‹ Œuvres complètesChapitre 81 sur 276 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Répartition hyper-unitaire en raison directe <!es masses et ioi

lances.

En considération du relief que donne cetle culture a la Phalange de Guide el des bénéfices obtenus soit p ir les œillets employés a l'atelier de parfumerie, soit par les ventes et envois de plants, cette Série a été rétribu* une somme de 5600 fr. , dont 1200 au groupe des gros espèces, loOO au groupe des moyennes, et 900 au groupe des petites. On verra ailleurs quel ordre préside à celte répartition entre Séries et groupes. Occupons-nous d'abord de la distribution individuelle des î chus au nôtre, en lot de bénéfice sociétaire. C'est là que nous allons observer la tendance au premier foyer ou luxe, en conformité à celle des planètes, en raison directe des masses et inverse des distances, non du carre : on verra iusc de celle différence.

La somme de 12Q0 fr. allouée audit groupe est divi en trois portions de 500, WO, 500, affectées aux troi cultes d'industrie^ capital el lumières, savoir : Active, 3/6 accordés au travail , 600. \ Passive, S^6all au capital, 100. 1200.

Veutre, 1/6 réservé au talent, 200.

(Nota, La division des lots se trouvant faite sur i brouilloiiN par I 6, - 6, 3 <». je la conserve, on avertis qu'elle serait mieux par 3 12, M:\:> 12; 500, i<n». Cette différence ne change rien a la théorie. )

Des 600 fir. accordés au travail, on formera huit Séries de - ilôts, a peu prés dans Tordre suivant je dis 2i lou

et non pas 32 , les aspirants et auxiliaires n'ayant pas de rétribution).

Supposons que le scrutin de répartition donne la distribution suivante, où les exposants 1, 2, 3, indiquent les trois classes de fortune, la richesse, la médiocrité, la pauvreté, conformément au tableau précédent.

i8. 42 Galatee, 5. 59 Endymion, 5. 56 Amaryllis, 5.

2°. 58 Tityre, 3. 55 Araminte, 2. 52 Damon, 2.

5°. 34 Cresus, 1. 31 Aréthusc, 3. 28 Atys, 5.

4°. 50 Zenobie, 1. 27 Artemise, 1. 24 Clcophas, 1.

5°. 26 Selima, 5. 25 Bancis, 2. 20 Philcmon, 2.

6°. 22 Nisus, 3. 19 Hecube, 2. 16 Theophraste, 2.

7°. 18 Chloe, 2. 15 Clitie, 1. 12 Astyanax, 1.

8°. 14 Lycidas, 2. 11 Zelic, 3. 8 Hylas, 5.

On voit que les deux plus fortes parts sont adjugées a Galatée et Endymion, non que leur travail soit le plus nécessaire, car ils ne peuvent pas, à 18 ans, avoir acquis une intelligence supérieure ; mais leur présence excite l'enthousiasme. La beauté est un levier puissant dans un ordre où tout marche par Attraction. Galatee est chef du corps vestalique; or, une compagnie s'attache aux belles personnes quand elles ne sont pas infatuées exclusivement d'un seul favori. Endymion est chef du corps de Damoisellât, corps des amants fidèles en premier amour et considéré sous d'autres rapports; tous deux obtiennent le douzième de faveur ( selon la passion contre-foyère ou favoritisme, légèrement définie, 137). Celte part est peu (h- rhose ici; mais elle peut être beaucoup plus forte dans

divers groupes au nombre d'une soixantaine, dont ees deux personnages sont sectaires. Ainsi Galalée, quoique jeune et sans fortune, gagnera beaucoup, parce qu'elle est belle et chaste ; qualités dont la réunion ne procure aucun bénéfice en civilisation, par des voies honorables comme la faveur collective d'un groupe industriel; Endymion obtiendra aussi cette faveur à titre de damoiseau distingué.

