiller sans cesse, fournir à des frai- de parure, de dot, et BOUVent à des délie- et autres écarts de la jeunesse. Il est donc certain que l'état conjugal est pour les pères un -entier de ronces, sauf rare- exceptions dans le- ménages riches; et que l'amour ne naît chez les adultes, que pour les dépraver.

Passons de ces indices à L'analyse régulière du mal. J'observe que l'état conjugal, base de notre -y-ton -• la plus pe-

tite combinaison possible; on ne Baurail en imaginer de moindre que celle d'un couple conjugal. Si pourtant Dieu, comme nous a\ons lieu de le présumer, veut former les plus grandes coinbi-

taires, et établir la plus grande Liberté posfitbfc en résulte que le germe du mal, L'état le pi us opposé aux vu Dieu, se trouve dans la plus petite et la moins libre des réunions: le régime conjugal exclusif d'où naît le lien de famille simple, limité à une seule branche, lien homogène Bvec la civilisation, parce quelle est la plus discordante d<

Le germe du mal doit nécessairement résider dans L'une des 12 passions: ce ne peut être que dans celle qui établit 1sitions les plus opposées aux \uo- «le Dieu, il esl évident, par le mécanisme de l'univers, que Dieu veut liberté et combinaison de T ensemble y selon des lois de just ométrique; et nous adoptons un ordre familial où tout n'est qu'arbitraire, fau— Blé,

injustice, désunion, oppression, contrariété des intén

et individuel- .le chaque ménage {;*)-

Autre vice radical dan- upe de famille : il nV

libre et !• autre- le sont; l'on peut à volonté' changer d'a-

mis, de mai tress» > en intérêt ; maison ne peut rien

changer au lien du sani: : il est perpétuel, opposé au libre choix. C'e>t un vice qu'on n'a pas son je .i i.inarquer, et <\\\\ que le régime d'harmonie lui opposera beaucoup de conU-e-poids

-NOTICE VII. CFIAPITRE XWIII. 267

absorbants, entre autres les adoptions industrielles et participations d'hoirie.

Ces indices vont nous servir à expliquer le règne du mal : de tout temps il a dominé, son empire s'est même accru de nosjours, parle triomphe de l'esprit mercantile qui a rendu les civilisés plus vils et plus faux qu'ils ne l'avaient été dès l'origine. Sur ce, les sophistes mettent en problème si l'homme est vicieux de sa nature, et la plupart opinent affirmativement : c'est raisonner comme les fatalistes mahométans qui décident que la peste est un mal inévitable, parce qu'ils ne veulent pas prendre la peine d'établir des quarantaines sanitaires. Nos philosophes donnent dans le même travers : pour se dispenser de trouver le remède du mal, ils le déclarent destin inévitable; et pourtant ils publient des milliers de systèmes curatifs qui doivent perfeclibiliser la civilisation par l'amour du commerce, et autres visions qu'ils donnent pour torrents de lumières et oracles de l'auguste vérité. Le moyen le plus sur d'embrouiller une question ou une aiïaire, e.-t d'y entremettre les beaux esprits. Jamais les chenilles n'ont tant pullulé dans certains cantons de la France, que depuis qu'elle a créé trois cents académies d'agriculture.

Les lois du mouvement universel démontreront que le mal, ou ordre jaux, intervient pour un huitième dans le mécanisme de l'univers; que son règne embrasse le huitième des temps, des lieux et des choses; et comme tout est lié dans le système de la nature, il faut bien que le mal se lie à l'ensemble du système par quelque point où il ait sa racine. Ce point, en affaires sociales, ne peut être que le groupe de famille , assemblage le plus restreint et le plus contraint. Pourrait-on voir la source du mal dans l'un des 3 autres groupes? non; car ils tendent tous trois à la liberté et aux vastes combinaisons, aux liens très-étendus et variables à volonté. La morale même nous vante l'extension de ces liens; car elle veut que notre amitié s'étende philantropiquement à tous les humains transformés en une grande famille de B, que notre ambition nous ligue aves les amis du commerce, partout le globe. L'amour, de son côté, ne connaît pas de l>orne>, dès qu'on le laisse aller à sa pente naturelle: un homme libre et opulent aura bientôt, comme le sage Salomon, un millier t une femme libre voudrait pareil assortiment d'hom- Cette pluralité d'amours est si naturelle, que jamais on oH un sultan, même dans la caducité, se réduire à une

268 SECTION IV. — MLC\NIS.ME ET HAMMOMft DE L ATTH UTI< i.\.

seule femme; tous conservent leur sérail. L'amour tond donc

outres aux plus combinaîseï

Te. du Ken de famille quand on saura et

qu'on pourra l'élever du mode simple au mode composé, du

modo Forcé au mode libre, et procurer a chacun une famille

» nombreuse que celle du sophi de Perse Vetf '/ah.

