CHAPITRE XXXV
De l'accortï laTCrM eu répartition j ou équilibre par sr«uôrosilr.
Distinguons les deux i oct et inverse I accord par
cupidité est diri i par [u'il naît do la 4 w passion qui dirige l'homme en partage de bénéfices; il naît de l'impulsion d'égoïsme que les immenl le uoi, sur lequel ils asseient leurs
systèmes, Ceiw çoïsme, est très odieux en civilisation,
ISSC qu'à la rapine et à l'injustice.
v a métaphysiques onl illustré ce moi içoUte} an heu
,.«• chercher a lui subsister un moi équitable. Tel est leur usa vanter chaque vice dominant pour se dispenser d'en trouver le de. Quand on encense l'anarchie commerciale et ment .on peut bien faire par système l'apologie de I ic.
Venons à indirect ci répartition. La nature ne se
Lornejamais à un seul ressort en équilibres; la générosité qui va fournir le 2e ressort, donnera un accord opposé à l'impulsion naturelle qui nous fait désirer la plus forte part, ou tout au moins la portion due à notre industrie.
Je vais traiter d'un sentiment généreux qui, fondé sur ce que les réunions de travail ont été des séances de plaisir, excite le riche sociétaire à refuser ce qui lui est dû pour coopération à ces séances. On verra naître de cette impulsion des accords magnanimes et géométriquement disposés, ainsi que les précédents. C'eai l'application du fameux théorème newtonien sur l'équilibre de l'univers, en raison directe des masses, et inverse du carré des distances.
Je vais déciire cet accord dans un petit groupe de 10 individus : A, B, C,D, E, F, G, H, J, L. Je les suppose exerçant en culture de fleurs : leur travail a été rétribué à 21 G fr. d'où résultent les lots suivants, provenant du travail seulement et non du capital ni du talent, qui forment deux lots à part :
opulent ,
28 fr.
gêné,
3G fr.
riche,
32 fr.
pauvre ,
40 fr.
aisé,
24 fr.
enf. pauv.
12 fr.
moyen,
20 fr.
enf. nov.
8 fr.
juste,
16 fr.
aspirant,
0 fr.
A etB, quoique opulents, obtiennent des lots copieux; ce n'e3t point par faveur, les plus riches sont quelquefois ceux qui ont le plus tra\ aillé et le plus mérité ; tout se faisant par passion, ce n'est pas le besoin qui est mesure du travail.
A et B , gens fortunés, déclarent qu'ils s'en tiennent au re\enu de leur capital et qu'ils ne veulent pas être payés pour un travail fait par plaisir avec des amis qui servent leur culture favorite ; ils n'acceptent que le minimum ou 8'" de leur lot, car l'usage défendra de refuser le tout. Ce minimum est i fr. ; il reste de ces lots deux sommes de 2i et 28 à distribuer, =: 52.
C et D opinent dans le même sens ; mais, moins riches, ils se bornent à recevoir moitié. Reste deux sommes de 12 et S à répartir, = 20 -f 52, total 72, qui tourneront au profit des sociétaire- pauvres, dans la proportionsuivante; E,2i : F, 18 : 11, 12 : J, 9 : L, 9, d'après scrutin.
Il résulte d»1 cette irnérosité que les gens pauvres, lorsqu'ils no se sentent pas fondés à obtenir les lots supérieurs, aiment a
318 section v. — de l'équilibre général des passions.
lesfaire allouer aux riches; car ces lots reviendront indirectement aux pauvres et à leurs enfants. On voit qu'ici les enfants II et J, que je suppose pauvres, obtiennent deux lots de supplément, ' 'J fr., sur la portion abandonnée par tes riches* I.'a-pirant L en reçoit de même une petite part dont il peut avoir be-oin. En Supposant qu'un enfant pauvre obtienne dans une trentaine de groupes ee supplément d'environ 12 fr.. ce sera 360 fr. aa -us I énéfices, et trente motifs pour le père de s nner
aux riche-.
