‹ Œuvres complètesChapitre 98 sur 276 · Les philosophes, — G. Garanti-me, B · texte numérisé non relu

Les philosophes, — G. Garanti-me, B

7. Les sybarites et grands. — 7. Harmonie simple, C. S Le- maniaques pass., — 8. Harmonie comp., D.

Iod ce tableau, l'ordre civilisé contient une série

l'ambition- B iptées à toutes les période! sociales de l"'. phase (il, 35)» L'étal sociétaire peut seul satisfaire s eiassesj notamment la SL., « l par conséquent les sept autres bien moins efcigeenl mimons leurs pré-

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SOCtetK. Qutkfiee-OM croient à un bonbeuf pdJié e(

perd 3 retour; opinion ju>t« <t faille à la îoiBZJUêti ,

•h m que la lri\ période Edeo ou Série-gajrte . qui i trés^bonrcyati ne peut plus raiatlroj f" " oe

sue de bonheur n'eot point wnnr sasa ri ropa : c'était le régime domestique séfitires il paUl renaître applique à l'industrie, ni nom rendre le bonheur primitif ancra l'un grand luxe dans les ~' ei8*« période aies. On

ne doit pas regretter la cognée d'argent , quand on en obtient une d'or.

Quelques-uns de ces philanthropes rêvent le bonheur dans des illusions de vertus républicaines, comme celles de Fénélon sur les bergers de la Bétique. Ces utopies qui ne méritent pas de réfutation sérieuse, prouvent seulement qu'il existe une classe de savantas rêvant un bonheur extra-civilisé. Or, Dieu qui ne fait rien en vain,, n'aurait pas donné aux humains, et aux plus instruits, cette propension aux rêves de félicité extra-civilisée , s'il ne voulait pas la satisfaire.

2°. Le menu peuple, degré B, a des désirs de sauvage et de brute : par exemple, il convoitera un bon repas , sans plus, ne songeant point au lendemain : sur ce point comme sur tant d'autres, les philosophes n'ont pas trouvé moyen de le satisfaire. On a vu combien l'Harmonie excède ses faibles désirs.

On objecte qu'elle les outre-passe beaucoup trop ; qu'il suffirait d'une théorie qui assurât au peuple ce petit bien-être qu'il désire, cette garantie de subsistance. J'ai prouvé ailleurs que la demande est déraisonnable, en ce que le peuple, une fois pourvu du nécessaire, ne voudrait plus vaquer au travail. De là j'ai dû conclure qu'il faut procurer au peuple attraction industrielle et minimum proportionnel ; deux effets qu'on n'obtient que de ces périodes 7e. et 8e., dont on trouve les aperçus trop brillants.

Les ergoteurs ne connaissent donc pas la portée de leurs arguments ; ils se croient modérés en demandant peu pour le peuple, et ne voient pas que ces demandes, ne fut-ce que celle d'un travail garanti, impliquent beaucoup de conditions ultra-civilisées ; car en pays de pleine iv. 2 \

culture, la civilisation ne peut pas garantir au peuple un travail suffisant à ses besoins urgents.

~°. Les artisans et fermiers, degré A, ont des goûtpatriarcaux, n'ambitionnent provisoirement que le bonheur du ménage, les jouissances paisibles et obscures. une petite renie, un petit domaine. C'est le conseil donné par la philosophie; mais < lie satisfait à peine un 8e. d'entre eux : or, le 8e. de bien, en mouvement social, esl compté pour absence de bien. Cette 3e. classe veut dune. comme les précédentes, un bonheur que ne donne pa> it ne civilisé ; et pour la satisfaire, il faut spéculer stli

périodes plus élevées, d'autant mieux que, dés U moment où on lui accordera ses désirs modérée elle demi ndera davantag

4°. La bourgeoisie , degré h-, a communément goûts simples , qui correspondent à deux ùvs Harb. Elle aime, en fait d'ambition, à thésauriser, sans prétendre ;uj gouvernement. Tout est simple4 dans, ses attractions ; point d'illusion, point d'enthousiasme; la cupidité pure et abjecte, sans concurrence d'autre passion. La bour- . a la manière des Juifs, n'envisage le monde social qu'en sens defensif. lOQgeaol à > j .i.Milir contre le fisc et les intrigants. C'est une rtOOS en

r d'ambition ; elle n'est pas moÛS dévorée de cupidité ; et puisque la civilisation satisfait a peine un dixième • l-N bourgeois, il faut, pour contenter ces ambitieux sim-

