CHAPITRE lil Application am éqnflibres passionnels
Vous< aEi donc les passiohs, s'écrient no
tiques . i s impossibles! ils oni lout ilit, quand ils ont dît: : donc changer les panions, CV>t vous, politiques imbéciles, qui i de les
changer dans vos traités de perfectibilité perfeei Voyons qui de r< as ou *le moi prétend changer les »sions.
Il n'en esl pas «le mieux constatée que de celle d saleté chez les èc< t enfants de 1 < > à là ans, Tout
moraliste déclare qu'il faut les corriger, les punir, lorsqu'ils ont souillé tous lours vêtements et ceui d'autrui, fait des ordures (bus la chaire du professeur: voil la bonne nature inspire aux enfants, une frénésie de té quand ils sont rassemblés. ll> n'en museraient pas d aav lit appliquer s travaux utiles an pu-
blic h flatteurs pour l'enfant
« Bah! vous parle/ d'enfants mal . «lira quelque
moraliste : il s'en trouve d'autres qui oui dv* penchants h< onétes, >
us doute , il i irais le- utiliser an chapitre
p< tites B m: les : mais il denw ostant que jusqu'à
deui tiers de filles
'. ( h\ m Ton veut m LES
! faut trouver no moyen d'utîliseï
immondes que la nalure donne évidemment à une moitié de l'enfance ; prétendu vice, dont l'Harmonie fera, dans les Petites Hordes, l'emploi le plus précieux en équilibre social.
Ma théorie se borne à utiliser les passions [réprouvées] telles que la nature les donne, et sans y rien changer. C'est là tout le grimoire, tout le secret du calcul de l'Attraction passionnôe\On n'y discute pas si Dieu a eu raison ou tort de donner aux humains leiles et telles passions; l'ordre sociétaire les emploie sans y rien changer et comme Dieu les a données.
Il faut de bonne heure établir ce principe sur une question indifférente en morale, comme la « frénésie ordurièr;' des > enfants qui ne louche pas aux mœurs. Le principe une fois posé, nous en étendrons l'emploi en 4e. Notice; nous l'appliquerons aux relations d'amour, sur lesquelles nous établirons, comme en 3e. Notice, qu'il faut employer les passions telles qu'elles sont, et que, selon la fable du gland et de la citrouille , Dieu fit bien ce qvfil fit.
Etendons la démonstration aux âges inférieurs dont j'ai traité en lre. et 2e. Notice, et reproduisons, à ce sujet, une thèse déjà débattue, mais dont il est force de disséminer les preuves.
Il s'agit de l'opportunité de l'Attraction passionnée, de sa convenance avec tous nos besoins, et de la sagesse du Créateur qui l'a distribuée , dans tous les âges, en doses proportionnelles aux emplois d'Harmonie sociétaire.
En lre. et 2°. Notice, j'ai justifié Dieu sur plusieurs attractions du bas-age qui nous semblent vicieuses; la curiosité et l'inconstance : elles ont pour but d'attirer t'enfarri dans une foule de Séi ù i! doil se former
fv
i >s associ i non ' OMPOStil .
à l'industrie; l< penchant à fréquenter le$ polistant plus esl d*eui <ju'il doil recevoir, en Harmonie, l'impulsion du charme corporatif ascendant i<» : la obéiiêanee au père, au pria pU ur; ce ne sonl j>.i> eui qui doivent l'élever; son éducation doil se faire dans les ristères }>ir les rivalités cabalistiques.
Ainsi, tous ces prétendus vices de l'enfance deviennent qualités utiles dans l'étal sociétaire, el judicieusement adaptées par le Créateur aux convenances d«
En 3e. Notice , je viens de le justifier d'uni' attraction très-généralement critiquée; o'est le penchant de l'enfance à la malpropreté. Ce goût , chez les petits enC esl innocent et sans prétention : il prend un \<>! plus élevé cbei ceui de 9 à I-. vrais maniaques de saleté; il poussent du simple au composé, el conçoivent d< plans de cochonnerie. Par exemple, ils vont le >«>ir frotter d'ordures l< - marteaux «le portes el cordons de sonne) les enduire de leur denrée favorite ; ils n i rêvent qu'aux moyens d'en barbouiller tout le genre humain. Leurs complots sonl bien tramés et sagement exécutés; sau! quelques horions el coups de fouet que les laquais leur administrent, mais qui ne ralentissent pas leur noble ardeur.
