‹ Œuvres complètesChapitre 212 sur 276 · CHAPITRE \\\!I · texte numérisé non relu

CHAPITRE \\\!I

l>c l'aecoril intentionnel par les trois unités matérielles, affectueuse* vl méeaniq.i

Ll par le monde savant ; con-

vaincu qu'ei I être le but en mécanique sociale . mais ne

sachant par quelle u-ie y armer, il cg unités

en ai , - unes que les ai.'

lont l'un dévore les 1 l'ai Mes, juscpi'a celle des il!- un sexe opprime les l faibl

prodiges que les curieux viendront de tons les points du globe admirer dans 1 «ai, sera l'unité d'action,

l'accord des passions abandonnées à la pleine liberté.

:ù -: paa un accord m état do eh len-

ipéchcnt les disputes : nous Barons, par la

Mener les iftl famille- d'une

ne point BC baU - -ni pas pour eefel ami-

i même de l'intérieur des >n le père, au moyen du f< te la morale, établit

un calme qui n • i un ac«

H faudra d BUS une pliai. nue de f% que

chaque individu aime passionnément tous les autre-, qu'i!

« ,i -ulenir au he»

aer tous les nutn ; ellemeid impos-

sible, dira-t-on. puisque li.ique ca lipalhiques.

• i que touti on générale en inouvnaent,

aous-entrn I rexceptiof) d'an buitièn i antres,

parmi 16W aoc«;taire^ au-de—n- de i ans, c'esl en 1400

pur affection directe, et l< ulres par aller in. n indirecte, par

ulatioo sur tels Bei \ icea qu'on tire d'eux. Si 1 affection dtrm la

NOTICE VIII. CHAPITRE \XXII. 28t

s'étend seulement aux 7/8, il y aura accord unitaire. Décrivons le d'abord, nous en examinerons ensuite les propriétés.

Tel ménage d'ouvriers est aujourd'hui fort indifférent au mil lionnaire Dorimon qui habite l'hôtel voisin. C'est une famille de menuisiers ; si Dorimon les emploie, il les paie ; tout est fini là, il n'y a point entre eux de relations amicales.

Il arrive dans la phalange que tous ces individus rendent à Dorimon de précieux services : le père a présidé en partie à l'éducation industrielle du fils aine de Dorimon qui, âgé de 6 ans, voulait monter des chérubins aux séraphins. L'enfant avait à faire sept preuves de talent en divers genres ; comme il avait pour la menuiserie un goût très-prononcé, il a choisi ce travail pour une de ses sept épreuves; et le menuisier Jacques l'a si bien dirigé, qu'il a été admis d'emblée sur cette branche d'industrie.

Dans six autres branches, il a été de même enseigné par six in« dividus envers qui Dorhnon se trouve reconnaissant, parce que ces services ne sont point payés directement. L'enfant et le maître s'assemblent par convenance mutuelle, par attraction etsympathie; et comme le fils aine de Dorimon a, dès l'âge de 6 ans, plus de .50 passions en exercice de l'industrie et des arts , Dorimon se trouve obligé, non pas envers 30 instituteurs, mais envers centqui ont, par pure affection, coopéré à celte instruction ; car un enfant harmonien trouve communément 3 à i instituteurs passionnés dans chaque branche où il exerce.

Dorimon a deux autres enfants de ï à 2 ans, et les soins donné» à leur éducation seront pour lui un sujet de gratitude envers 200 autres personnes tenant aux séries des bonnes, des bonnins, des mentorins,etc. Il verra ses enfants profiter dix fois plus vite que ceux de civilisation ; charmé de leurs progrès, il aimera tous ceui qui y auront coopéré par affection pour les enfants mêmes.

Voilà donc, sur une seule branche de relations, sur 1 educatiot de ses enfants, 300 liens amicaux que Dorimon aura formés avec des homme-, femmes et enfants de la phalange qu'il habite : je place dans ce nombre les enfants ; car parmi les instituteurs on compte bon r. mibre d'enfants qui, par amitié, enseignent à leur inférieur en Age ce qu'ils ont appris un an avant lui.