La principale part est donnée à (i. sectaire qui ne tient qu'un rang médiocre en industrie ; c'est un lot de foreur, usage d'harmonie j on y tient à se livrer à ses passions, en dépit de la morale : un groupe, une série, ont toujours favori ou favorite. Je suppose que G est une fameuse vestale, ornement de la Contrée , les riches A et B se plaisent à l'attirer à leur travail préféré, les pauvres l'aiment également ; tous les - la recherchent. Peufr-
ne lui revenait-il qu'un loi d<% SI fr.. 01 lui donne cel 40; mais les riches A et B, satisfaits de cette déférence, abandonnent d'autant mieux leurs lois donl les pauvres tirent 72 fr., en compensation de I6qufils ont cédé à la vestale Galatée. La laveur, aujourd'hui source d'injustice, devient en harmonie une plus fécondes sources d'accords ; aussi établira-t-on en tous Le favoritisme , en masculin et féminin, puis le bas degré qui ne comprend qu'une phalange ou canton, jusqu'au di ré I '>'' qui est l'onmiarchat d
( m peut \oir au traité IV. i'M, . cette répartition indirecte exposéepraa amplement, et appliquée a un groupe de30 personnel qui
fournit d- dfl phjg variée, îuieu ; mais il Sttffil de
ce petit nombre de 10 pouf analyser le mécanisme indir. répartition.
i aminona maintenant la partie géométrique de cet équilibre.
Si les plus riches sociétaires eut voulu recueillir le moindre lot
-i loin de prétendre a la plus forte part, en raison de leur
fortune, ils abandonnent ci' qui leur échoit en sus du minimum,
il en résulte qu'ils tendent au lu\e. au bénéfice, fH maison //i-
t des dista> capitaux, car ils p< cèdent la plus forte
paît des capitaux actionnaires; s'ils ne veulent socepfc
de talent que la phtt faible part néfice, leur tendance au
,lAr mxpotoflr, talent (t travail, en raison in-
verso des distances de capitaux : c'est Tune des deux conditions d'équilibre indirect en répartition.
L'autre condition est de tendre au luxe ( 1er foyer d'attraction ■47 ) en raison directe des masses de capitaux. Sur la somme de -1/12 qui sera répartie aux capitaux, les riches actionnaires percevront d'autant plus qu'ils ont plus d'actions, les moyens et les pauvres ne concourant que pour peu au partage de ce lot ; les riches, sur ce point, tendent au luxe en raison directe des masses; plus ils sont opulents, plus ils bénéficient. Cette 2e condition forme le contrepoids à la Ire, et toutes deux réunies constidicnt l'équilibre indirect de répartition conforme à celui du monde sidéral.
Dans tout le système de la nature, les équilibres dopèrent par le concours de forces opposées qu'on nomme en physique centripètes et centrifuges ; l'équilibre de répartition a de même son impulsion centripète, celle de la cupidité, et son impulsion ce?itrifuge, celle de la générosité. (Loi d'analogie, page 1 i. )
Nous voyons l'effet contraire dans tout le mécanisme civilisé, où règne l'absence d'impulsions contrastées. L'homme riche tend et arrive au bénéfice, en raison directe des masses et directe des distances de capitaux; car dans toute entreprise où le riche intervient à la fois de ses capitaux et de son travail , comme dans une maison de commerce, une régie de banque publique, enfin dans toute société d'actionnaires, celui qui coopère des deux manières, par gestion active et versement de fonds, veut non-seulement un dividende proportionnel à sa masse d'action^, ce qui est fort juste , mais il veut encore une levée ou traitement plus fort que celui des commis sans capitaux, à qui pourtant il laisse les plus pénibles fonctions.
Il tend donc au bénéfice en raison directe de la masse de capitaux, et directe des distances de capitaux ; ce qui constitue l'absence de contrepoids, la subversion du principe d'équilibre indirect, opéré par générosité. Il résulte de ce vice, que le mécanisme civilisé ne peut produire que des monstruosités, que des fourmilières d'indigents à coté de quelques fortunes colossales : au.— i, à la honte do nos verbiages de balance, contrepoids, garantie, équilibre, ne voit-on qu'indigence, fourberie, égoïsmeet duplicité d'action.
