‹ Œuvres complètes: comédies, drames (volume 2)Chapitre 81 sur 156 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LAMORINIERE, URSULE, toujours sur le canapr?, à d oite ROBERT, sortant du salon à gauche.

ROBERT

Mon oncle, mon oncle, venez donc... on vous attend pour vous soumettre la nouvelle rédaction.

LAMORINIERE, entrant dans le salon.

J'y vais!

URSULE, qui, pendant la fin de la scène précédente, a tiré de sa poche une lettre, qu'elle a regardée d'un air attentif.

Robert ! Un service !

ROBERT, qui allait rentrer au salon^ accourt auprès d'elle.

Deux, plutôt.

URSULE

Vous, l'ami de Raoul, connaissez-vous son adresse, à Londres?

Sans doute! Pourquoi?

URSULE

C'est que la jeune marquise de Villiers, mon amie intime-

ROBERT

Celle que vous avez mariée?

LA FILLE DE TRENTE ANS

URSULE

Oui, la nièce du ministre, voudrait faire parvenir le plus tôt possible cette lettre à Raoul.

ROBERT, la prenant.

Donnez! Ce ne sera pas long; dès aujourd'hui, je Fespère...

URSULE, effrayée.

Que voulez-vous dire?

ROBERT

Croyez-vous donc que je me marie sans mon meilleur ami?

URSULE, inquiète.

Il va venir !

ROBERT

Paris n'est pas si loin de Londres, je lui ai écrit ces deux lignes seulement : Je t'attends pour signer à mon contrat de mariage. » Soyez tranquille, aujourd'hui, peut-être, il aura sa lettre.

(il entre dans le salon, à gauche.)

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