‹ Œuvres complètesChapitre 228 sur 276 · IMl 1 M IYS1 » ME · texte numérisé non relu

IMl 1 M IYS1 » ME

1° Direction intégrale du mouvement. Si Dieu est le supérieur en direction du mouvement, s'il est seul maître de l'uni . créateur et distributeur, c'e^t à lui de diriger toutes las parties de l'univers, entre autn OS noble, celle des relations so-

ciales : en conséquence la législation des sociétés humaines doit être l'ouvrage de Dieu et non dos hommes ; et pour diriger au bien nos sociétés, il faut chercher le cial que Dieu a dû

composer pour elles.

Grand sujet de querelle avec la philosophie] Il s'ensuivrait que ce n'est pas elle qui doit faire des lois, et qu'on doit chercher un code social composé par Dieu. Dan- ce cas Pau se trouverait au 1fr rang, et la rai.-on humaine au 1' '; ce n'est pas Binai que la philosophie établit lc> rangS; elle veut que Dieu soit au 1e et la

o humaine au l,r; en conséquence elle exclut Dieu de la prérogative de législation, pour la transmettre aux philosophes,

à Diogène et Muaboau.

2° Economie de ressorts. Si le mécanisme du I tait

■par Dieu, on y verrait briller l'économie de ressorts que

nous lui attribuons, en le nommant mihimi (boQIK II Or, l'éoOnomie exige qu'il opère sur las plus grandes réumoassociélai

et non pas sur la plus petite que nous nommons famille, me-

nage conjugal. Elle exige surtout que Dieu choisisse pour moteur l'attraction passionnée, dont l'emploi lui garantit douze économies que l'on ne trouve pas dans le régime de contrainte ; ce sont (II, 2i0 et 276) :

1. Boussole de révélation permanente; car l'attraction nous stimule, en tous temps et en tous lieux, par des impulsions aussi fixes que celles de la raison sont variables.

2. Facultés d'interprétation et d'impulsion combinées, ressort apte à révéler et stimuler à la fois.

3. Concert aiïectueux du Créateur avec la créature, ou conciliation du libre arbitre de l'homme obéissant par plaisir, avec l'autorité de Dieu commandant le plaisir.

4. Combinaison du bénéfice et du charme, par entremise de l'attraction dans les travaux productifs.

5. Epargne des voies coërcitives, des gibets, sbires, tribunaux et moralistes, qui deviendront inutiles quand l'attraction conduira au travail, source du bon ordre.

6. Elévation de l'homme au bonheur des animaux libres qui vivent dans l'insouciance, ne travaillant que par plaisir, et jouissant parfois d'une grande abondance où notre peuple, malgré ses fatigues, ne

parvient jamais.

7. Garantie d'un minimum refusé aux animaux libres, et dont on

aura le gage dans les immenses produits du régime sociétaire, étayé de l'équilibre de population.

8. Bonheur assuré à l'homme, dans le cas où la ssgesse de Dieu serait moindre que la nôtre ; car ses lois exécutées par attraction

nous assureraient une vie heureuse, au lieu de la contrainte que nous imposent les constitutions des philosophes.

9. Intégralité de providence, par révélation des voies de bonheur social, ajoutée à la révélation des voies de salut des âmes, fournie par le Messie et l'Ecriture-Sainle.

10. Garantie de libre arbitre à Dieu, faculté à lui de régir l'univers, y compris le genre humain, par l'attraction, seul ressort digne de sa sagesse et de sa générosité.

11. Récompense des globes dociles par le charme du régime attrayant, et punition des globes rebelles par l'aiguillon de l'attraction toujours persistant.

12. Ralliement de la raison avec la nature, ou garantie d'avènement à la richesse, vœu de la nature, par la pratique de la justice et de la vérité, vœu de la raison.

Y. Unité interne, fin de la guerre interne qui met dans chacun la passion ou attraction aux prises avec la sagesse et les luis, sans moyen de conciliation (I, 18i).