L'accord que je te décrire, la • site qui excitera les
gens riches à renoncer aux 7 8 de leurs dividendes en travail et
CT10I1 V. — DE l'e^UILIBRE GÉNÉRAL DES PASSIONS.
tulent, et les gens moyens à renoncer a 1,2 de leur lot; cet accord, dis-je, sera traité de vision romantique, si on veut en juger d'après les mœurs actuelles. Je réplique à ces doutes que je n'ai pas encore fait connaître les ressorts de celte générosité. D'avance j'ai réfuté l'objection de romantisme, en disant que l'accord direct, celui de la cupidité [chap. précédent) , Buffira à la 1re géttion d'harmonie et môme a la 8e; je n'en dois pas moins dé- D raccord de générosité, ou accord indirect, pour expliquer oa plein le mécanisme sociétaire. On ne pourra établir ce 2e accord qu'à l'époque où le genre humain passera aux harmonies d'amour libre et paternité libre, d'où naîtront les séries puissanciellet et mesurées : expliquons ces mots.
d connaît en mathématiques deux sortes de séries.
Jj>> arithmétiques: 2, i. 6, 8, 10, 12. 14, 16.
' - éométriques: 2, i, 8, 16, 32, Ci, 128, 256.
J.a 2" eatpuissanciellfi parc»1 qu'elle e£î formée de termes qui sont multiples du Ier ; dans l'autre, les termes ne sont qu'addition di | •■. La 2" est donc de nature supérieure, comme seront lo< séries qui réuniront les accords mineurs d'amour libre el paternité libre, aux accords majeurs d'amitié et d'ambition, auxquels
;e impubère est limité.
Lorsqu'on pourra réunir les accords majeurs aux mineurs,
combiner le jeu des uns el des autres, les faire intervenir cunm- Uttivement dans la répartition, ils donneront en tOUS sens les harmonies indirectes décrites dans ce chapitre, et qui, romantiques solon les mœurs actuelles, seronl bienséance obligée et passionnée i les générations parvenues a la pleine harmonie.
I 68 BérieS mesurées dont je ne traite pas dans cet abrégé, ne
établiront, comme les puissancielles^ que lorsqu'on pourra talc imbinémenl les accords mineur- avec les majeuj
On pourra élever sur cet accord indirect plusieurs objecti< entre autres celle de défaut apparent d'analogie mathématique, tn disant qu'ici l'équilibre est en raison inverse des disti usa pas invtrse du carré des distances. J'ai prouvé au Traité ^.uc cette anomalie apparente est une régulant l'échelle
i i»'atures. [Voyez IV, .''i », le chapitre qui répond a cette ob-
• ' a d'autres.)
II reste a parler du lot distinct qu'on affecte au talent ; c'est un
e considérable pour les vieillards peu foi tunes, qui .-eut toujours expérimentés dansdivi 'i\ dans
la direction des travaux, où les jeunes sectaires ne peuvent pas a^oir acquis de connaissances notables. L'industrie du talent qui doit établir la balance entre les bénéfices de capital et de travail, n'est parmi nous qu'un marche-pied pour l'injustice, parce que chaque agent supérieur s'attribue les connaissances qu'il emprunte de son teinturier, d'un subalterne pauvre.
Ce 2e mode de répartition, l'accord par générosité, ou accord indirect, est le ressort le plus efficace pour établir l'intimité des classes riche et pauvre; elle est à tel point, qu'un monarque, en harmonie, sourirait de pitié si on lui proposait une garde. Ceux qui l'entourent sont tous ses gardiens de cœur et sans aucune solde; ils l'escortent dans le cérémonial auquel ij préside; il a donc sans frais et par pure affection, ce que les monarques civilisés ne peuvent se procurer à aucun prix, la sûreté personnelle: nos rois civilisés ne se croient pas en sûreté au milieu de leurs sujets, ils s'entourent d'étrangers stipendiés, et sont encore fréquemment assassinés.