Dans l'âge futur, ou I siècles d'harmonie, chaque vîefl-

. quoique borné à peu près à deux ou trois enfants dii

aura en collatéra loptifs plus de trois cents ei I com-

LS lils et leurs rameaux. Alors les humains jouiront

de tons tes charmes de ta paternité qu'ils cherchent en vain dans

actuel . notamment le charme d'unité d'inl onciliant

la cupidité arec les sentiments honorables, et amenant l'héritier

m propre bénéfice, la longévité du donateui la 10" notice .

Les ch lis< -. qui ne raisonnent que d'équilibre et coulre-poids, auraient dû - roûr que leui s familial est essentielle-

ment dénué (féquilibre, car l'affection est toujours triple à tendants aux 'descendants, et à peine tierce endatrteaux

ndants. C'est une vérité dont se plaignent amèrement tous les - Comment cette disproportion est-elle restée indifférente I nos écmilibristee qui veulent tout balancer el pondérer; i aient ont-ils les pères en leur procurant un retour d'amour

filial, égal à la dose d'amour paternel? La solution du problème que l'amour filial doit provenir de '.) 1 iiukIi

i Da consanguine nu OU «t petits Ois directs jur qui repose m-

jourd'hui tout le domaine tlu père en afTeclion. 2° Des sdoptlfo Industriels ou héritiers des divers

•i industrie dans une trentaine 'le group

: \\< <mi lisdples.

!>.•- -nui; de i|..ul>!e tchclle ; roux en identité de caracl

08UX en contraste de rarac - de ijmpai

il cette qualité obligée.

Ces cl ! ~ et '{••. qui obtiennent en harmonie une adoption

et un le p, n'existent pas en ci\ irisation, où l'on n'a point do continua teui toùlYmm ;vre po;- rmpathi-

d'un et d'autre

étant toi, ;u- l'éduration morale qui les étouffe, ou par

i • ; pu 1 aire. D'ailleurs les familles ^ont

si jai [u'elles nesoullriralcnl point dr parrta<re dan^ Pi

chement du père : forcé de s'en tenir à ses enfans, il ne rencontre souvent en eux que ses antipathiques de caractère, que les ennemis, les destructeurs de son ouvrage. On peut démontrer, par calcul régulier sur l'échelle des caractères, que lorsqu'un homme a 3 enfants et 3 petits enfants, total 6 descendants directs, il y a deux cents à parier contre un, que sur les 6 il ne trouvera ni un sympathique de caractère ni un sympathique d'industrie ou continuateur passionné , surtout lorsque cette industrie est bornée à un seul genre, comme il arrive en civilisation. Quelle triste perspective pour les pères civilisés, quel trébuche! que cet amour paternel !

En conséquence de tous ces vices inhérens au groupe de famille, le régime sociétaire lui enlève toute influence en affaires d'intérêt et de répartition, où il n'introduirait que l'injustice et la rapine. Ce groupe doit être absorbé pour devenir apte aux accords généraux; on doit noyer I'égoïsme familial à force de ramifications et d'extension données aux 3 branches décrites plus haut. J'expliquerai cette méthode à la notice des ralliements.

Quelques lecteurs, par un scrupule déraisonnable, repousseront aette doctrine qui place le germe du mal dans le lien conjugal. S'il est L'arbre du mal, ce n'est pas à cause des vices qu'il engendre (III. 69, ". . Biais parce qu'étant Le lien le moins nombreux

possible, il est, par cette raison, le plus anti-économique, le plus contraire aux Mies d'un Dieu si/prntic économe : à ce litre, il ne peut pas adopter pour pivot de système l'excès de complication et de morcellement, les 300 cabanes de familles hostiles entre elles, au lieu d'un édifice de relations combinées. Lorsqu'on voit des sciences qui se disent économiques préférer obstinément cette réunion la plus vicieuse qu'on puisse imaginer, n'est-ce pas le cas rc avec Beaumarchais, a que les gens r/'rs/)rit sont bêtes ! » w, répliquent-ils, on n'en connaît point d'autre. Il fallait donc en chercher : quxrite té iwoenbetis ; et il faut examiner lu théine du seul homme qui ait cherché et trouvé.

Î70 SECTION IV. — >UJ \M-MK ET RAEMONItt DE L ATTRACTION».

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