‹ Œuvres complètes: comédies, drames (volume 2)Chapitre 88 sur 156 · LE DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

LE DOMESTIQUE

C'est M. Robert.

LA FILLE DE TRENTE ANS

URSULE et LAMORINlÈRE., stupéfaits.

Robert !

URSULE

Il est donc libre, et vous ne me le dites pas! Vous vouliez me le cacher...

LAMORINIÈRE.

Libre... Je l'ignorais, et j'ignore encore comment cela s'est fait.

URSULE

Et moi, je le devine! C'est vous, monsieur, c'est vous!...

LAMORINIÈRE.

Non.

URSULE

Qui avez payé cette dette... dix-huit mille francs !

LAMORINIÈRE.

Non ! le diable m'emporte !

Tous ne voulez pas en convenir! N'importe, monsieur, c'est bien, c'est beau!... C'est un nouveau trait de délicatesse qui plaiderait en votre faveur, si c'était à moi de décider... mais, comme je vous l'ai dit... c'est à mon père seul qu'il appartient de prononcer... et puis, avant tout... votre neveu qui vous attend...

LAMORIMÈRE.

J'y vais! Qu'a-t-il à me dire? (a part.) En attendant, j'ai

fait là une fausse manœuvre. (Faisant un pas vers Ursule.) Et je

voudrais à tout prix.

URSULE, avec dignité et lui faisant une révérence.

Je ne vous retiens plus, monsieur.

(lamorinière sort par la porte du fond.)

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