LA G Z A H 1 N K
OLGA
Personne au monde, pas même Votre Majesté, n'a le droit de lire ce qu'un mari écrit à sa femme !
Ce droit... je le prends...
OLGA
Et moi je ne le reconnais pas !
(Elle déchire In lettr.e, qu'elle jette dans la cheminée.) LE CZAR, s'élançant sur elle la canne levée.
Une pareille audace!...
LA CZARINE, se précipitant et arrêtant son bras.
Sire I y pensez-vous?... Une femme ! une jeune fille !...
LE CZAR
Vous avez raison... c'est ainsi que l'on punit l'esclave '! L'on doit mieux que cela à la comtesse SapiiBha; j'y songerai î (a Olga.) Sortez !... (Olga s'éloigne par le fond. — S'adressunt
à la czarine.) Quant à VOUS, madame, vous savez les graves intérêts qui en ce moment appellent tous mes soins!... Je venais de vous en faire part... au milieu même de mes souffrances, car le souverain d'un État comme la Russie doit s'oublier lui-même pour ne songer qu'au pays. Je vous parlerai plus tard... Laissez-moi !...
LA CZARINE
Mais, sire...
LE ezAR.
Laissez- moi... ou sinon...
LA CZARINE
Je vous laisse, sire, je vous laisse.
(Elle sort pur la porte à gauche.)
ScmiiE. — OEiivrcs coujiiU'ies. Scric. ~ 7i"« Vol. - 17