‹ Œuvres complètesChapitre 229 sur 276 · SECTION V. — DE L EQUILIBRE GENERAL DES PASSIONS · texte numérisé non relu

SECTION V. — DE L EQUILIBRE GENERAL DES PASSIONS

de crécrdes sbires plus puissants que les nôtres, des géants amphibies de cent pieds de haut,' écailleux, invulnérables et initiés à notre art militaire. Sortant inopinément du >ein des mers, ils auraient détruit, incendié nos ports, nos escadres, nos armées, et forcé en un instant les empires mutins à abjurer la philosophie, pour M rallier aux lois divines de l'attraction sociétaire. Si Dieu a négligé de se pourvoir de ces géants, aussi huiles à créer que les grands cétaoées, on doit en conclure qu'il n'a -pécule que sur l'attraction, et qu'elle doit être la première étude d'un siècle qui voudra se rallier à Dieu, en exploration de la nature et des destins.

Toutefois, c'est une question très-neuve et digne d'un long examen, que celle du libre arbitre contesté a Dieu par la raison humaine; il est fâcheux d'abréger sur ce sujet, l'un des plus brillants que présente l'étude «-le Dieu.

L'on a pu voir, par ce chapitre, que la connaissance de Dieu et liions, qu'on nous dépeint comme des mystères impénétrables, est au contraire la plus aisée, la plus élémentaire des science-; et l'on peut dire, la science des enfants, puisqu'elle n'exige «pie la dose de bon sens facile a trouver chez les enfants dedix ans. mais introuvable chez des pères tous égarés, désorientes par la philosophie; et qui, pour rentrer dans V - com-

mun, auraient besoin, dit fort bien Condillac, de refaire leur entendement et oublier tout ce qu'ils ont appris de* sciences philosophiques.

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