CHAPITRE II
Fonctions civiques des Petites Hordes.
Leur poste est toujours au point le plus périlleux : ellc> sont troupe d'élite en industrie; elles doivent se porter SUT tous les points où faiblirait l' Attraction industrielle.
si la répugnance parvenait à déconsidérer quelque branche de travail , la Série qui l'exerce tomberait dans
ASSOCIATION
I* avilissement ; «'lie deviendrait classe de Panas. verra, am sections 7 el 8 qui traitent de l'équilil qu'an tel effet troublerait le mécanisme : il faut que IVgénérale entre tons les sociétaires, afin que h se riche ne répugne point à prendre part aux travaux •ries. < >n doit donc ('tondre l'Attraction à les travaux, et garder qu'aucun soit frappe de mé- . ni même déconsidéré.
pendant il en est quelques-uns qui | nt peu
eptibles d'attraction ; tel est le cura edesl jd'ai-
-. Il faut aviser aux moyens de surmonter l'obstacle,
et a défaut d'amorces din d fournir d'indirect et poui
fonctions , même pour le- plus abjectes.
Répondra-t-on que n la régie d'exception qui
me les T/S' ». pour le tout . il suffit que les 7 B*\ s lient
. et qu'on pourvoie au 6e. répugnant par un
renfort ire? Ces! un principe applicable à l'H
ie hongrée, période 7°. (II, 55). Mais dans la pleine
Harmonie, période 8e., cette lacune suffirait à déCOnsi-
j • • : as :e . et p ir suite le service
mi sticiti combinée; i détruire cette amitié, ce lien
d'affection el de préférence qui doit régner entre le vitcur et le servi. Voyei au chapitre de la domesticité .ittr,i\ inte I as, III, ^2t>.)
Il faut donc parvenir ô ériger en philanthropie religieuse
ircicc des fonctions les plus triviales, de celles qui
excitent une répugnance din tU > I timple, 11 faut la contre-
ncer par amoi ( 'elle op
. >i le l»ut el l'emploi des Petites Hordi
I c premii e d'amoi i as la brii >urs
t de toute autn !
>urs de courte durée a peine l'une heure el demie :
iussi est-on dans l'usage de les rassembler en cohortes vicinales de 4 ou 5 Phalanges contiguès : ces cohorh s viennent assister au délité ou repas matinal de 4 heures 3/4 ; puis, après l'hymne religieux et la parade des groupe qui à o heures vont au travail, on sonne la charge dv.< Petites Hordes par un tintamarre de tocsin , carillons , tambours , trompettes , hurlements de dogues et mugissements de bœufs. Alors les Hordes conduites par leurs Kans et leurs c Druides » s'élancent à grands cris, passant au devant des patriarches qui les aspergent : elles courent frénétiquement au travail, qui est exécuté comme œuvre pie , acte de charité envers la Phalange , service de Dieu et de l'unité.
L'ouvrage terminé, elles passent aux ablutions et à la toilette; puis se dispersant jusqu'à 8 heures dans les jardins et ateliers, avec leurs «collègues», elles reviennent assister triomphalement au déjeuné. Là, chacune des Hordes reçoit une couronne de chêne ou d'épines, qu'on attache au drapeau; et après le déjeûné elles remontent à cheval et se rendent dans leurs Phalanges respectives.
Les Petites Hordes ont, parmi leurs attributs, la réparation accidentelle des grandes routes, c'est-à-dire l'entretien journalier de la superficie. Les grands chemins, en Harmonie, sont considérés comme salon de l'unité; et par suite, les Petites Hordes, à titre de charité unitaire , veillent à la propreté et à l'ornement des routes.
C'est à l'amour-propre des Petites Hordes que l'Harmonie sera redevable d'avoir par toute la terre des grands chemins plus somptueux que les allées de nos parterre >. Ils ^eront entretenus d'arbres et arbustes, mêmi fleurs, et arrosés au trottoir.
Si une roule de poste essuie le moindre domin •
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l'alarme csl à l'instant sonnée . el an tocsin de la tour d'ordre avertit l'Argot, (jui va, s'il le faut, à la lueur des torches, Faire une réparation provisoire, et arborer sur les lieux le pavillon d'accident, de peur que le douta n'étant aperçu par quelques voyageurs, ne donne lieu d'accuser le canton d'avoir de mauvais sacripans. < m I' cuserait de même d'avoir de mauvais chenapans, •-ion trouvait un reptile malfaisant, serpent ou \ipère, et si on entendait un croassement de crapauds à la proximité des grands chemins.
Quoique leur travail soit le plus difficile par défaut d'attraction directe, les I*. II. sont la moins rétribuée de toutes les Séries. Elles n'accepteraient rien ^' il était < décent » en Association de n'accepter aucun lot : elles ne prennent que le moindre ; ce qui n'empêche pas que chacun de leurs membres ne pui gner les premiers
lots dans d'autres emplois : nuis à titre de congrégation de philanthropie unitaire, elles ont pour statut le mépris indirect des richesses, et le dévouement au\ fonctions répugnantes qu'elles ex< rcent par point d'honneur.
