‹ Œuvres complètesChapitre 237 sur 276 · CADUCITÉ, OU \' PHASE · texte numérisé non relu

CADUCITÉ, OU \' PHASE

s j Germesimple, Monls-de-piété urbains. » composé, Maîtrises en nombre fixe. Pivot, Féodalité industrielle.

\ Contre-poids, Fermiers de monopole féodal. \ Ton, Illusions en association.

Transitions J régulières, les 12 garanties, en. 50. en Ge période | irrégulières, les 32 issues, App. a cli. 52.

{Nota.) On ne mentionne pas ici les caractères permanents qui régnent dans tout le cours des i phases, mais seulement ceux qui constituent telle ou telle phase, et ses mixtes avec telle autre. Par exemple, la civilisation d'Athènes était une 2e phase incomplète, altérée, en ce qu'elle manquait du caractère pivotai, liberté des industrieux. C'était une 1e phase bâtarde et faussée, ayant en pivot un caractère de barbarie. Quand on connaîtra ce grimoire des caractères sociaux, dont je vais décrire huit ordres, il sera aisé de dissiper les illusions en progrès social.

La civilisation actuelle de France et d'Angleterre est une 3e phase déclinante. Il y a longtemps qu'elle a fait éclore les caractères de 3e phase ; elle tend fortement a la lr, dont elle a les deux germes; mais elle ignore l'opération à faire sur ces germes pour entrer en 4e phase, qui serait un progrès très-petit, le moindre possible; tandis que l'état actuel est une stagnation pénible où le génie est comme emprisonné, fatigué de sa stérilité, s'agitant vainement pour produire quelque idée neuve. C'est un état qui use le corps social par une station trop longue en 3,; phase, [t'oyez ch. 18, les caractère! qui signalent cette lassitude.)

A défaut de génie inventif, l'instinct fiscal ne tarderait guères à découvrir les moyens d'organiser la ¥ pha«e, qui est un progrès, mais non pas en bien. On n'entrerait dans la voie du bien

<ju'en organisant l'ambigu do civilisation et garanlisme V chap. 47 et is Ces! la manœuvre qu'un devait opposer au libéralisme, esprit stationnaire qui ne suit point avancer, et qui se passionne pour un caractère de la 2e phase, pour le système représentatif; gimblette bonne dans une petite république, telle que Sparte ou Athènes, mais tout-à-fait illusoire dans un empire vaste et opulent, comme la France.

J'ai observé 36 et 13,] que les anti-libéraux, classe non moins abusée que les libéraux, commettent une maladresse choquante en essayant de lutter contre les chimères libérales, par une rétrogradation en l* phase. C'est un moyen d'autant plus vicieux, que l'accroissement des dettes publiques nous entraine irrésistiblement vers la i' phase ou caducité.

Un examen détaillé du tableau des caractères permanents désignés dan- ce chapitre, suffirait déjà à dissiper nos illusions de vol sublime, et prouver que notre vol, en échelle sociale, est celui de récrevisse; car tendre à la V phase de civilisation, à la caducité d'une période essentiellement vicieuse, c'est un pi si Ton veut, mais un progrès eu déclin, un progrès comparable à celui d'une femme dont les cheveux blanchiraient à 60 ans; .-i elle disaitquesa chevelure se perfectionne, qu'elle va égaler la blancheur de l'albâtre : si elle s'écriait : • quel vol sublime de ma chevelure i vers la perfectibilité perfeetibilisante! » Chacun sourirait de pitié : le corps ne se perfectionne pas quand il \ieillit.

Telle est l'illusion de progrès dont s'enorgueillit notre vieil \ilisation, courant à la caducité. Les sociétés, comme les individus, courent à leur perte, quand elles s'endettent et se Livrent à l'usurier. C'est le fait de notre siècle ; il ne va que d'emprunts

• n emprunts.

i Le v imbibé, l'étolTe a pris son pli. » C'est un pli

bien pris que celui des emprunts fiscaux; chaque ministère nou-

veau fera un nouvel emprunt ; car il faut , dit le proverbe, ma.tyer quand an est au ratdier. Quelque parti qui vienne a dominer, la finance qui tient les rêne- du char, ne rétrogradera pas vers la mute de 1 économie. Quel sera donc le dénouement de cet ulcère fiscal, de 06 I hancro de dettes et d'emprunts qui ne ! nt que croître et embellir dans tOUS les enq dénouement

sera expliqué au chap. qui traite de la i° phase tic civilisation,

phase eu la f DOUA entraîne, sans que nos guide-,

les économistes, voient l'abîme ou court le monde social.

On peut les comparer au mauvais cavalier de qui les rieurs disent : Ce n'est pas lui qui mène son cheval, c'est son cheval qui le mène. Tels sont nos génies politiques : ce n'est pas eux qui mènent le gouvernement civilisé, c'est lui qui les mène, eux à qui il eût été si facile de nous diriger vers les routes du progrès réel, s'ils eussent voulu sortir de l'ornière, sortir des préjugés de morcellement agricole et d'anarchie commerciale, ou concurrence individuelle de fourberie.

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