‹ Œuvres complètesChapitre 35 sur 276 · TROISIÈME NOTICE · texte numérisé non relu

TROISIÈME NOTICE

KDrCATK» UI.TKI1IEURI ,

DES PETITES HORIH s

Antie.vnk. Il n'est pas de vertu plu> me que le petvîotisme : c'est le masque de tous 1rs partis; ce n'es! l'attri but d'aucun. Ils sont tout à l'égolsme.

J.»'s Imes neuves, surtout celles du jeune Ige, oui dans l'exercice des vertus patriotiques , un»' force qu'on ne trouverait pas chez les gens du monde, prêta i chftD celer et virer de bord pour une sinécure.

Sous ce rapport , il est déjà évident que les pères -ont mfére'urs aux enfants dans IYxerci<T tics vertus dites patriotique.

L'Association « sait mettre à profil > ce penchant de 1 1 fane»- tm actes de dévouement social ; elle sail employai le jeun tu\ postes où faibliraient le> p. i - atre autre- an poste des répugnances industriel

Ces répugnances, aujourd'hui, son! Minium» pria d'argent; mai- eOes devront être surmontées par attraction , dans un ordre de choses ou l«i plaisii sei i i sort essentiel du mec iniame social.

le régime d'attraction industrielle tomberait i plat, si on ne trous. lit pas un moyen d'attacher de puissantes amorces itn travaux dégoûtants qu'on ne peut, «'n civililation, faire exécuter qu'à force de salain

Mais si on parvienl I ètayer d'amorce passionnée les

fonctions immondes et avilies, le succès sera d'autanfc mieux garanti sur les fonctions supportables.

Il s'agit donc de créer une corporation de Décius enfantins, qui sache donner du relief aux travaux immondes et rebutés : elle répandra par contre-coup du lustre sur tous les services de < tiède * attraction.

Quel sera le ton de cette confrérie d'enfants voués pac enthousiasme civique, par esprit religieux et unitaire, aux emplois les plus répugnants , à l'enlèvement des boues et matières stercoraires? Faudra-t-il leur donner les manières des Sybarites , des inc-oyables à parole do-ëe ? Non, sans doute. Il faut ici un ton assorti à l'ouvrage , le ton poissard, dans le langage et même dans les noms distinctifs. Aussi cette confrérie enfantine aurat-elle son argot ou langage poissard, On sait en Harmonie tirer parti de tous les vices de la civilisation, même de ses ridicules.

Il est dans l'éducation harmonienne une tâche bien plus importante à remplir que celle de faire des enfants une troupe de savantins; l'ordre sociétaire veut en faire J des héros de vertus sociales , des êtres dévoués au soutien de l'unité universelle. Que servirait d'éduquer l'esprit avant l'âme, d'initier les enfants à la science, avant de les avoir façonnés aux mœurs convenables pour ce bel ordre de choses qui assurera le bonheur de l'humanité entière?

L'appui principal de l'unité, son palladium en mécanique passionnelle , reposera sur une corporation de Décius industriels, tirés de l'âge de 9 à 15 ans, c'est-âdire des deux tribus de lycéens et gymnasiens.

Il convient de traiter de cette corporation et de toutes les autres dont se compose l'enfance , avant de parler du

I i" k&SOGUTfOfl<

corps sibyllin chargé d l'enseignement. Le détail & méthodes sera mieux placé .1 la fin de cette section, où L'on aura \u les résultats «lu travail des instituteurs harmonii u> : ils seront appréciés d'avance , quand (>n aura pu comparer leurs précieux services aui vaines formalité*

de l'éducation civilisée.

Page 1