, découvrir une autre société apte a leur donnai la

richesse immodérée, leur unique désir,

. Lanottetsft, degré \, même la petit* lejà

mi-partie d'illusions et de cupidité. Elle veuti outre les richesse i, de« h« nneun et de l'autorité; (die a* esl point ûmpl . in i« composée dans - rap-

port elle est la classe vraiment civilisée ; car la civilisation n'admet point dans ses propriétés l'apathie d'esprit qui caractérise les Barbares et les bourgeois : c'est une société inquiète, remuante , cabalistique, faite pour cherchera s'élever plus haut. Ceux qui veulent la ramener à l'immobilisme, ne s'aperçoivent pas qu'ils la font décliner ?érs la barbarie.

La noblesse veut bien modérer les bourgeois et le peuple, mais elle ne veut pas se modérer elle-même ; c'est dans ces vastes prétentions qu'on reconnaît le besoin d'une société ultra-civilisée; car, chez les nobles comme chez d'autres classes, on trouve à peine 1,8e. de familles contentes de leur sort.

G0. Les philosophes , degré B, classe dont les nu s sont plus étendues que celles de la noblesse. Ils voient le mal régner dans le monde social, et sentent le besoin d'y remédier. Ils croient y parvenir en révolutionnent la civilisation, d'où il faudrait sortir. Leurs conceptions n'enracinent que le mal, parce qu'elles maintiennent la civilisation, vrai Protée qui se joue de toutes les réformes. Pour seconder leurs vues de progrès sociaux, il faudrait les désenchanter, les armer contre deux sirènes qui les fascinent, contre la philosophie et la civilisation. Ils ne rêvent que les harmonies du degré B, la garantie d<* justice et de bien-être qui règne en 6e. période. Chez eux, ce ne sont pas les 7 8es-, c'est la totalité de la classe qui n'est point satisfaite et qui a besoin d'un état de choses ultra-civilisé.

7o. Les sybarites, degré C, les oisifs des capital*-, •ont une classe supérieure aux philosophes, non par le bel esprit, mais par le bon esprit en attraction. Ils sont plus près du but de la nature, plus pre> de la \raie per-

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fectibilité qui est celle des plaisirs. En théorie de bonheor ils suivent la méthode du chanoine Evrard :

« Vingt muids rangés chez moi sont ma bibliothèque. » Portant cet esprit dans toutes les branches de joui->.:r ils tendent manifestement au mécanisme de 7e. période qui raiïine sur chaque plaisir ; ils sont tous , sans exception, itllra-civilises , car la civilisation ne sait pas même rafliner sur les plaisirs permis, comtnc la bonne ch< i impossible hors du régime sériairc.

8°. Les maniaques passionnels y degré 1), espèce d< fous qu'on trouve en France plus qu'ailleurs dans la clim des jeunes gens. Ce sont des êtres courant d'excès en excès, impatients de la civilisation et de ses faibles jouissances, passant les nuits dans la débauche. Leur imagination ardente ambitionne l'état de compoêito perpétuelle ou fougue d'attraction qui MM le partage des harmoniens , mais qui , chez eux, sera contre-balancé par rallluence des plaisirs et la brièveté des séances : alors l'insatiabilité de jouissance deviendra garant de santé et de sagesse; et si celte classe d'insatiables doit trouver en Harmonie composée un plein contentement, pourquoi spéculer sur des périodes inférieures qui, satisfaisant les désiri modérés des classe ^2. T>, fc, ,'i , (i, ne contenteraient pas pleinement la 7('. et encore 010108 la 8*. ? ( .'e>t donc un \iee que la modération en pareil calcul.

Les S classes de postulants en bonheur ne peinent donc trouver un gage de fipiCCêS que dans la période B, d< jt 1), qui esl la plus facile à établir; OU tout au moins dans la période 7, qui déjà sYcarte en tout point des Mies de bonheur modère. Il se trouverait dans la période li, (.arantisme : on M a l'option ; niais il faut 500 ans

pour l'organiser en plein; il ne faut pas r> ans pour Ion-

der la période 7 : celle-ci serait donc préférable, même à moindre dose de bonheur : or, elle en assure davantage ; on ne peut donc pas hésiter sur l'option ; et c'est par cette raison que j'ai dû négliger de m'occuper des prétentions de bonheur modéré, d'autant plus suspectes que celui qu'on satisferait en ce genre , aspirerait, dès le lendemain, à l'immense bonheur. C'est ne pas connaître la nature de l'homme, que de le croire compatible avec la modération : il est malheureux que, par déférence pour ces dogmes erronés de bonheur modéré , on ait négligé depuis 3000 ans la voie de salut social, ou étude analytique et synthétique de l'Attraction passionnelle.

