SCÈNE IV
Les mêmes; LA DUCHESSE, MARGUERITE, Dames d'honneur et Seigneurs.
LA DUCHESSE, s'adressant aux officiers.
C'est bien, messieurs, je suis satisfaite du bon ton et surtout de la décence qui régnent dans le camp ; la gloire est belle, mais la moralité est quelque chose, et nous entendons que notre armée soit à la fois la plus brave et la plus morale de toute l'Allemagne. Mais, comment le prince Max n'est-il pas là^ pour offrir la main à sa tante et à sa souveraine? Qu'on le cherche ! (a Conrad.) Avertissez- le 1... (Conrad sort. — Apercevant Galaor.) Ah ! M. le barou de Blakcnberg !
GALAOR
Moi-même, que Votre Altesse a daigné rappeler de son long exil.
LA DUCHESSE
Ce sera à vous de mériter cette faveur.
Que faudra-t-il faire ? Qu'exige Votre Altesse ?
LA DUCHESSE
Du zèle et du respect, n'agir que quand je l'ordonne et ne parler que quand j'interroge.
GALAOR, s'inclinant et à part.
Le temps a respecté son caractère... toujours le même !
LA DUCHESSE, aux dames et seigneurs.
Mesdames et messieurs, laissez-nous... Restez, baron. (Sortie des dames et des seigneurs.) Avant l'arrivée de mou ncvcu j'ai à vousparler, à vous, en tête-à-tête,
(Elle va s'asseoir à droite.) GALAOR, à part.
Quelque danger me menaçait, j'en étais sûr.
DRAMES