D'où vient cette frénésie ordurière obéi le> écoliers de lOà 12 ans? Est-ce vice d'éducation, défaut de pr< ceptes ' Non, car plus on les sermonnera contre la saleté, j.lus ils s'] acharneront. Est-ce dépravation? La nature il donc dépravée, car c'est elle «jui excite en eux d<* tels penchants] n le système distributif de l'Attraction est juste ei tous ses détails, il faul < que tous ces instincts réputés vicieux aient un emploi Irét-utâle, puisqu'elle est si puissante sur la majorité 'les enfants «le 10 à li ai
Nous ne tarions . en n . débrouiller cette
énigme; la voilà expliquée: la manie de saleté est une impulsion nécessaire pour enrôler les enfants aux Petites Hordes, les aider à supporter gaiement le dégoût attaché aux travaux immondes, et s'ouvrir, dans la carrière de la cochonnerie , un vaste champ de -gloire industrielle et de philanthropie unitaire.
Sur ce point comme sur tout autre , le créateur et distributeur de l'Attraction a donc bien fait tout ce qu'il a fait, et la science en aurait jugé ainsi , même avant la solution du problème , si elle avait su (129) franchir les limites du génie civilisé, ne pas croire la nature sociale bornée aux moyens connus, aux mécanismes civili barbare. Mais notre siècle, tout engoué des abstractions, n'a jamais su s'élever à celles qui auraient provoqué les recherches en politique sociétaire.
La manie de saleté qui règne chez les enfants n'est qu'un germe informe comme le fruit sauvage; il faut le raffiner, en y appliquant les deux ressorts d'esprit religieux unitaire et honneur corporatif. Étayés de ces deux impulsions, les emplois répugnants deviendront jeux d'attraction indirecte composée. Cette condition établie au précédent chapitre se trouve remplie par les deux amorces que je viens d'indiquer.
En s'adonnant aux fonctions méphitiques, où souvent la santé du peuple est compromise, les enfants harmoniens n'exposent jamais la leur, étant toujours bien parfumés el purifiésavant et après une courte séance. Leurs austérités n'ont aucun rapport avec nos exercices, qui exténuent l'enfant sous prétexte île l'endurcir aux fatigues. Lei Petites Hordes sont sur pied à trois heures du matin , même au fort de l'hiver; mais on parcourt le Phalanstère i couvert, dans la rue-galerie, <1 ins <!<•< corrMor> chauffés,
160 tSSOCJATIOM COMPOSÉE.
suspendus sur colonnes, et ti tursallongi
( )n va «lu Phalanstère aux étables, en soutt rrains sablés :
l'enfance n'a dooc point à souffrir des intempéries dans
fonctions matin tics ; - uchant à huit heures do soir, elle donne au sommeil un temps suffisant : il a
dans ses travaux aucune lésion d'équilibre sanitaire.
Passons .le ce préambule à l'équilibre passionnel.
Pourquoi l'enfance est-elle appelée au rôle principal en mécanisme d'amitié générale? Ces! que les enfants, en passions affectives, sont tout à l'honneur et à l'amitié. Ni l'amour, ni l'esprit de famille ne peuvent les en distraire : c'est donc eux qu'on doit trouver l'amitié dans toute sa pureté, et lui donner le plus noble i celui de charité sociale unitaire, prévenant l'avilissement des classes inférieures par l'envahissement tions
abjectes, et maintenant l'amitié entre le riche et le pauvre
I item aux Petites Bandes, libéralité en lutte avec la philanthropie].
Dans les divers chapitres qui ont traite des Séries Gr upes et Séries, III. 537), j'ai démontré que b'îI existait dans l'Harmonie une seule fonction mépris putée ignoble et dégradante pour la cl li l'exerce,
1rs services inférieurs seraient bientôt déconsidérés en chaque branche d'industrie, aui étables, aux cuisines.
. u\ appartements, BUX ateliers, etc. : l'avilissement s'étendrait d'une fonction à l'autre; le mépris du travail renaîtrait par , et l'on finirait, connue en civilisation, par titrer de^tiu comme il faut, ceux qui ne font rien,
nt in. lis, i rien. Il ;irri\erait que celte classe ricin ne
prendrait plus parti aux Séries industrielles, et répugne r.iit i i.ute rel il ion sociétaire avec la classe pam re. I '< m à l'enfance .1 préserver de ce vice le corps itx
s emparant corporativement de tout service dédaigné, en l'exerçant pour la masse et non pour l'individu (sauf le service des malades qui ne peut être confié qu'à une corporation d'âge mûr, celle des infirmiers; encore les Petites Hordes y interviendront-elles quant aux fonctions immondes).