Yiennenlensuitelestravailleurs recommandâmes, Tityro et Amaryllis, jeunes gents pauvres, mais très-diligents dans le soin du matériel; Araminle 'et Damon, gens de moyen âge, qui gèrent avec intelligence le bureau et les comptes, et méritent, vu leur fortune médiocre, une ample répartition. La tenue des écritures ne les empêche pas de vaquer a la culture.

Dans 1rs Séries ~e. et 4e. , je place d'abord Zénobie et Crésus qui, d'après leur fortune colossale, n'auraient aucun besoin de lots élevés. Ils les méritent cependant par leurs services empressés et judicieux, leur activité dans la cabale extérieure. Tous deux assez satisfaits do l'amitié de leurs sectaires voudraient pouvoir abandonner le lot de bénéfice qui leur échoit ; ils n'en acceptent que le taux de minimum, huit fr., qu'on ne peut pas refuser. Ils emploient le surplus en encouragements; ils le distribuent aux enfants pauvre s , ardents au travail et zèles pour l'honneur du groupe. Artémise et Cléophas font d<leur portion semblable usage ; ils n'acceptent que le minimum de huit fr. , et distribuent le surplus aux enfants pauvres et aux aspirants sans fortune, dont les service* précieux sont l'espérance du groupe.

Sans pousser plus loin le détail, raisonnons sur cette répartition. Si les plus riches sont ceux qui ont voulu recueillir le moindre lot ; si loin de prétendre à la plus fort<>

part en raison de leur fortune, ils abandonnent tout ce qui leur échoit en sus du minimum, il en résulte qu'ils tendent au bénéfice en raison inverse des distances de capitaux, car ils possèdent la plus forte somme de capitaux actionnaires, < dont ils perçoivent en plein le dividende > et ils veulent la plus faible part de bénéfice « en travail et talent » : ils tendent donc au premier foyer d'Attraction, au luxe ou bénéfice dans ces deux branches en raison inverse des distances. C'est une des deux conditions de l'équilibre passionnel de répartition. Examinons l'autre, qui consiste à tendre au luxe en raison directe des masses de capitaux.

On a vu que les 1200 fr. alloués à ce groupe ont été divisés en trois portions, dont 600 au travail, 400 au capital, et 200 aux lumières. Sur la somme de 400 fr. répartie aux capitaux actionnaires, les quatre sectaires opulents reçoivent d'autant plus qu'ils ont plus d'actions. Leur part est forte, parce que 10 des 24 sectaires n'ont que peu ou point de capitaux, et ne concourent presque pas au partage des 400 fr. de « lots de capitaux. » Les actionnaires perçoivent, sur ce point, en raison directe des masses de capitaux. Ainsi est remplie la 2e. condition qui constitue le contre-poids d'Harmonie distributive, j et qui assimile l'équilibre des passions à celui des planètes. Raison directe des masses, inverse des distances].

Nous voyons l'eilet contraire dans tout le mécanisme civilisé, où l'homme tend et arrive au bénéfice en raison directe des masses et directe des distances de capitaux, cardans toute entreprise où il intervient à la fois de ses «capitaux et de son travail, comme dans une maison de commerce, une régie de banque publique, etc. , enfin dans toute société d'actionnaires, celui qui coopère des deux

.)<m; Association composi

manières, par gestion active et versement de fonds, \ non-seulement un dividende proportionnel à sa m exactions, ce qui est fort juste; mais il veut encore

OU traitement plus fort que celui des commis sans capitaux, à qui pourtant il laisseles plus pénibles fonctions

Il tend donc au bénéfice en raison directe de la mai de capitaux, et dibeçte de la distance de capitaux; ce qui constitue l'absence de contre-poids, la subversion du principe d'équilibre < de générosité» en répartition.

De ce xice il résulte que le mécanisme civilisé ne \> produire que des monstruosités, que des fourmilc ils à côté de quelques fortunes colossales; au .1 la honte de nos verbiages économiques de balance, contre-poids, garantie, équilibre , ne voit-on partout qu'indigence, fourbe; tlsme el duplicité d'action

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