ÉDUCATION EN PHASES ULTÉRIEURE ET POSTÉRIEURE
Argument général de la Haute Éducation.
Jusqu'ici le cadre d'institution a été restreint , à peu de chose près, aux développements du corps. Les détails vont devenir plus intéressants, dans le tableau d'un âge où le soin du moral doit prévaloir sur celui du physique. On va mettre en jeu de nobles ressorts, les actes héroïques d'amitié , d'honneur , de patriotisme ; vertus qui doivent régner pleinement chez les enfants harmoniens ( 45 ) , et qui aujourd'hui ne sont pas même connues des pères civilisés.
L'impulsion aux grandes choses doit être donnée par la haute enfance , par les trois tribus supérieures : i lycéens , 5 gymnasiens , G jouvençaux. Ces trois tribus doivent entraîner les trois de basse enfance ( charme corporatif ascendant (45). J'ai donc dû différer à parler des ressorts de vertu, dont l'tmpulsion ne repose que sur la haute enfance. J'ai dû me borner à traiter en lre. et 2e. phases , du matériel de l'éducation , du luxe qui comprend santé et richesse ; et qui est le premier but trers lequel on doive diriger le jeune âge , puisque c'est le premier foyer d'Attraction (II, 239).
L'enfant barmoeien sera parvenu I m point dés I Igc de Dans; 3 ton acquis la rigueur et la dextérité de toutes tarifes du corps '35); il possèdes* de plus le - g tle richesse dans les nombreux tra\au\ auxquels il s f< rmë en fréquentant les ateliers de- >-n. - p ISS.
Il restera à élever son uu ot SON lsi-rit à. la même perfection; le rendre capable d'exceller dan- les.ferios des [ productives ; et les études utiles.
la se borne le programme de la haut»- éducation, qui comprend les trois tribus, l lycéens, 5 gymmsiens, 6
JOUi ' I ■
Un incident s'opposera à ce que la culture de l'esprit te loin avant 15 ans: on ut peut pas donner aux naissance du système de la nature, leur expliquer les jolis emblèmes de l'analogie passionnelle Pivot Inverse , citer et nu R . Ii Mulfl tribu des jouven< 101 et jouvencelles peut Tire initiée à pareilles etu a deux tribus de ly< w l gymnasieni eatjoutaé virement exclues ; il faudrait leur apprendre >ur l'ainour (>t le lien familial des détails qui ne sont la COU
tence de leur ftg€ ; il est indispensable de différer ■tinns,
-t-on obligé d'avoir , 60 Harmonie . p. ni
^traction de l'enfance, des ouvragesqui ne toueatfroo) al è la théorie générale d'analogie.
Cette théorie a le défaut d'embrasser les quatre p s g affe« ti\. a , dont deux . l'amour et le famillisme . ne
sont pas do ressort de l'enfant. Dune pouti i lui enseigner que des analogies partielles sut les deu iibr-
tites majeures, amitié et ambition : enenr. l'enseunement
derra-t-il être circonspect et restreint dans ce geon
Ms.
11 sera donc impossible d'initier les enfants de 12 ans au système de la nature , quelle que soit la précocité de leur génie. Ils ne jouiront pas moins de tout l'enseignement actuel, combiné avec la pratique dont ils sont privéen civilisation , où nos instituteurs sont bornés au quart des moyens d'enseignement ; car ils manquent de théories d'analogie universelle , comptées par moitié ; et dans l'autre moitié qui leur reste , ils ne peuvent pas entremettre la pratique industrielle avec la théorie.
Dès lors , l'enfant harmonien, quoiqu'exclu d'initiation au système de la nature , aura encore dans ses étude? une chance de progrès double de celle des enfants civilisés, qui ne peuvent pas combiner la pratique avec la théorie.
L'institution civilisée est donc réduite au quart moyens naturels ; soit dit en réplique à nos perfectibiliseurs, qui prétendent faire de l'enfant de 12 ans un génie universel, outrer en tout sens la précocité, et forcer les moyens au lieu de les développer par degrés.
Les Harmoniens évitant cette faute s'attacheront aux développements progressifs ; ils cultiveront
les facultés corporelles, en lre. phase ; Bamb. : les facultés industrielles , en 2e. phase ; Cher. Sér. : les facultés de l'âme , en 5e. phase; Lyc. , Gym. : les facultés de l'esprit , en 4e. phase; Jouv. Conformément à cette échelle, ils ne chercheront point à engager prématurément l'enfance dans la culture des sciences; car l'excès des progrés en ce genre obligerait a lui dévoiler avant le temps ce système d'analogie univer selle qu'on doit lui cacher jusqu'à la puberté, et qui pourtant est la voie de rapides progrès dans les éludi Impliquons le but du Créateur, dans cette limite im • n q»;nie enfantin
IVf ASSOCIATION COMPOSÉE.
Dieu a dû ménager des contre-poids à l'excès de chaqui passion, à l'influence qu'exerce l'amour dans l'âge d'adolescence, où souvent il préoccupe exclusivement l'imaji nation , surtout chez los femmes.
Il n'existe pas , dans l'état actuel , de contre-poids aux amours dans le jeune Age. Dieu en a ménage plusieurs pour les Harmoniens, entre autres la culture de l'esprit par étude composée. Cette élude ne commencera qu'au •« l'amour, et ne sera guère moins séduisante, même p. an les jeunes gens de 1(> ans d'un et d'autre sexe.
L'amour , a 1(> ans, devient pour NU un nouveau inonde passionnel ; en même temps , le calcul de l'analogie leur dévoilera un nouveau momie scientifique adapté à leur situation , à leurs jouissances dont \\ offrira le tableau.
