‹ Œuvres complètes: comédies, dramesChapitre 166 sur 199 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

CHRISTINE. GŒLHER, RANTZAU, entrant par la porte du fond;

KOLLER

GŒLHER, courant à Rantzau avec empressement.

Ah 1 monsieur le comte, venez rassurer mademoiselle, qui est dans un effroi... j'ai beau lui répéter que ce ne sera rien... elle est tout émue, toute troublée.

RANTZAU. froidement et le regardant.

Et VOUS partagez bien vivement ses peines. . . cela doit être... en amant bien épris. (Apercevant Koiior.)Ah! vous voilà, colonel ?

Je viens prendre les ordres du conseil.

GOELHER, vivement.

Qu'a-t-il décidé?

RANTZAU, froidement.

On a beaucoup parlé, délibéré; Struensée voulait qu'on entrât en arrangement avec le peuple.

GOELHER, vivement et avec approbation.

Il a raison ! pourquoi l'a-t-on mécontenté?

RANTZAU

M. de Falkenskield, qui est pour l'énergie, voulait d'autres arguments ; il voulait faire avancer de l'artillerie.

GOELHER, de même.

Au fait ! c'est le moyen d'en finir ; il n'y a que celui-là.

RANTZAU

Moi, j'étais d'un avis qui a d'abord été généralement repoussé, et qui forcément a fini par prévaloir.

DRAMES

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