‹ Œuvres complètes: comédies, drames (volume 2)Chapitre 76 sur 156 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les mêmes; MÉLANIE, entrant par la porte à droite. MELANIE, tenant une carte.

Une visite... un ami.

LAMORINIÈRE.

Pour moi ?

MÉLANIE

Non, pour M. Robert.

LAMORINIÈRE.

Nous avons du monde à déjeuner, nous s'y sommes pas.

MÉLANIE

C'est ce que j'ai dit.

LAMORINIÈRE.

(il va à son bureau.)

Nous allons nous marier.

LA FILLE DE TRENTE ANS

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MÉLANIE

C'est ce que j'ai dit... « C'est donc vrai! s'est-il écrié avec joie, en s'asseyant ; tenez, mademoiselle, portez ma carte à M. Robert. » Et il a ajouté avec émotion : « C'est celle de quelqu'un qui s'intéresse encore plus que lui à son mariage I )) J'avais envie de l'inviter à déjeuner.

Par exemple !

ROBERT, froidement et regardant la carte.

Rochat... Benjamin Rocbat. Ça n'a l'air de rien, eh bien! ces deux mots signifient sept mille francs.

LAMORINIÈRE et MÉLANIE.

Sept mille francs !

ROBERT

Pauvre homme î Je crois bien qu'il doit être content ; il avait si peu d'espoir d'être payé, sinon après vous, que, quoiqu'il y eût jugement, il me laissait tranquille. x\Iais aujourd'hui...

LAMORINIÈRE, avec terreur.

Un jugement !

ROBERT

Oui, mon oncle, et si vous vouiez que mon mariage ait lieu... payez... sinon Benjamin Rochat ne sortira pas d'ici qu'il n'ait satisfaction ; et comme l'amiral va arriver.

LAMORINIÈRE, effrayé.

Je n'y pensais plus ! , .

ROBERT

Lui qui a eu tant de peine à dire oui, serait enchanté d'avoir un prétexte pour dire non. Payez donc.

MÉLANIE

, Eh oui I Monsieur, payez.

Je le voudrais, mon cher... mais, sept mille francs comp-

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