Ce dévouement qui nous paraîtra indifférent, est un palladium d'unité, ainsi qu'on le verra a l'équilibre d'amitié , Bect. 7. qui ne pourrait pis l'établir SUIS le secours de cette curponli il.
l.i plus belle prérogative dis petites Hordes et qui
noue les premières années" consiste dans la faculté de > h ailier un 8e. de leur fortune au service m Dll i BT Dl
i i mii ; mots synonymes, puisque la cause de l'unité
Celle de Dieu.
< ertes, il n'est rien de plus inconvenant que I rder
a un enfant pupille et Agé de 9 ans. le droit de dispO* I d'une portion quelconque de -i fortune. Cette li
dans Tordre actuel, serait la source des abus les plus révoltants.
11 n'en est pas de même en Harmonie; l'enfant qui entre aux Petites Hordes ne peut pas être dupe en leur cédant un 8e. de sa fortune : on en verra la preuve. Bornons-nous ici à consacrer le principe , le versement du 8e.
S'il est autorisé par les coutumes harmoniennes, c'est que les Petites Hordes étant conservatrices de l'honneur industriel, on doit leur fournir les moyens de soutenir ce rôle.
En conséquence, l'Aréopage fait en leur faveur un< exception d'un huitième sur l'emploi de la fortune patrimoniale. De sorte que l'enfant qui possède 800,000 fr. dont il ne peut disposer qu'à l'âge de majorité, a le droit d'en distraire cent mille francs dès l'âge de 9 ans, s'il est admis aux Petites Hordes, qui consacreront cette somme au soutien de l'unité,
Encore ne sera-t-il pas aisé aux enfants riches d'obtenir cette faveur; on en verra plus d'un y échouer, malgré l'offre de cent mille francs , qui en civilisation serait un gage de cent mille accueils.
Le plus précieux emploi des trésors de l'Argot a lieu dans la séance de répartition; elle se tient chaque année â la suite de l'inventaire. Lorsqu'il est clos on procède à répartir les bénéfices aux Séries.
Nous n'en sommes pas encore à cette opération; observons, par avance, qu'il peut arriver que diverses Séries se trouvent lésées. Telles prétendront qu'on leur doit en dividende proportionnel un degré de plus, le i°. au lieu <lu 'ie., différence 200,300 louis. C'est un démêlé as délicat, qui est aisément terminé par les Petites Hordes.
A la se mee de répartition clks prennent, à titre de
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Série de charité unitaire, le dernier degré el le moindre lot pécuniaire : malgré l'évidence de leurs fatigues et de leur dévouement , elles réclament comme pril honorifique la plus faible part. Elles préviennent, par cet acte de désintéressement, les réclamations que pourrait élever la le qu'on classerait à ce dernier degi Leur trésor est apporté en séance. Leurs chefs sont lu-dessous de l'Aréopage, avecun bassin rempli rouleaux d'or. Si quelque Séi plaint d'une 1( i
proportionnelle de 300, 400 louis , et que les votes soient indécis, à peu prés partagés, le Petit Kan ehel delà horde! porte une corbeille de 400 louis devant les chefs •lie Série, qui sont tenus de l'accepta r. C'est pour eux un affront, un avis a mieux s'entendre une autre année avec les Séries rivales, afin qu'il ne s'<
ce de répartition, aucun débat capable de comprotre l'unité.
( ne Phalange qui passerait pour Être sujette aui m intelligi nces dans l'instant décisif, au jour de la répartilion , sérail décrédilée dans l'opinion ; ses actions tombent; on s'en déferait promptement , parce qu'on lait, • n Harmonie, que le matériel ou industrie périclite si le
passionnel est en discorde ; l'Attraction , dans - , diminue d'intensité; le travail et le produit ne peu! manqut r de B*en ressentir.
Dés quece desordre interne serait connu, la Phalange
il accusée d'ignorance en mécanique passionnelle, en Ttimenl régulier du clavier général des de l'échelle des Séries, route Phalange qui exécute bien deux opérations, atteinl n. ait à I» pleine
Pour éviter à leur c inton c< i ••'
les dommages qui naîtraient d'une discorde en répartition, les Petites Hordes sont à la brèche : c'est à elles à se porter partout où faiblirait l'unité. Leurs trésors, leurs fatigues, sont prodigués pour cette cause sacrée.
Conservatrices de l'honneur social , elles doivent écraser la tête du serpent au physique et au moral; et tout en purgeant les campagnes de reptiles, elles purgent la société d'un venin pire que celui de la vipère; elles étouffent par leurs trésors tout germe de cupidité qui pourrait troubler la concorde, et parleurs travaux immondes, l'orgueil qui, en déconsidérant une classe d'industrieux, tendrait a ramener l'esprit de caste et détruire l'amitié générale. Elles savent employer au bonheur de la société, l'abnégation de soi-même recommandée par le christianisme, et le mépris des richesses recommandé par la philosophie. Elles sont, enfin, le foyer de toutes h s vertus sociales, en sens religieux et civique.
