‹ Œuvres complètes: comédies, drames (volume 2)Chapitre 101 sur 156 · COMÉDIES I) I{ A M K S · texte numérisé non relu

COMÉDIES I) I{ A M K S

scknf: VI.

Les mêmes ; RAOUL.

ROBERT, se retournant vivement vers Ursule.

Vous me disiez donc, tout à l'heure, mademoiselle, vous me disiez, comme à votre ami...

URSULE, sans voir Raoul.

Que VOUS seul, Robert... dans cette circonstance et par votre position... pouviez me venir en aide... expliquer ma situation... mes regrets, et adoucir parla, près de votre oncle... Famertume d'un refus.

ROBERT, A part, consterné.

Ah!

RAOUL, qui s'est avancé.

Qu'est-ce donc, mes amis ?

URSULE, à Raoul.

M. de Lamorinière me fait Thonneur de me demander en mariage et de m'offrir quatre-vingt mille francs de rentes... Je charge son neveu de vouloir bien lui dire, avec tous les ménagements possibles, et en cela je m'en rapporte bien à lui, que sa fortune fût-elle plus considérable encore, je suis engagée avec M. Raoul de Mornas, qui doit, ce matin même, venir demander ma main à mon pore.

RAOUL

C'est vrai.

URSULE

Et que rien au monde ne me ferait manquer à ma promesse.

RAOUL, bas, à Robert.

Tu l'entends... tu l'avais mal jugée.

ROBERT, avec impatience.

Eh morbleu!...

LA FILLE DE TRENTE ANS

RAOUL

Qu'as-tu donc?

ROBERT, se contenant.

Rien.

(U remonte le théâtre avec dépit.) RAOUL, à Ursule.

Monsieur votre père est-il chez lui? (Apercevant Hélène qui entre par la gauche. -— A part.) Hélène !

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