SECTION IV. — MÉCANISME FT HXRMONIES DE L'ATTRACTION
"En théorie de mouvement il faut, non pas des fleurs académiques, mais de la justesse mathématique et de l'intégralité. Or la preuve n'est complète, intégrale, qu'autant qu'elle s'applique aux deux extrêmes et par suite ae - intermédiaires. Exclure
e trivial, c'est raisonner comme un chirurgien qui ne voudrait pas opérer sur certaines partie- du corps parce qu'elles sont triviale-, ou comme un chimiste qui refuserait d'analyser II mees tri-
viales. Il faut se garfor de cette erreur des critiques parisiens qui m'ont blâmé de mettre en scène, quand il le faut, l'ambigu et le trivial, selon la loi de contact des extrêmes : si j'avais exclu de mes recherches ces deux coures, je n'aurais déterminé ni la corporation du vestalat. ni celle des petites hordes qui sont les deux ressorts les plus puissants en éducation naturelle, quoique leurs emplois tiennent à l'ambigu et au trivial.
Les littérateurs civilisés tombent en déraison sur tout ce qui touche aux questions de mouvement : ils n'ont sur ce sujet aucun principe fixe, aucune direction raisonnée; et comme le dit for'
angile, ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles. (St. Muni, Chap. XV. ' Si on en doutait, il Miflirait poui convaincre, de la \or-aiilité de leurs doctrine- qui. après avoir prêché de tout temps le mépris des riot tent au-
jourd'hui à l'amour du trafic.
Un journal [Gazette de France) a dénonce a\ec raison la dépravation de la morale dont il dit : « elle s'est bien humanisée ! » douce, complaisante, elle ne nou- enseigne plu- a combattre, » mais à céder. ; ait bien le veru delà nature qui
que nous cédions à l'attraction, pourvu que ce bonheur s'étende à ton-, dans un régime social OÙ chacun ait la faculté de H livrer à l'attraction et où tout soit l ■ . le principe fa phi- - qui enseignent que tout est lié tiens le - le la nature. Si doit être lié de même dans le système social.
Pour Opérer ce lien, il faut que le peuple participe aux jouissance-, qu'elles ne soient pas limitées à la casse riche : or que veut le peuple '] 11 tient avant tout à la nourriture, à la bonne : j'ai prOUl I W] que le monarque même ne peut Btre bien son i Si le peuple ne l'< il fallait donc (M
vrir UD ordre industrie! 5 passionnées ] qui assurât ce
genre de bien-tMre A toutes 1( M pmflBfliOU de leurs
(noy, Ire qui établit le lien recommandé
parla philosophie, si qui l'appliquai d'abord aux -uhsietncai
RÉSUMÉ de l'application. 299
du peuple, d'où on l'aurait étendu au régime des subsistances générales du globe ( voyez III, 564 ), en y organisant le système lié et le mode composé, qui sont la nature de l'homme ( Chap. XXXI).
Au lieu de proposer ces grands problèmes, nos moralistes professent le mépris du peuple et l'insouciance pour ses besoins, pour les fourberies commerciales dont il est victime. Ils ne songent qu'à s'introduire dans les salons de la finance : le veau d'or enchaîne à son char tout le monde savant ; nos philosophes dédaignent la gargotte morale, le brouet noir des Spartiates, les raves de Curius Dentatus et les ragoûts à l'eau de la citoyenne Phocion ; habitués maintenant aux volailles truffées des publicains, ils oublient que le peuple souffre et qu'il faut, pour le faire participer au bien-être, un système où tout soit lié, où le bonheur s'étende jusqu'aux dernières classes populaires.
J'ai observé cette règle de lien général dans les relations décrites aux sections III et IV ; j'y ai toujours fait marcher de front le beau et le bon : tous deux y sont liés sans cesse ; je n'y ai pas négligé les fleurs pour les pommes de terre, comme aux beaux jours de 1793, où l'on plantait moralement des pommes de terre au jardin des Tuileries ; je n'y ai pas non plus négligé les pommes de terre pour les fleurs, comme le font aujourd'hui nos perfectibiliseurs qui, sous prétexte de s'élever à la hauteur de la philosophie, veulent proscrire certaines fonctions qu'ils disent triviales, et dont l'absence fait avorter les fonctions nobles. Aussi voit-on les Parisiens aussi ignorants sur le beau que sur le bon: leurs parterres, tout remplis de pissenlits arborescents, sont aussi mal tenus que leurs potagers ; vandales sur la culture des fleurs qu'ils détruisent en automne quand elles pourraient durer encore un mois (surtout le souci), ils sont également vandales sur le soin des pommes de terre que la philosophie juge au-dessous de sa dignité. Ainsi tout est lié ; si on échoue sur le beau, on échouera sur le bon : c'est un écueil inévitable hors des Séries passionnées.
En conséquence, il faudra refaire l'éducation sur le beau comme sur le bon ; la morale veut n'occuper les femmes que du pot au leu, il faudra les habituer à l'appréciation des fleurs qu'elles ne connaissant point ; elles ne font cas que des roses, et leurs maris n'^timent que les choux ; de là vient que pour faire l'éducation harmonienne des pères et mères en ans la première plia-
300 SECTION IV. — MECANISME F.T HARMONIES Dl I ATTRACTION
lange, il faudra employer les champs de Oeurs concurremment avec la gastronomie élevée au mode gastrosomiiqui (258). Ifotivoos cette préférenc<
Quelles sont les branches de culture sur I"- [uelles ht phalange
d'essai pourra opérer ? 11 on est neuf.
Grande culture, grains, vignes,
Fleuri al m Bestiaux,
\ ColomL
Jardins Viviers et chaSJ
Forêts,
Cntstnes et conserve.
La plupart de ces branches no fourniront que peu ou point d'intrigues industrielles dans le début : 00 ne pourra DM encore s'occuper des forêts ; les vergers Beronl sans intérêt . a moins de transplantation indiquée au devis; le grand bétail occupe trop de temps pour une phalange peu experte et qui doil créer prompteinent des intrigues actives ; la grande culture, graminées et vi- . aura le même inconvénient ; les viviers seront probablement réduits à peu de chose; les fleurs et serrej fourniront quelques amorces, mais le fort de l'attraction ne pourra porter que nu les jardins et les colombiers, deux objet- qui se lient intimement avec le travail de cuisine el conserve : les •> branches réunies tiennent a la gastronomie ; on ne, pourra donc les intriguer vivement et promptement que par application des intrigues gastronomiques.
Je n'avais pas autant approfondi ce sujet, lorsque j'écrivis le Traité àe IS22: par déférence pour les préjugea de trivialité, j'insistai trop peu sur la nécessité de la gastronomie, ressorl le plus efficace au début : je ci aignais que cette branche de théorie ne parût manquer de gravité ; je ne la produisais qu'étayée de calcul- très-rigoureux, comme ceui de l'ait. III. i
Aujourd'hui, après six ans d'observations qui ont mûri d'autant la théorie, j'insiste sur la n cessité de spéculer principalement >ur la gastronomie appliquée «u\ travaux culinaires et agi i<
C'est le plus BÛT mo\en de fane & |..ie SU peu de temps I»'- attraction- indutrielles.
Il faudra surtout désabuser les femmes, toutes prévenue- contre rctte passion, les façonner à l'amour delà table parlesrapaadc et de fantaisie al tenir-, par les mélanges de sexe et les serviteurs
aimable- : une reunion de |o ;( lihommeS twiti t- en gatté si ello