SCÈNE PREMIÈRE
THECLA, seule, assise à gauche près de la cheminée.
Si jamais je suis reine ou princesse régnante, je ne mettrai personne en prison.,, on s'y ennuie trop!... Seule, depuis
hier... toujours seule ! (Elle se lève, et descend à droite.) Et Cet
oratoire qui me semblait charmant, et dont je ne voulais jamais sortir, je le déteste depuis que je suis obligée d'y rester! (euc s'assied près delà table.) J'ai lu... j'ai dcssiué... j'ai chanté tous mes airs d'opéra, sans que personne criât : Parfait ! Délicieux ! Je les ai recommencés sans qu'on me demandât his ! et sans que personne répondît à ma voix. (Elle se lève et gagne le milieu du théâtre. ) Autrefois, quand une princcssc était prisonnière dans un donjon, un preux chevaher accourait toujours, la lance à la main, pour la délivrer... Hélas ! il y a encore des princesses et des châteaux forts ; mais nous n'avons plus de paladins ! (Elle remonte à la cheminée. ) Allons ! je vais passer ma journée d'aujourd'hui comme ma soirée d'hier... au coin du feu... Ah I je donnerais tout au monde pour un événement... fût-ce un malheur!... Qu'entends-je ?
C 0 M l': D I E s — D R A 3kl E s
On tire les verrous de ma forteresse !... Ah ! c'est un ami qui me vient I