SCÈNE VII
JAKINSKI, VILLERBECK, OLGA, SAPIEHA, MENZIKOFF,
LA CZARINE
La CZARINE, apercevant Sapieha et sa femme.
Sapieha ! (Avec colère.) Je règne...
(Elle fait signe à Sapieha d'approcher.)
Je venais offrir mes jours à Votre Majesté...
LA CZARINE, avec une colère concentrée.
Vos jours... oui ! (a demi voix.) Je sais tout !... Vos jours!...
(a haute voix à Menzikoff, placé à sa gauche.) ÉcOUtCZ ! UOUS VOU-
lons ! nous ordonnons qu'à l'instant même... (s'arrêtant et a part.) Ah! où m'entraînait une aveugle fureur! Pierre... j'allais t'imiter et faire tomber sa tête !... (Haut, à Menzikoff.) Prince..,
LA CZARÏNE
MENZIKOFF, s'avançunt à la droite de la cznrine.
Majesté...
LA CZAï\INE, avec agitation.
Vous, notre ministre... assemblez le sénat... prévenez l'armée. .. des titres, des honneurs ... à nos fidèles officiers... Quant au comte Sapieha... faites-le chercher... qu'il vienne !...
MENZIKOFF, à demi-voix.
Il est là... près de Votre Majesté...
LA CZARINE
C'est vrai! (S'adressant à Sapieha avec émotion et sans le regarder.)
Comte Sapieha, nous vous nommons à Varsovie.., notre ambassadeur!... (sapieha veut remercier. ) Pas un mot ! . . . Partez dès aujourd'hui... avec votre femme!... (a Olga qui fait un pas vers elle.) Partez ! (a Sapieha à demi-voix.) Sans regret... sans
remords... si vous pouvez 1 (Sapieha et Olga remontent vers la porte du fond à droite.) A lui le bonhcur... (Laissant tomber ses bras avec découragement.) A moi l'empire ! (La czarine se retourne, s'avance vers Menzikoff et les seigneurs de la cour, qui tombent tous à genoux devant elle.) Allons ! . . . régnons !
TOUS
Vive la czarine !