Ajoutons que Dorimon est lui-même instituteur de beaucoup d'enfants en qui il découvre instinct et vocation pour les branches d'industrie qu'il préfère. C'est un charme pour tout le monde que de donner l'enseignement à déjeunes élèves intelligents et zélés,

290 SECTION IV. — M» UflSMB I I II MUfOlflH DE L ATTRACTION.

en qui l'on voit des urs industriels. Los soins qu'il donne

i enfants lui valent, de la part des parents, une affection égale à relie qu'il porte aux instituteurs de ses enfants. C'est ainsi que renseignement, à lui seul, crée peur Dorimon une n liai-

amicales qui s'étendeni au quart de la phalange. Ht -i Dorimon est un homme âgé, qui ait des petits enfant- en 2"et M'- liens de gratitude en Bervice d'éducation seront d'autant plus nombreux.

.mimons les autres branches de relations où Dorimon pourra former des liaisons affectueuses, telles que la gastronomie,

t art-, l'agriculture, les amours, etc.. on verra qu'il se trouve lié passionnément, par affection corporative, avec les 7/8 des s tairea 3a phalange, «-t que le peu d'entr'eui a qui il n'a pas de lien direct, sont encore considérés do lui pour gen ice indirect : il n'aime pas Géronte, il y a entre eux une antipathie prononcée; maïs il arrive que Géronte est le Bectaire lé plus intelligenl de la culture des asperges donl Dorimon e-t grand amateur. Sous ce rapport, il protège les travaux de Géronte; il

il a pour lui une affinité indirecte , une amitié -

culative.

Ottr multiplicité de liens, cette alliai; • i passion» tous

rea M fonde sur l'emploi des 3 moyens indiqu chap. VI, -avoir : srances courtes et varié », ( Ci cellaires, séries compactes $ moyens qui ne sont en d'autres tannes que l'exercice des >ns mécanisantes, chap. V, aux-

quelles le -\ -teme d'attraction industrielle i rdônné dans

les détails.

Gommenl pourrait-on, sans les courtes séances el l'exercice parcellaire, mettre chaque individu en relation ;r séries et cent

ou sous-groupes, et par suite avec la phalange entii

i -mi celte multiplicité de relation-, et notamment m,:

intri jtronomiè combinées avec celles de culture, que

-e le Heu général des sociétaires. Ils seraienl insouciants les p »ur les autres, ai chacun d'eux s'occupait isolément, comme

en civilisation, d'un travail qu'il exercerait dai. bran nos et sans i llaborateurs nombreux. i g| i h iophes non- disent que loul est lié el doit être lié dans de la nature : il faut donc établir d'abord 168 liondan- la plus basée des relations, qui est colle de régime don Nous ne savon- pas même loi mei les liens dan- une petite famille

de 6 personnes : tout tomberait en discorde sans l'intervention de la loi, ou du fouet et de la morale. Il faut, sans le secours de ces 3 agens, organiser les liens passionnés entre 1 800 personnes composant 1 état domestique, le plus bas degré des réuaions sociétaires. Si on y réussit, il sera évident qu'on peut établir pareille harmonie entre 1800 phalanges formant 3,000 ,000 d'individus , et entre 18,000 et 1 ,800,000 phalanges, puisque le mécanisme est Le même pour une ou pour l'ensemble des phalanges du globe, qui s'élèveront au nombre de 3 millions, quand la population sera portée au complet de 5 milliards.

Lorsqu'il sera avéré par l'aspect de la 1re phalange qu'elle atteint à l'unité domestique et industrielle, à l'accord passionné en relations de caractères et en relations d'intérêt ou de dividendes à répartir , on en conclura que l'unité va s'établir dans toutes les relations du globe ; et pour faire juger de l'enthousiasme qu'excitera cette espérance, il suffira d'énumérer ici quelques emplois de l'unité : elle régnera.