C'est par l'extrême inégalité des fortunes, qu'on arrive à ce bel accord de générosité : il sufffirail d'une ombre d'égalité, d'un rapprochement de fortunes, pour empêcher ce genre d'accord : aucun homme de moyenne richesse ne donnerait l'impulsion en abandon de ce qui excède le lot de minimum; il faut, pour cet acte bienveillant, des sociétaires assez satisfaits du revenu considérable qui leur échoira en dividende alloué aux actions. Ainsi. en dépit des diatribes morales contre les grandes fortunes, la phalange où les inégalités de fortune seront les plus grandes et les mieux graduées, sera celle qui atteindra I« mieux à la double harmonie de cupidité et de générosité. Combien la pauvre morale était loin de pénétrer ce secret de la nature sur l'harmonie de répartition, comme sur toutes les autres harmonies dont celle-ci est la base!
A la suite de cette solution sur le problème principal d'harmonie sociétaire, je suis fondé à m 'élever contre les détracteurs qui prétendent que ma théorie est bizarre, incompréhensible; on voit qu'au contraire elle est partout exemple d'arbitraire, et appliquée aux théorèmes géométriques, fort intelligibles pour eux, s'il faut les en croire : on ne doit pas s'étonner que cela pai bizarre à desécrivains qui, dan- toutes leurs conceptions sociales, n'ont pour règle que leur fantaisie, pour ressort que la contrainte fardé'1 du nom de loi. Lequel est l'interprète présumable de lu
32S SECTION V. — de l'équilibbe GÉNÉRAL DES I tSSIOKS.
nature, lequel est di.:ncde confiance --ai. ou de leur science
qui, procédant par violence légale, n'engen pauvre!
fausseté, ou de la mienne qui pi . ar la liberté et fat
tion, et qui borne à un canton d'une lieue carrée, fessai que sophistes veulent toujours étendre à i n empire entier, p ur n'aboutir souvent qu'à le baigner dan- le sang, au lieu du bonheur on l'a leurré? Ici on ne peut craindre aucun leurre, puisque le pis-aller d'un essai des £ dit de doubler le
produit par un concours yens vraiment neufs, tels que les
courtes séances, l'exercice parcellaire, les échelles cabalistiques, l'attraction industrielle qui naît de ces 3 ressorts combinément employés, l'extension de la mécanique, remploi opportun
3, les économies incalculables de ce nouvel fectionnement qu'il garantit en tous genres de produits. Tâchez de vous concilier avec vous-mêmes, philosophi vante/. Newton comme le premier des jénies modernes qu'il a commencé, 1" calcul de l'attraction, en se bornant a une branche; pourquoi déprimer l'homme qui continue ce calcul, et qui l'étend du matériel au passionnel, branche bien autrement utile tpie celle qu'a traitée Newton.
antent la t prennent pour de
tantùn i uncturaque polit ( : déclarent donc par-
ti-ans des séries et de l'application aux relatioi
ciales; ils invoquent la science que j'apporte, le moyen d'établir [S R LIEN dans lentes II S 1 : «un lie- du mécanisme social.
Voua vantez l'analogie comme règle do justesse, je suis le seul qui i . ma théorie esl la seule qui soit calquée
sur les lois immuables de la nature, sur les harmonies mathéma- ■ ; as un théorème de géométrie qui ne soit applicable àl'attract une branche d'analogie dont e la clé.
Biais vous craignez que celte nouvelle science ne nuise au ti
le but du ti.
autre qu urvu que n< :i- arriviez ton- a une
fortune subite, que vous importe qui mes en vendrai Do
ir juger sainement -ur ce qui tOUCh
c uni aires, attendez l'explication annoncée <\vu\ fi-, et rem a la postface; elle vi votre industrie actuelle
est un champ de ronces. Vous vanti puis-
que
cier à quelqu'un qui ait l'art d'inventer et de vous fournir des sujets, vous ouvrir la mine des sciences vierges, plus nombreuses que les sciences connues.