SECTION IV. — MÉCANISME IT MVRMONIES DE I. ATTRACTION
3° Double prodige en économie. Je l'ai déjà énoncé : c'est la propriété qu'ont les Sel ' -nnées d'élever les économies en
raison de la multiplicité des caprices et raffinements. Une plialange peu! fabriquer vit - de pain, à moins de Me qu'un
seul pain qui, par -a SoUêé d'eapèM, aurait le ¥100 de ne point ter les rivalités cabalistiques, et qui par suite ne répandrait aucun charme sur les travaux, ne mettrait DOS enjeu le levier économique d'attraction industrielle.
Au premier moment on est choqué d'entendre dire qu'il en coûtera moins de servir cinquante sortes de salades qu'une seule, de fournir deeVOitOJ - nquante sepooat que d'une seule ; quel-
ques UgneB vont lever les doute-.
La phalange cultive plusieurs sortes de salade, et en reçoit cànv que jour d'autres sortes de ses voisines, selon la règle exposée Elle peut donc, à un service de 1 COU personnes (petits (Mitants déduits), fournir sept sortes de Balades qui. assaisonnées chacune de 7 à 8 manières pour satisfaire tous les goûta, forment une cinquantaine de salades différer. n qualité et préparation.
Qu'on veuille, par illusion d'économie, se Déduire à 3 au lieu il
t,,ul le mécanisme d'attraction industrielle est renversé; plus de débats cabalistiques BUT les qualité-, sur les variantes d'assaisonnement; plus de lignée pour les subdivisions parcellaires, cultivant selon diverses méthode-, et \ariant le- -aveurs du Léguant; plus de rivalités BCtivesavec les phalange- voisinas: l'émulation tombe; la série des saladisles n'a plu- rt- , sespioduits
énèreot, -»•- travaux sent dédaignés, on ne peut les soutenir
que par entremise des corveistt--; et 157 il en coûtera plus cher pour avoir une mauvaise salade, «pie pour une option sur M tes raflinéesen qualités al en a-aisonnoment. Même théotfa l'applique aux YOituree et à tout autre objet.
Nous regarderions déjà comme un prodige ergonomique l'art de mener on train de vie fastueux, sans dépanner plus que si l'on
vivait dans la médiocrité ; que sera-ce de l'art dedepen-cr heau-
coup moins dans le grand faste, que sj L'on végétai* dans la vie
parcimonieuse, il j ^^^ encore danses résultai miracle redouble
ou compote: vingtupler, centupler les jouissances, en réduisant
lépenee su-deas ous de i elle d'une vie moootoaei d'un régi aie
de privations.
Les miracles de mécanique sot iétaire, que je borne ici ta genre
composé ou redouble. >'éle\<Tont dansdiveraes branches au sur-
composé ou triple, et au bi-composé ou quadruple prodige III, 1 86). Ces merveilles incompréhensibles, et pourtant certifiées par ceux qui auront vu la phalange, causeront sur le globe une telle stupéfaction, que tous les gens aisés voudront faire le voyage et voir de leurs yeux des effets si inconcevables : c'est ce qui garantira a la phalange d*essai un bénéfice de quarante millions sur les curieux, admis à cent francs par jour, dans le cas où elle prendra ses mesures pour opérer en pleine échelle, et étaler l'harmonie des passions dans toutes les branches qu'elle peut comporter au début.
A l'aspect de cette féerie sociétaire, de ces accords, de ces prodiges, de cet océan de délices produit par la seule attraction ou impulsion divine, on verra naître une frénésie d'enthousiasme pour Dieu, auteur d'un si bel ordre ; et l'infâme civilisation perfectible sera couverte de malédictions universelles. Ses bibliothèques politiques et morales seront conspuées, déchirées dans le premier instant de colère, et livrées aux plus vils emplois, jusqu'à ce qu'on les ait réimprimés avec la glose critique, placée en regard du texte, pour en faire la risée perpétuelle du genre humain. (Voyez IV. i77 et 560.)
Plaçons ici une remarque sur l'erreur fondamentale des sciences philosophiques, le simplisme. Elles envisagent toujours la nature et la destinée humaine en mode simple ; elles s'obstinent a dissimuler le malheur social, à n'y voir qu'une disgrâce ou privation simpley quand elle est communément double, quadruple, décuple ; et quand aux perspectives de bonheur moral ou politique dont elles nous leurrent , ce n'est toujours qu'un bonheur simple et trompeur, comme celui d'aimer la vertu pour elle-même, sans bénéfice , ni gloire , ni grandeurs attachées à l'exercice de cette vertu. Une telle mesquinerie ne saurait convenir à l'homme ; sa destinée est le mode composé, en bonheur comme en malheur.
Il eût convenu d'ajouter à ce tableau un contraste ou parallèle des malheurs composés qui pèsent sur le civilisé : on n'en finirait pas si l'on voulait à chaque chapitre dire seulement lo nécessaire (Voyez III, 494 et 555), l'ébauche de ce tableau renfermant 24 disgrâces qui accablent les civilisés pauvres. On pourra aisément porter au double cette série des misères actuelles, effets nécessaires du régime subversif, qui produit en tous sens l'opposé de© bienfaits sociétaires.