1° En langage, signes typographiques et voie de communication ■ 2° En mesures sanitaires, quarantaines et purgations collectives de

l'espèce humaine; 3° En extinction des genres hostiles ou nuisibles du règne animal, et

de quelques végétaux, des marécages, etc.; 4" En restauration des espèces animales et végétales, substitution des

races précieuses aux mauvaises ; 5°- En restauration composée des climatures f voyez la note A, II. 84* ; 6° En relations matérielles, monnaies, poids, mesures, méridiens,

etc., jusqu'au diapason; 7° En relations industrielles, travaux publics des armées, entreprises

relatives aux sciences et arts ; 8° En relations commerciales et fiscales, approvisionnements combinés du globe, et garanties de minimum proportionnel aux classes; 9° En accords généraux de passions, art de les lier et développer coo-

pérativement par tout le globe.

A ne parler que du 1er de ces accords, celui de langage, signes typographiques et autres voies de communication (1), comment le monde civilisé ose-t-il parler d'unité, Be vanter de perfectionnement, de vol sublime, quand il n'est pas même arri-

(!) Vny. la note du § 4 de la Postface

Note des éditeurs.

292 SECTION IV. — Ml< \MSME ET IIAHMONIES DE l'aTTHUTI

m plus bas ressort d'harmonie, en voies de communication ? Deux civilisés, un Français et un Allemand, qui s»1 disent perfectibilités par la métaphysique de Kanl ou do Condillac, no savent

même > entendre. B6 parler ; ils BOOt, dans Celle branche de relations, fort au>de8S0US des brute» ; car chaque animal sait de primo abord établir entre lui et son semblable toutes les communications dont leur I ptible.

Cependant L'unité de langage et d'écriture, qui est voir d'acheminement a toutes les autre-, est matériellement possible en civilisation ; car on y en voit de beaux germes. La langue italienne est unitaire pour toutes les côtes maritimes de la M terranée et même pour le Portugal, Maroc et la lier-Noire, la

langue anglaise est unitaire pour toutes les côtes maritime» du Nord, au- dessus de la Manche. I.« - LUX et leurs

mots italiens sont unitaires en tous pays civilisés, malgré les di -. ersités t\ pographiques.

Si donc la civilisation échoue -m- le- unités les plus urgentes, celles de communication dont elle possède tous les (pie

sera-ce des unités sur lesquelles elle es! réellement (Mitra comme les quarantaines sanitaires, l'extirpation générale de toutes les maladies accidentelles, virus psorique, variolique, siphylitique, épizoo tique, etc., qui seront extirpés par toute là terre année d harmonie ?

On est d'autant plus arriéré sur la purgation des fléaux matériels non inhérent à l'espèce humaine, la destruction de» loups, des botes féroces, des malfaisantes, comme sauterelles, rat», i i« ailles, des Insectes mai-propres, des reptile» de maie. ; a, el autres ricea qui disparaîtront dès la l«* génération d'harmonie.

On peut voir sur les unités les art. il. i io. el III, 586 . notamment la nute m. S86 . Bur le feux système métrique établi ou par les Français qui ont choisi le bus pour base, le nombre DIX, au lieu du nombre DOUZE : el qui, selon l'usage civilisé, ont fait des travaux gigantesques pour chercher ce qu'ils avaient

la main, la metUH n iturcllc donnée fortuitement par le

pied-de-roi de Pau».

Pour établir la différence des méthodes unitaires aux mélht

Civilises, j'ai démontré 111. •'> <1 qu'une élection qui. dans l'étal

actuel, m ■'.»<• .1 « baque électeur 5 i 6j< urs en v<

préparai ir< toraux, scrutins, oûte moins d'une

minute en harmonie, lors même qu'il s'agit d'une élection univeruUet dans laquelle interviendront les 300 millions d'hommes, ou 300 millions de femmes, ou 300 millions d'enfants du globe.