\. Unité externe ou avènement au bien sous la direction du ressort

354 \ v. — de l'équilibre général des passio-

. le seul employé par Dieu dans les harmonies visiblede l'onli Tel est le canevas but lequel on doit établir l'incompétence de la raison humaine en législation. Voyez les détails H, de 24 301. - lentsnégati

Il suffil 1 îles propriétés de l'attraction, pour prouver

qu'u:. I ts n'a paspu opter pour la contrainte,

voie; dateurs civilisés et barbares ;et que <

de l'attraction qu'il faut chercher le code social et industriel de Dieu.

:*n Justice distrib • dans la lé-

ition civilisée qni accroît la misère des peuples, en raison de leur industrie. Le premier signe de justice devrait êtr anlir

au peuple un minimum croissant en raison du j i cial.

l'effet contraire dans l'influence de t'esprit mercantile qui tend à couvrir la zone torride d'esclaves noirs arra leur payi ipérée d'esclavi r les

'i Angleterre, et que la cupidité mercantile naturaliserait peu à peu en ton peut elque justice dans un état de choses où li

de l'ii au pauvre la faculté d'obtenir

du travail"?

; idence. Elle doit s'étendre à toutes

les nations, aux es comme aux civilis I ! in-

dustriel refusé par li hommes vraiment lil

I i vues de Dieu; l'industrie que nous leur j

Lique, a'esl j as vœu de !

dence, puise ne satisfait point les impu |ue la

de la nature.

II en ir la viol . toute

indirectement, l'appui de \»

qui ne s'esl lobe d'i que l'aitrai I

qui ne repose que pur la viol.

est opposé soi vu( n; et il doit exister un autre régime

■rallie à toutes les i m les peuples, s'il

que

plique i de l'attraei

qui ' d - bai m i iales

de l'uni

NOTICE X. — Cil AI'ITRK XL 355

c'est donc dans l'élude de l'attraction qu'on doit chercher le code social divin. Quelqu.es beaux esprits se vantent de faire cette recherche, comme Voltaire qui dit à Dieu, dans une prière en vers :

Si je me suis trompé, c'est en cherchant ta loi.

Rien n'est plus faux, Voltaire n'a jamais cherché la loi sociale de Dieu, car il n'a jamais fait aucune étude de l'attraction passionnée, quoiqu'il fût l'un des hommes les plus aptes à ce travail.

D'autres savants, comme J.-.T. Rousseau, crient à l'impénétrabilité, à l'insuffisance de la raison ; c'est encore une fauss( lé : la raison wra très-suffisante, quand elle >,oudra se placer à son rang naturel, au 2e et non au Ier; quand elle voudra chercher le code social divin et non pas faire elle-même des codes. Mais au lieu de remplir cette tâche, elle nous paie, soit en gusconnades, comme Voltaire qui se vante de recherches qu'il n'a pas voulu faire, soit en obscurantisme, comme J.-J. Rousseau, qui accuse la raison d'incapacité, quand elle n'est que p; se et orgueilleuse, né-

gligeant de faire le calcul de l'attraction passionnée , et la diffamant comme vice pour se disculper de n'en avoir fait, ni analyse, ni synth

Il conviendrait d'ajouter ici un aperçu des absurdités sans nombre où serait tombé Dieu, s'il eût né faire un code social pour les relations industrielles de l'homme /Oyrz II, 258). J'en ai dit assez pour prouver que la voie des bonnes études était le ralliement à Dieu, la précaution de se guider sur les vu - caractères que l'opinion universelle attribue à Dieu; mais comme celte méthode ramène de toutes parts à l'étude de l'attraction, il n'est pas étonnant que la philosophie, qui veut maintenir ses propres lois, ait voué au ridicule la branche d'étude qui conduisait à la découverte des lois sociales de Dieu, et qu'elle ait nié le principe : Toute lumière spirituelle doit venir de Dieu, comme la lumière matérielle vient du soleil, emblème de Dieu, image sensible du père de l'univers.

1 ralliement à Dieu, dans nos éludes, conduisait encore à un acte de justice, auquel les philosophes ne veulent pas entendre; c'e>t de lui concéder le libre arbitre que nous réclamons pour nous-mêmes. Si nous admettons qu'il en jouisse, il a donc eu lo droit d'opter entre la contrainte et l'attraction pour agens de mouvement nh lai. S'il eût oj ainte, il lui eût été facile

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