‹ Œuvres complètes: comédies, vaudevillesChapitre 112 sur 165 · LES EMPIRIQUES D'AUTREFOIS · texte numérisé non relu

LES EMPIRIQUES D'AUTREFOIS

GASPARD

Oui, mais maintenant il nous en faut un autre.

ROBERT

C'est juste ; (pesant la bourse.) ça ne suffit pas.

Vous ne pourriez pas nous indiquer dans le village quelqu'un de connu et d'opulent?

TUFFIADOR.

J'entends, quelqu^un qui en valût la peine... Attendez; nous avons le seigneur Jeronimo, le plus riche laboureur de l'endroit, qui est mort, il y a cinq ou six ans, et à qui j'ai prêté sur parole une ceotaine de ducats, qu'il a oublié de me payer. Voilà l'homme qu'il vous faut, ça vous fera autant de profit et d'agrément.

GASPARD

A merveille. Ayez soin seulement de le publier par la ville, afin qu'on soit prévenu du changement.

TUFFIADOR.

Soyez tranquille, je vais le dire à tous ceux que je rencontrerai, et vous me verrez tantôt aux premières places, applaudir et crier bravo! Et puis, dites donc, messieurs, une idée qui me vient...

AIR d'Une Nuit au château.

Pour prolonger l'existence, Dans ce moment, je conçois Certain projet d'assurance Qui vous sourira, je crois.

Voyez quelle économie!

Comme monsieur tel ou tel, Sans rien faire dans sa vie, On est sûr d'être immortel.

Ensemble.

GASPARD et ROBERT.

Votre projet d'assurance

Nous sourira, je le crois ;

A notre reconnaissance

Vous aurez toujours des droits.

TUFFIADOR.

Pour prolonger l'existence, etc.

(Tuffiador rentre dans la maison.)

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