Ce serait peu, si l'Harmonie ne mettait en jeu des contre - poids plus puissants encore; tel que celui des dignités amoureuses de tous degrés , selon la tabla . Il , .">7<). Belle carrière d'ambition honorable » ouferte su monde galant !
Ces nouvelles chances et autres non indiquées balanceront la fougue amoureuse ; elles la modifieront ^mla modérer , elles lui donneront une direction judicieuse, adaptée aui conTenances de 1 1 gloire, «le h science et de
l'unité' sociale.
< Nu ne pourra juger de cet effet que lorsqu'on connaîtra
en plein deux théories encore inédites ; celle de l'aUMUr en tous degrés, table, II, 536, et celle de l'anal
universelle . annoncée au l'isot [nrerse.
Je ne saurais donner connaissance de ces ,|en\ icien
par égard pour DOsnxBuri et usages qui. proscrivant
les détails SW l'éclielle des , ggQfj ,|' niioiir Beloi
bleau, III, 5o6, interdisent par suite l'exposé des tableaux analogiques en tous règnes.
L'Harmonie ayant besoin de former, dans chaque Phalange , un corps de vestalité qui diffère jusqu'à i8 ou 19 ans d'entrer en exercice amoureux, il faudra se ménager des moyens de ralentir en amour cette portion de la jeunesse appelée au rôle vestalique ; il faudra créer à ces jeunes gens d'un et d'autre sexe , des distractions efficaces , des amorces de continence ; je dis amorces , car on ne pourra pas exiger impérativement la continence dans un ordre social régi par attraction.
Parmi les moyens de diversion à l'amour, figurera celui des études composées , qui ne commencent qu'à l'âge pubère (6e. tribu): elles consistent dans l'application (132) des théories d'analogie uuiverselle aux études simples , telles que les nôtres, toutes bornées à Tordre simple, isolées d'application au système des harmonies de l'Univers et de ses trois unités ( Pivot Inverse , Ulter. ).
Les études simples auxquelles est borné le monde civilisé ne régnent en Harmonie que jusqu'aux environs de \ 5 ans. Elles sont divisées en hautes et basses ; les basses pour les chérubins et séraphins , les hautes pour les lycéens et gymnasiens.
Quoique l'enseignement marche avec triple rapidité du moment où on met en jeu l'étude composée ou appliquée, l'Harmonie se gardera bien d'user de ce moven pour accélérer les progrès spirituels de l'enfant de 9 à 15 ans. Elle trouverait à cette précocité outrée , double inconvénient.
4°. Se priver du contre-poids que cette science différée jusqu'à l'âge pubère, opposera aux influences de l'amour (155).
156 ISSOCIATIOK l
-j". Exciter une curiosité prématurée el pernicieux •i , dès qu'on enseignerai! à un enfant l'analogie des
ataui et animaux qui peignent les effets d'amitié el d'ainhition ( Pivot Inverse . t tt<r. el Inter.) , il ne man querait pas de s'informer des autres analogies embléma tiques des effets d'amour el de famillisme ; oonn ûssances qu'on doit interdire au bas-Age.
L'Harmonie ne voudra pas ; 132 d'une préca obtenue à ce piîl : elle se bornera a former la mem I le jugement de l'enfant.
Sa mémoire sera exercée suffisamment par la quantité de font lions on il aura figure i n rivalité cabaUsliqt] minant les menus détails, comparant les variétés el les nuances , et joignant a cette pratique la lecture théories spéciales.
Son jugement sera formé à la justesse et rallie en tout
point à l'expérience , par connexion de ses Irai mi m i
l'emploi des produits, Vbyei I cet ég ird les chapitres 10,
1 1 , 12. de la 2e, .Notice, traitant (10 1 de la combinaison
jugements gastronomiques ayee les arts de culti
mserve el cuisine , item les détails ( 1 16, 1 18
L'enfant poUTfU de ces deux facultés spirituelles
et jugement méthodiqui , puis des <' icuJtés matérielles, vigueur pn el dextérité inU
grale (8); l'enfant, dis-je, aura satisfait au précepte d'Horace , ment tana in corp >> ■ perfection corn
posée de l'espril , perfection composée du coi §onl les quatre pivots de la pu un.
Il restera a remplir une condition pivotaJe , plus im portante encore, el bien inconnue en éducation civilis celle de formel Ymm l; la façonnera la pi
des vertus sociales, à l'héroïsme d'honneur et d'amitié, au sacrifice des intérêts individuels à l'intérêt collectif, au dévouement à la cause de Dieu et de la patrie, ou cause de l'unité sociale.
Tel sera le hut des quatre corporations dont je vais décrire les statuts et emplois. Deux domineront dans la phase ultérieure : ce sont les Petites Hordes et Petites Bandes ( 3e. Notice ). Les deux autres , celles de Vestalat et Damoiselat dominent en phase postérieure (4e. Notice ).
Sur ce quadrille de corporations repose l'importante affaire de l'éducation de l'âme, travail tout-â-fait étranger au système civilisé , qui ne s'attache qu'à styler et vicier l'esprit, souvent aux dépens de la santé corporelle, et toujours aux dépens de l'âme qu'on ne sait former aujourd'hui qu'à l'hypocrisie, qu'à la pratique du vice afFuhlé de quelques momeries de vertu.
Aussi hésité-je toujours à proférer les noms de Dieu et de patrie, en parlant à un siècle qui les a tant profanés, et qui en a fait le masque des intrigants d'un et d'autre hord; cercle vicieux inévitable dans la civilisation, qui ne peut qu'empirer de phase en phase (52, 54), tant qu'elle ura pas échapper à elle-même.