‹ Œuvres complètes: comédies, drames (volume 3)Chapitre 131 sur 142 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

MENZIKOFF, entrant en ce moment et entendant ces dernières paroles ;

SAPIEHA, LE GZAR, JAKINSKI.

MENZIKOFF, è Sapieha.

Demain!... N'oubliez pas qu'il y a à la cour une grande solennité.

SAPIEHA, souriant.

Impossible d'y assister, mon prince... Sa Majesté a disposé de ma matinée.

(il sort par le fond. )

MENZIKOFF

Qu'est-ce que cela signifie?

LE CZAR, regardant sortir Sapieha.

Un vrai gentilhomme !... Du persiftlage jusque sous la hache î

MENZIKOFF, étonné.

Comment?

LE CZAR

H vient de France... il y a étudié ! Et je conçois parfaitement l'amour qu'ont pour lui toutes les femmes... à commencer par... (se reprenant.) par la sienne!... Quant à cellelà, Jakinski... la jeune comtesse Sapieha, vous commanderez pour elle un kibitk... et, dès ce soir, sur la route de Toboisk...

JAKINSKI.

Oui, sire.

MENZIKOFF, avec effroi.

Ma fille en Sibérie !... ma fille bien-aimée !...

Ah! tu aimes donc quelqu'un dans le monde... tant

LA czarinp:

mieux ! (posant sa main sur le cœur de Menzikoff.) je CFOyais la

place inattaquable, et- maintenant je saurai par où la prendre... (a Jakinski.) Laisse-nous !

JAKINSKI.

Oui, sire !...

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