MON E T 0 I L E
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premier... à faire les avances... et jamais de sa vie il ne pardonnerait un refus.
d'ANCENIS, à part.
0 ciel !
HORTENSE
Mais dès qu'il a tendu la main et qu'on a accepté... il devient, en vrai Breton, aussi entêté dans son amitié qu'il Tétait dans sa haine.
d'ANCENIS, hors de lui.
L'amitié... la haine !... C'est justement ce que je dis!... Laquelle des deux? (se reprenant.) Pardon, ma cousine... (se troublant.) Mais, c'cst que, voyez- vous, dans la situation où je suis... (a part.) Et Josselinc qui ne revient pas! (Haut.) Situation que vous ne pouvez comprendre...
HORTENSE
Peut-être I...
d'ANCENIS. *
Je tiens tant à son estime... à son affection... que, s'il faut y renoncer, je suis perdu !
HORTENSE
Perdu. . . et pourquoi donc ?
d'aNCENIS, avec agitation.
Au fait!... vous avez raison... on peut perdre... on peut gagner... c'est une chance... autant à parier d'un côté que de l'autre !
HORTENSE, étonnée.
Que dites-vous là ?...
D ANCENIS, de même, et se promenant.
Je voulais dire que mon étoile, qui tant de fois m'a favorisé, ne m'abandonnera pas dans le moment le plus important de ma vie 1 Non... non... et j'y con?pte I
HORTENSE, élounée.
Mon cousin, vous n'clcs plus à la conversation.
DRAMES
d'ancenis.
C'est vrai !... Jamais je n'aurais eu plus besoin de ma tète... et de mon sang-froid... ne fût-ce que pour me montrer à vous sous un jour favorable, ou du moins pour ne pas trop vous déplaire, et je sens que le trouble dont je ne peux me
détendre... (Apercevant Josseline qui entre et poussant un cri.) Ah!
quel bonheur ! C'est elle !...
HORTENSE, très-étonnée.
Qui? elle !... qui donc?...
d'ancenis, cherchant à se remettre.
Est-ce que j'ai dit : elle!... je voulais dire vous !... et la preuve... c'est que j'ai ajouté : quel bonheur !