‹ Œuvres complètes: comédies, drames (volume 2)Chapitre 86 sur 156 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

URSULE, seule, assise près delà table à gauche.

J'ai attendu Raoul hier toute la journée et il n'est pas venu, et il ne m'a rien fait dire. Plus de doute! Il était là quand on a emmené Robert... il aura appris la rupture de son mariage. Libre!... Hélène est libre! Les espérances de Raoul sont revenues, et ses nouvelles promesses ont été promptement oubliées, (se promenant avec agitation.) Tous de même! Je devais m'y attendre ; mais son manque de foi n'aura pas la récompense qu'il espère. Il n'est pas encore le mari d'Hélène; je ne peux plus lui opposer Robert, il est vrai!... Mais M. de Vallombreuse, que j'avais éloigné pour lui, a déjà été prévenu et rappelé par moi!... Il s'est présenté hier chez mon père, qui consent... Ah! nous verrons! Pour me venger de Raoul, je ne sais pas ce dont je ne serais pas capable! D'abord, je me marierai ! Oh oui... à tout prix, j'y suis décidée.,. Qui vient là? (Avec joie.) Est-ce Raoul?

UN DOMESTIQUE, annonçant.

Monsieur de Lamorinière.

URSULE, à part.

Qui vient plaider encore pour son neveu, quel ennui !

LA FILLE DE TRENTE ANS

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