VILLERBEGK, LE CZAR, SAPIEHA, OLGA
LE CZAR, entrant par la porte du fond à gauche et traînant rudement Villerbeck qu'il tient par la main.
Tu me trompes encore?... mais je te confondrai devant lui, devant elle... réponds! Et qu'on y songe bien, malheur à quiconque trahira la vérité, car il ne sera pas dit que vous aurez, à vous trois, tenu le czar en échec et qu'il aura perdu
LA GZAKINE
toute une matinée à débrouiller une misérable intrigue...
OLGA, à part.
Ah! que j'ai peur!...
LE CZAR, à VillerLeck.
Je commence par toi. Tu étais, dis-tu, à moitié ivre cette nuit dans le pavillon du Sud, Est-ce vrai?
VILLERBECK.
Oui, sire I
LE CZAR
Monsieur le comte y était aussi !
VILLERBECK.
Quoi, c'était lui!...
LE CZAR
Est-ce vrai?...
SAPIEHA
Oui, sire.
LE CZAR, à Sapieha.
Vous, monsieur, vous y alliez, vous me l'avez avoué... pour une femme que vous aimiez éperdument!
OLGA, à part avec douleur.
Ah ! l'ingrat ! . . . c'est donc vrai !
Mais deux personnes seulement habitaient ce pavillon...
OLGA, à part.
Il est perdu !
LE CZAR
De ces deux personnes laquelle vous attendait... laquelle?... répondez?..,
OLGA, prévenant Sapieha qui va répondre et allant au czar.
Moi, sire !