APPENDICE sur l'équilibre unitaire externe.

Je n'ai fait qu'ébaucher la théorie d'équilibre unitaire interne. Cet important problème eût exigé des détails très-circonstanciés, par exemple , sur la population, problème qui touche à l'équilibre externe dont je n'ai pas encore traité.

Chacun élèvera sur ce sujet la question qui est l'écueil de tous les économistes, celle de la balance de population. Elle s'accroît immodérément dans l'état de pleine culture et de pleine paix; elle réduit bientôt, sur un terrain donné, l'espèce humaine a l'indigence.

Or, le globe est un terrain limité, qui sera en deui siècles porté au complet d'environ 5 milliards 1/2; et malgré la conquête des régions glaciales qui seront pleinement habitables dès la 5e. année d'Harmonie, malgré la restauration des déserts de Cobi, de Sahara, d'Arabie et autres, l'espèce humaine favorisée par l'opulence

wSOCIATION COMPOSÉ! .

nérale et la paix perpétuelle en tiendrait à s'encombrei

» s"étou(fer par la pullulntion.

J'ai observé (pic, sur ce problème, les plus sages & ceux qui avouent avec Mallhus le cercle vicieux, ou qui, comme Slewart , après un demi-volume de recherches , Unissent \v<xr avouer qu'ils n'y comprennent rien. 11 sera très-facile de leur expliquer a cet égard le secret de la nature : mais l'équilibre de population est une question qui se lie au régime d'amour libre, a l'hypothèse d'un décaissement de fécondité chez les femmes, tant pal excès de vigueur que par cohabitation multiple ou polygamie féminine, et à l'hypothèse des nouvelles lois que Dieu pourra donnera cet égard, lorsque l'humanité, parvenue aux voies divines de justice et d'association, méritera de Dieu (388, 389) des instructions sur les iiimiiin ; établir dans ce nouvel ordre.

La balance de population louche à l'équilibre mineui externe; quant au majeur externe, il se compose des relations de commerce et d'armée dont le traité exigera un ample volume, non pour l'exposé du mécanisme, car celui du commerce harmonien s'expliquerait en une B tion , et moins encore.

Mais comme le siècle est fortement prévenu en fa\ des théories de libre mensonge, il parait nécessaire de joindre à l'analyse du commerce vèridique une digres bîod abrégée sur les infamies du commerce actuel, dont

je rue suis borné à donner deux tableaux :

II, :2I!), sur les caractères de genre*;

III, 587, sur les caractères d'espèce.

Peut-être aussi faudra-t-il donner simultanément connaissance du mode commercial mixte, qui est adapte à I,i période (>, Garanlisme; mode par lequel le gouvernement

se trouve, dans chaque pays, ligué avec l'agriculture, pour garantir les producteurs des fourberies et rapines du commerce libre, et entrer en partage des énormes bénéfices qui passent aujourd'hui entre les mains des intermédiaires improductifs, nommés marchands. I quiers, etc.

D'après le retard de ces divers traités, ma théorie d'équilibre doit sembler bien incomplète : il y manque d'ailleurs une analyse des passions, dont j'ai donné le plan (III, 557), et beaucoup d'autres détails théoriques sur les caractères. Dans l'impossibilité de traiter tant de sujets dès la lre. livraison, j'ai dû m'en tenir aux probk d'équilibre interne, dont certaines portions peuvent sembler trop peu détaillées. J'y suppléerai dès qu'on m'aura fait a cet égard des observations régulières. (Ce n'est guère par là qu'on débute en France. )

Au reste, ce premier traité, quoique bien incomplet, suffit à ramener tout lecteur a des opinions judicieuses sur !a destinée ; à lui prouver, 1°. que les nations industrielles sont faites pour l'Association, et non pour le morcellement; 2°. que le Sauvage a raison de refuser l'industrie , tant qu'on ne la lui présente pas en ordre sociétaire et attrayant; o°. qu'il n'est pas d'autre méthode compatible avec l'Attraction industrielle, que celle des Séries, adoptée par Dieu dans toute la distribution de l'univers, et dont l'introduction peut seule élever le mécanisme social Si l'unité d'action avec le système de l'univers.

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