LIVRE IV. SECTION VIII. oio
adoptifs industriels ou continuateurs de passion. Ceux-ci, dans l'Harmonie, procurent d'autant plus de satisfaction aux adoptants, que le lien peut se transformer en mixte et participer de l'amour après l'avènement de l'adoptif à la puberté, surtout aux époques d'entrée dans le monde galant, entrée qui ne commence qu'à l'issue des premiers amours de vestalat ou damoisellat.
Un père civilisé qui renaîtrait dans la pleine Harmonie , reconnaîtrait avec surprise que l'affection consanguine ou paternelle simple est une passion doublement estropiée, dont le plein développement exige l'intervention des adoptifs continuateurs, et la faculté de gâtement harmonique (32, 34) des consanguins. Ce n'est qu'à ces deux conditions que le père peut obtenir une somme d'affection supérieure à la sienne, et se trouver amplement payé de retour, suffisamment idolâtré, aussi satisfait en ce genre qu'il l'est peu en civilisation. Tout père actuel qui verrait en Harmonie ce double retour en amour filial, s'écrierait : t J'ai connu la paternité, mais non les jouissances paternelles ; > de môme que celui ou celle qui verrait les amours de pleine Harmonie, pourrait dire avec raison : t J'ai connu l'amour et non pas les amours. >
A mesure qu'on étudiera ces brillants effets d'Harmonie [sociétaire] , ces accords ou ralliements du pauvre au riche, de l'inférieur au supérieur, et les moyens qu'ils fournissent pour concilier toutes les classes dans l'affaire décisive de la répartition proportionnelle, on se convaincra que les passions, gages de tant « de calamités en civilisation » , sont le plus sublime ouvrage de Dieu, et qu'en dépit des diatribes de la philosophie, on peut dire des passions comme de tant d'autres choses créées, Du i
vu x FAIT TOUT CE QU'lL A FAIT.
Toutefois, pour on venir à celte apologie de Dieu, il faut connaîtra la théorie des destinées et créations sentes et futures; celles du mouvement dualisé ( 11, ôt» de l'analogie universelle ou psycologie comparée (Ilf, iM2; : sans cette connaissance, tout esprit faible incline à .suspecter la Providence, en croyant la nature bornée aua moyens connus. Tel est le vice dont il faut corriger notre siècle qui, malgré ses prétentions au rang d'esprit fort. ne s'est élevé qu'au bel esprit faible et trés-faibK judiciaire, tant qu'il croit les vues de la Divinité bornées aux abominations connues, telles que les sociétés civil; patriarcale, barbare et sauvage, et l'horrible mobilier de création subversive qui nous peint les mœurs in!
s quatre société