RESUME DE L APPLICATION
voit le service du diné fait par 2 ou 3 jolies filles ; le repas sera beaucoup moins gai si on le fait servir par 2 ou 3 béates.
Il faudra, dans la phalange d'essai, ménager de môme aux tables de femmes un service de beaux jeunes gens, ce sera un moyen de plus pour ramener le sexe aux raffinements gastronomiques. Je parlerai des antiennes, qui sont un moyen très-puissant ( 9° notice) ; d'ailleurs la table plaira aux femmes par le choix de compagnies passionnément assorties au moyen des négociations laites jour par jour à la bourse. Les femmes n'auront plus l'ennui d'un comité mâle qui, à table, ne les entretient que de la charte, du budjet, du trois pour cent, des élections, du commerce et autres pesanteurs assommantes pour elles. Quand aux hommes et aux enfants, on ne sera pas en peine de les passionner promptement pour la gastronomie appliquée.
Il est encore de nombreux ressorts d'attraction industrielle qui influeront puissamment sur les femmes et les enfants ; tels seront, à la culture, les champs de fleurs cultivées, sous tente mobile, pour la parfumerie (143) et pour les graines \ 46) ; aux atelUrs, une chance très propre à passionner les femmes, sera celle du travail de faveur, de bienveillance, de courtoisie, tel que celui de Céliante pour Bastion (2 î-8) ; la faculté assurée à chaque femme de travailler pour tel jeune homme, en passionnera bon nombre pour les fonctions qu'elles dédaigneraient sans cotte amorce, et dont l'amour leur donnera le goût, l'initiative, pas le plus difficile à franchir.
Une conclusion à tirer des tableaux contenus dans les sections III et IV, c'est que plus le sexe mâle donne de liberté aux deux autres sexes, femmes et enfants, plus il est riche et heureux. On a vu qu'en harmonie un père est délivré du fardeau dispendieux nommé ménage, entretien de femme et enfants, frais d'éducation, de placement, dotation, etc. ; tout le monde est placé dans sa phalange mémo, à la culture, aux fabriques, aux sciences, aux arts, dont il lire d'amples bénéfices : le père n'a d'autre tâche que de féliciter ses enfants, sans dépenser une obole pour eux. I.e produit, estime aujourd'hui :
Enfant i i j Enfant " \
Mère 1 devient Mère 9 Différence de 1 à SS.
Père 5 1 ( Père 12 )
Tel Ben le fruit de la vraie liberté fondée sur l'essor de l'attraction. Les résultats en richesse et bonheur seront plus brillants en-
302 SECTION IV. — MÉCANISME ET HARMONIES DE L*ATTRACTlOPf.
core, quand on pourra, au boutd'un demi-siècle, organiser l'amour et la paternité libre-.
Entrave sur ces deux passions, l'état sociétaire ne sera point entravé sui l'ambition, qui nous paraît la plus indomptable de toutes. On verra en Ve section qu'elle est la plus flexible, et (pie rien n'est si aisé que de concilier César et Pompée, Bonaparte et Louis XVIII. C'est un problème qui doit répandre de l'intérêt BUT lu Ve section, à laquelle nous allons passer, et qui enseignera l'ait d'établir d'autant plus de justice et d'harmonie sociale, que les ambitions seront plus insatiables de grandi urs et de richesses. Le problème peut sembler gigantesque aux yeux des philosophes, il n'est qu'un jeu d'enfant pour qui connaît la théorie du mécanisme sériaire des passion-
J'ai omis un préalable bien utile qu'il eût convenu de placer avantle procède de répartition; c'est le calcul des ralliements passionnels ou accords des seize antipathies sociales. J'ai expliqué un de ces ralliements, en traitant de la domesticité passionnée; j'ai préludé sur quelques autres. On peut donc renvoyer l'ensemble du sujet à la 9'' notice, et passer dès a présent au mécanisme de répartition, que le lecteur se lasserait d'attendre.