Ce n'est que sur cet âge qu'on pouvait jeter les yeux pour faire exercer par attraction indirecte la branche des travaux répugnants. Pour prix de ce dévouement généreux, on les autorise à un autre sacrifice, à celui d'une partie de leur fortune. Ainsi l'Harmonie sait produire double dévouement, là où la civilisation ne ferait germer que double égoïsme.
Eh! qu'en coûte-t-il pour amener les Petites Hordes à ces prodiges de philanthropie? Quelques fumées de gloriole; un premier rang dans les parades, un carillon de suprématie, le privilège de mettre la première main au travail, d'ôtre les premières au poste difficile ! C'est payer une fatigue par une autre fatigue. Ainsi; l'exige l'ordre composé , seul assorti aux penchants du cœur humain. Les corporations civilisées les plus austères sont souvent celles qui obtiennent de leurs cénobites le plus d'affection et de persévérance; que sera-ce dans les Petites Hordes, où le dévouement n'aura presque rien de pénible matériellement, grâce aux penchants de leur Age à braver la fétidité et se faire un jeu de la malpropreté ?
Longtemps je commis la faute de blâmer ce ridicule des enfants, et chercher à le faire disparaître dans le m< nisme des Séries pass. : c'était agir en Titan qui veut changer l'œuvre de Dieu. Je n'obtins de succès que lorsque j'eus pris le parti de spéculer d'accord ayec l'Attraction; chercher à utiliser les penchants de l'enfai
IleJ \ss«H [ATIOU
tels que la nature les cr< e. Ce calcul me donn i la corporaiion que Je riens de décrire, el qui esl l'ope des I roues du char, l'un des leviers cardinaux en équilibre passionnel.
On a tu (III, 77) que chacun des I groupes domine dans l'une des I phases tir la rie, el que c'est le groupe d'amitié qui régil l'enfance ou première phase. Aussi l'amitié n'est-elle , à aucun âge, plus dominante ci plus franche que chei les enfants.
Puisqu'il faul extraire de chacune des i phases de la rie, un des roi d'équilibre passionnel, onnepeul
extraire de la phase antérieure, dite Enfance, que le rouage d'amitié.
Eh! comment obtenir des enfants un effet d'amitié imtiairt , applicable à tout le genre humain, el formant l'un des pifots cardinaux de l'unité? Ce problème esl résolu par la corporation des Petites Bordes; elle ex< rce en i unitaire la seule branche de charité qui reste en Harmonie;
il n'y a plus de pauvn S à S C airir, plus de cap!
cbeter el délivrer des bagnes; il ne reste donc aux ('niants que l'envahissement des travaux immondes ; charité de haute politique, en ce qu'elle préserve de mépris les dernières classes d'industrieux , et par suite les moyennes. Elle établit ainsi la fraternité rêvée par les philosophes, le rapprochement spontané entre toutes l« les.
si, dans un tel ordre, le peuple est poli, loyal, exempt de besoin , il ne peut plus exister chez les grands ni dé fiance, ni mépris pour le peuple. De là natl l'enthousiasme amie. d dans tous les groupes industriels, ou le peuple est nécessairement mèl< avec les grands. Vmsi dise le rêve qui reul dire «le tmis les humains une famille de frèr<
t ette pré( ieuse unité i I du moment ou il exil
terait une fonction dédaignée , avilie : par exemple , s'il existait en Harmonie des décroteurs salariés, ces enfants, et par suite leurs parents, seraient réputés classe inférieure, non admissible en comité de Série où figurent des gens riches.
Si ce genre de service est réputé ignoble, les Petites Hordes s'en emparent et l'ennoblissent. On se crotte rarement en Harmonie, grâce auxcommunications couvertes; et d'ailleurs, chacun a des chaussures de rechange, aux salles de vestiaire, à son armoire. Le cirage est fonction d'un groupe de la Série des pagesses; mais dans le cas où il faudrait subitement des décroteurs locaux, opérant sur la personne chaussée , on voit s'empresser une vingtaine de jeunes filles âgées de 7 à 10 ans, les unes déjà admises , les autres aspirantes aux Petites Hordes, qui ont un corps d'aspirants adjoints parmi les séraphins . Ces jeunes personnes exécutent le travail avec dextérité et prestesse , et on ne leur en doit d'autre salaire en les quittant, que de serrer amicalement le chaînon de fer dont toute sacripane est parée, en signe d'enchaînement à la cause sacrée de la charité unitaire.