Elles en sont payées par des honneurs sans bon,. l'Argot est première cavalerie du globe ; il prend le pas sur toutes les troupes harmoniennes, et les autorités suprêmes lui doivent le premier salut. L'Argot reçoit partout les honneurs de haute souveraineté : à l'approche do ses hordes, la tour des signaux doit un carillon de suprématie, et les dômes un brandissement de pavillon. En adressant la parole à un sacripan ou chenapan en costume, on lui doit le titre de Magnanime; et on doit aux hordes de l'Argot, le litre de Glorieuses Nuées. Au temple elles prennent place au sanctuaire.
Le petit Kan ou chef de la horde d'une Phalange peut souvent commander dix mille hommes d'une année de passage; car, dans tout canton où elle séjourne, elle m part qu'après avoir assisté à la parade matinale, qui suit le
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délité ou premier repas et l'hymne de salre à Dion. Cell< parade e>t commandée par le Petil Kan, qui est an enfant de 1" à 1 i ans.
L'Argot a l'initiative sur (nus les travaux d'ara* ! rsqa'une année industrielle est rassemblée, elle ne peut pas mettre la première main a l'ouvrage; c'est une prérogative réservée au Petites Hordes. Elles doivent comme ! - gren idiers monter les premières à la brèche : elles se rendent à Tarux-e, au jour li\ i pour l'ouverture de la campagne : les ingénieurs ont fait le tracé du travail initial affecté box nuées de l'Argot; elles défilent en orage (0 sur le front de bandière, et fournissent la ; miere charge [industrielle aux acclamations de l'armée
Elles sont toujours sur pied à 3 heures du matin, nettoyant les étables, pansant le- animaux, travaillant aux boucheries, ou elles veillent à ce qu'on ne lasse jamais
(i) Défiler en orayo , en nuées qui s'entrechoquent! i chose inconnue en civilisation, oii l'on n'a jamais perfectionne les évolutions en ligne courbe. Elles ne sont pas même connues des l'ai tares : ils n'en ont que le germe , et ne eonnaisaenl patk manœuvres courbes, comme a, la Founmi.iiaini , la
1 i enfants harmoniens excelleront dans toutes ces man inconnues même des fameux cavaliers tai tares, mameluk et mahrattes. L'Argot tout enti< cai ilio
vohi mme les écuyers de Prou \ nains,
par la douceur et les raffinements de l'édw dépendront
aptes a toutes ces manœuvres aussi brillantes que l< nonoton i de plus insipide que les | i pied
et a che?al : qui en « ru une, en a ru mille : toujours la même Q ntkcelle d'Harmonie, elles ont en m ùligne
<-t curTiligne, loiten ordre serré, soit en i , des
mat.- variées a l'infini , corara
souffrir aucune bète et qu'on lui donne la mort la plus douce.
Elles ont la haute police du règne animal : celui qui maltraiterait quadrupède, oiseau, poisson, insecte, soit en le rudoyant, soit en le faisant souffrir aux boucheries, serait justiciable du divan des Petites Hordes ; et quel que fût son âge, il se verrait traduit devant un tribunal d'enfants, comme inférieur en raison aux enfants mêmes; car on a pour règle, en Harmonie, que les animaux n'étant productifs qu'autant qu'ils sont bien traités, celui qui maltraite ces êtres hors d'état de se venger, est lui-même plus animal que les bêtes qu'il persécute.
( La police du règne végétal appartient au sénat des Petites Bandes, et celui qui gâterait fleur ou fruit, arbre ou légume, serait justiciable de ce sénat enfantin.)
Aucune classe ne saurait être jalouse du relief des petites Hordes ; il est mérite par des fonctions austères dont s'affranchissent les petites Bandes, formant moitié de la haute enfance. L'Argot ne réunit que les caractères de forte trempe, capables de subir de rudes épreuves. Au jour de la réception, il faut que le récipiendaire présente avec fermeté son bras a la brûlure , pour être marque d'un lion, s'il entre aux sacripans; d'un aigle, s'il entre aux chenapans. On exige de lui, comme du gladiateur blessé, qu'il souffre avec grâce. Moitié des enfants ne peuvent pas se prêter a ces épreuves; aussi prennent-ils parti dans les Petites Bandes, qui ont bien leur utilité.
Mais les respects et les honneurs sont dus a l'Argot , parce qu'il est en Harmonie f palladium compose , garant contre les attaques de l'orgueil et de la cupidité. Double victoire que la nature a réservée aux enfants et non au x pères! Combien nosèquilibristres sociaui étaient êloig
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de soupçonner que l'enfance recelât ce foyer de pâli lisme9et que les enfanls dussent être un jour l< unes
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