On peut, sur l'unité des relations scientifiques, voir les détails (II, 358 à 363), et juger par là de la duperie des savans qui préfèrent, à cette immense fortune, le rôle abject de flagorner la civilisation qui les tient comme des écoliers sous la férule, et flagorner l'agiotage qui les nomme gredins de savans à qui il ne faut qu'un grenier à 50 francs par mois. Le corps législatif les traite d'écrivains de galetas, salariés à 1200 fr. par mois. C'est un contre-sens : on n'habite plus au galetas, quand on reçoit 1200 fr. par mois.

Ce qu'il y a de plus clair dans ces verbiages, c'est que !e monde savant est bafoué par les autres classes, qui paient ses torrents de lumières par des torrents de mépris. Quelle est leur servilité de se passionner pour cotte civilisation qui les traîne dans la boue? Que ne saisissent-ils l'occasion d'en sortir et s'élever subitement à une haute fortune, en provoquant la fondation de l'état sociétaire qui, par besoin de leurs talents, sera obligé de se les disputer à force de largesses, et qui, à ce pactole inespéré, enjoindra trois autres : l'exploitation des sciences neuves, les récompenses unitaires produisant des millions là où la civilisation ne paie qu'en stériles médailles, et les critiques à publier sur la civilisation et les sciences philosophiques, sujet fécond qui, pendant plus de 20 ans, sera pour les écrivains Qxvrcvï unevoie de bénéfices incalculables. Voyez la Postface.

J'ai démontré dans ces i chapitres que l'accord intentionnel

-liera dans les 4 branches de relations ;

Dans celles du Matériel ou de l'intérêt ;

Dans celles du Spirituel ou des liens affectueux :

Dans celles du Mécanisme interne ou domestique ;

Et par suite dans celles de tendante à l'Unité d'action extérieure, source de charmes et de bénéfices gigantesques pour tout le genre humain.

Lorsque le désir d'un accord collectif sera si général, il bien aisé de parvenir à l'accord de répartition , pour peu que les méthodes soient régulières et assorties au vœu de- passions. L'on va juger dans la section suivante si elles rempliront cette condition.

3194 SECTION IV. — MÉCANISME ET HARMONIES DE LATTRACTIO.f .

RÉSUMÉ SUR LAPri.lCATION.

Pour décrire les relations d'harmonie, pour appliquer les principes exposés aux sections I et II, j'ai adopté trois division?.

La section IIIe traite des relations de L'âge impubère, borné à dix passions, ignorant l'amour et la paternité.

La section IV* traite des relations de L'âge pubère, qui est pourtu des douze passion?, dont deux, amour et paternité libres, seront comprimées au début de l'harmoi.

La section Va traitera des relations d'équilibre passionnel communes à ces doux classes, répartition des bénéfices, et ralliement des antipathies sociaU

J'ai dû décrire d'abord L'âge impubère, parce qu"il est le plus susceptible do pleine harmonie étant d<

qui sont ci imiaeUes selon nos coulum- L.£ iVn-

traver pendant les premières génération

Bn traitant de l'âge pu! - elion IV, j'ai été fort limilé. ne

pouvant parler, ni de l'amour libre, ni de la pal ■: uité libre, deux rmuninir ront interdites pendant un demi-siècle, et

dont l'engorgement causera d'énormes lacunes dans le m d'harmonie.

l'ai rallié les relations de l*à.e pubère à deux grand* g lions de mécanisme, Bavoir :

I | tractions industrielles, 7'" n

Lèse i ords intentionnels sur la répartition. 8P notice. rièvementies sujets les plus importants deux Bectioos : les effets les plu- - coutam -

/ . ' L'on a vu que no? systèo

«nia ; on n ame connatsa attaindn

n'ose pas l'envisager : il s'agit d'el<'\vr l'enfant itinée in-

dustrielle. Si L'homme doil ïiwe du travail agricole et man turier, il faut le mira cultivateur et fabricant avant de le faire •it. Telle est la n ation kmrmoaienae ou un en-

fùt-il héritier d lu monde, esl élevé dans Lesjardiaa,

colombier?, italien al cuisines d'une phalange, des qu'il peut ut cultivateur et manufacturier avant de ides ; il m Ici aborde que \ 1, et connu

s travaux productifs auxquels il s'entremet constam-

RÉSUMÉ de l'application. 295

ment de 2 à 4 ans. Ensuite il sollicite l'enseignement, pour l'appliquer à ces travaux où il est impatient de se perfectionner, et il ohtient l'enseignement intégral donné en toutes méthodes, sur lesquelles il peut opter, sans être assujéti au système de tel sophiste.