Ainsi l'amitié collective, qu'on nomme en style philosophique la douce fraternité, s'établira par l'entremise des fonctions mômes qui aujourd'hui créent les divisions de castes et les haines entre les diverses classes.
Concluons de cet aperçu, que si l'on sait employer à propos les passions telles que les crée la nature, on en obtient un bénéfice composé; tandis que le système répressif ne produit qu'un dommage composé. Appliquons la thèse au sujet qui nous occupe, au penchant des enfants à la malpropreté.
Dans 1rs Petites Hordes, où ce penchant se développe
Hi'j kSSOCUTlOM • OUI 081
♦•n toute liberté el Dg «le n honorable, il
donne les deux bénéfices d'Easoi el cortre-essoi.
Bénéfice d'BSSOB direct, par les fonctions immondes gratuites auxquelles il entraîne l'enfance; curage des i - et des destruction des reptiles , e| travaux
de ce genre, tous très-profitables el très-coûteux.
Bénéfice de contre-essor oo contraste, dans l'extré propreté donl se piquenl les enfants - avoir use leur fougue aux emplois répugnants. Dès que les nuées de l'Argot onl quille le sarrau grifl ou babil de combat el repris l'uniforme, elles sont la plus brillante cavalerie, non par le faslc, niais par la bonne tenue des chevaux et harnais, par l'éblouissante variété des couleurs, en costumes . panaches , etc.
C'est, en passionnel, un assemblage des deux extrèn Mlles sont, en essor, au vœu de la nature ou Allra« qui les passionne pour le genre immonde. Elles sont, en contre* i l'effet opposé, à l'extrême propreté, par
I ffgueil qui fiait du titre de première cavalerie du gl
Ce contraste, semblable a celui de réfraction et ré flexion de la lumière, a toujours lieu quand on sail donner à une passion son cours naturel.
La même passion réprimée comme elle l'esl dans mœurs, devient doublement préjudiciable en ><•> i - '•i faux i ssoe. Examinons.
h NON BSSOR, elle excite l'entant comprimé à la ré
bellion secrète on intentionnelle, el souvent a la mutinerie. Elle compromet l'autorité «lu pèn el de l'instituteur}, qui luttent contre la OatUTC pouvoir h
dompter. L'enfanI privé de satisfaire ses gofl conserve pas moins, el s*] livre dès qu'il échappe aux trgus
En faux essor, elle excite l'enfant à d'autres méfaits. Entravé sur l'un de ses goûls, il deviendra rancuneux, malfaisant; il brisera, querellera, refusera l'étude qu'il aurait acceptée, si on lui eût ménagé un essor honorable de sa manie ordurière.
D'après ce parallèle, on voit ici le système répressif ou engorgement passionnel produire double vice , au lieu du double bien qu'aurait donné le développement passionnel. C'est le mal composé, au lieu du bien composé.
Celte propriété est inséparable des passions. Chez l'homme elles donnent toujours en mode composé [ou double effet] le bien et le mal qu'elles donnent en mode simple chez les animaux.
Etudions donc les moyens de développer et non pas réprimer les passions. 3000 ans ont été sottement perdus à des essais de théories répressives: il est temps de faire volte-face en politique sociale, et de reconnaître que le créateur des passions en savait sur cette matière plus que Platon et Calon ; que Dieu fit bien tout ce qu'il fit; que s'il avait cru nos passions nuisibles et non susceptibles d'équilibre général, il ne les aurait pas créées, et que la raison humaine , au lieu de critiquer ces puissances invincibles qu'on nomme passions, aurait fait plus sagement d'en étudier les lois dans la synthèse de l'Attraction.
J'ai répliqué sur le reproche de vouloir changer les passions; j'ai prouvé que cette prétention n'existe que chez nos pcrfectibiliseurs.
Peu à peu je paie la dette contractée avec les moralistes. Je me suis engagé à réaliser, dans le cadre d'Hirmonie pass., toutes les chimères de vertu dont ils se re-
imme celles d> la douce fraternité è[ du n prisd i richesses perfides. Voilà les deux préceptes
en pratique par un i I il les appliquer à l'acci i
>emcnt de l.i ricb i& . nèrale, cl qui ne méprisi richesse, mais l'égolsme en usage des richesses. Je repreodr iperças d'équilibre passiennel, i
gomeot spécial de 'iv. Notice, ou il faudra prelu<l< i sur les trois autres équilibres, non moins importants que celui d'amilié , dont les Petites Hordes Boni le palladium.