Dans cette éducation la marche est directe, l'enfant va droit au but, à l'industrie. L'étude est sollicitée par l'enfant pour emploi industriel, pour favoriser les travaux où il trouve son bonheur. Hors de cette application, l'étude est toujours un ennui pour l'enfant, sous quelque forme qu'on la lui présente ; et nos méthodes ont l'inconvénient de ne savoir pas la présenter. Les élèves de nos meilleures écoles sont fatigués de l'étude, et ne s'y livrent qu'avec dégoût ; les maîtres sont aussi ennuyés de donner i'enseignement que les enfants de le recevoir ; le salaire est l'unique mobile des instituteurs, ils ignorent tout-à-fait l'attraction réciproque ou double affinité du maître et de 1 élève, pour eux personnellement, et pour l'objet enseigné.

Aujourd'hui chaque maître, chaque pensionnat prétend avoir inventé des méthodes nouvelles; et, ce qu'il y a de certain, c'est qu'aucune n'approche du but, qui est l'application à l'industrie et l'attraction réciproque, telles que je viens de les expliquer.

On n'a guères vu dans l'éducation moderne qu'une idée neuve, c'est l'enseignement mutuel, méthode essentielle de l'harmonie où un professeur, exerçant par attraction, ne pourrait pas abonder à soigner un cent d'élèves; à peine en admet -il aux leçons particulières 7, 8 , 9 , dont quelques uns transmettent la science à pareil nombre, et ainsi de suite.

On assure que ce mode est renouvelé des Grecs de qui on reproduit tant d'idées qu'on nous donne pour neuves. (Voyez l'ouvrage de Dltens, Origine des découvertes attribuées aux mocU rnes, ouvrage peu répandu, parce qu'il fourmille de vérités fâcheuses pour l'orgueil et le plagiai. Il démontre que le génie moderne est, dans tous ses détails, une réminiscence des ébauches de le cote grecque, à qui les noyions manquaient pour approfondir les acieuiog dont elle avait -u découvrir tous les germes, notamment la khi a t.m BUT latl raction, entres ue par P\ thagore.)

Due école oivilu e ayanlà peine parmi ses élèves un dixième ie aassionnéB désireux de .le science, renseignement mutuel n'y est praticable qu'en ébauche, parce qu'on ne peut pas classer la

•296 section iv. — mA unsvi R [urjioxies de l ai riAcriOiw.

troupe en plusieurs échelles d'étudiants passionnés chacun dans leur de^ré, tant pour l'étude que pour la transmission.

Les antagonistes de cette innovation la dépeignent commeplagiat sur l'école de Pythagore; à supposer que ce soit l'ouvrage des modernes, c'est encore un sujet de honte pour eux ; il leur faut donc 3000 ans pour pénétrer le moindre mystère de la nature, un procédé dont elle suggère l'idée à tout maître un peu surchargé d'écoliers ; et à peint' ce procédé est-il mis en scène, qu'il cause quadruple scandale :

Il e>t dénigré comme inutile et dangereux;

Il est ravalé comme réchauffé de l'antiquité;

Il devient un levier de l'esprit de parti:

Il esl l'objet d'un plagiat sur l'école lancastrienne. Que de malfaisanee dans les esprits civilises ! que de lenteurs dans leurs inventions, que de scandale dans l'emploi qu'ils en font! Quel chaos d'impéritie et de vices dans cette gasconne société qui vante son pn re la perfeclibiliré I Si elle connaissait les lois

du mouvement social, elle saurait qu'en éducation, commeen tout, il faut d'abord conduire l'homme au premier but de l'attraction, au luxe interne et externe Santé et richesse' ; or la classe qui reçoit le plus d'éducation est la plus ennemie du travail actif en culture et manufacture, c'est aussi la moins robuste : elle manque donc les l voies de luxe, richesse interne eu santé . et rlcli externe qui ne peut provenir que du travail productif. Dès lOTS

sternes d'éducation civilisée son! ton- aussi faux les uns que 1res Quelques s es n'empêchent pas que tous

ne tombent dan- les fautes capital» que je viens d'énumérer. l.i j • i'. qui traite des i ares d'accords intentionné

• pte un conl «m.' surprenant du mécanisme harmonien au mécanisme civilisé. Celui -ci, qui aurait grand besoin d'accords intentionnels pour contre-poids aux discordes qu'il engendre, ne produit aucun de ces accords; tandis que l'harmonie crée ces acconl> à profusion, quoiqu'elle n'en ait pas besoin, ayant d'autres

moyens BUffisanS pour concilier le prétention- aml>itieuses.

I n nature i> i semble inconséquente au premier coup d'cail : elle prive de ressorts une société qui en a besoin, elle les prodigue à celle qui peut -Vu passer. Bst e une distribution vicieuse t Non, elle est fort juste selon la règle du mouvement

dualisé . chap. XXXI ; on y n mi que l'homme est fut pour le douille DOnheur OU le double mallieui . et non pour le simple :

RÉSUML de l'application. 297

c'est en partie l'ignorance de cette règle qui a jeté les philosophes dans l'athéisme : on incline à suspecter Dieu, quand on ne connaît pas la cause de cette loi de mouvement composé ; la voici :

Dieu avant créé les passions pour l'état sociétaire, qui durera sept fois plus que le chaos social, et ayant donné à l'ordre sociétaire la propriété de bonheur composé, miracles redoublés, chap. XXXI. l'ordre civilisé qui est le jeu subversif des passions doit opérer à contre-sens ; les ressorts, les 42 passions étant les mêmes dans l'un et l'autre état, ils ne peuvent manquer de produire un effet double en bien ou en mal. Si le malheur des civilisés n'était que simple, il s'ensuivrait que le bonheur des harmoniens ne serait que simple ; or il serait fâcheux que pour favoriser les temps malheureux, Dieu eût rédimé le bonheur des temps heureux qui dureront sept fois davantage.

D'ailleurs plus nos misères sont cumulées dans l'état civilisé, mieux le çénie est avisé de son égarement et stimulé à chercher l'issue du labyrinthe. Si le malheur et l'injustice n'y étaient que médiocres et simples, on pourrait croire que cet ordre civilisé , est réellement perfectible, comme le persuadent les sophistes pour se dispenser d'en inventer un meilleur. Nous avons à nous préserver de cette erreur; et pour nous la faire apercevoir, il est utile que le malheur composé, ou double mal, soit le fruit constant de foutes nos réformes philosophiques.

En lisant le chap. XXIX, on a dû revenir des préventions civilisées contre le genre ambigu qui tient place dans les passions et caractères, comme dans les produits de tous reines. On l'a méprisé de tout temps, on n'a dressé aucun tableau des ambigus ; et dernièrement un écrivain passant d'un extrême à l'autre, a voulu faire de l'ambigu un règne à part sous le nom de psyehodiaire ; r'est une erreur : l'ambigu n'est pas un rèirne spécial, mais lien de tous les règnes; de même que les transitions ne sont pas branche particulière d'un écrit, mais lien des diverses parties.

Une autre erreur où tombent les beaux esprits, est de ravaler nre ti ivial (-273), comme l'ambigu (250), etvouloir qu'on exclue des calculs de mouvement la partie triviale qu'ils accusent de n être pas à la hauteur delà philosophie. Disons, plus exactement, que la philosophie n'est point à la hauteur du mouvement; elle ignore la règle du contact des extrêmes , selon laquelle un système de preuve-, en mécanique de passions, doit passer des effets les plus sublimes aui plu- triviaux.

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