‹ Œuvres complètes: comédies, vaudevillesChapitre 141 sur 165 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

Les mêmes; DERVIÈRE.

Eh! mais qu'as-tu donc?

EMMELINE

0 mon papa ! quelle horreur I quelle indignité ! à qui se fier désormais? Apprenez que mon cousin Charles,..

DERVIÈRE.

Eh bien?

EMMELINE

Il est marié.

DERVIÈRE.

Marié !

CHARLES, à part.

La ! elle va lui dire tout net... moi qui lui avais recommandé des précautions.

DERVIÈRE.

Sans ma permission, sans m'en prévenir ! jamais je ne lui pardonnerai; et pour ses dettes, qu'il fasse comme il l'entendra, je n'en paye pas un sou.

CHARLES, à part.

C'est ça! le voilà plus en colère que jamais. Dieu! que ces petites filles sont niaises ! celle-là surtout. Quelle différence avec ma femme! elle aurait soutenu la scène, et filé la reconnaissance.

DERVIÈRE, montrant Charles.

Voilà celui qui te convient, voilà mon gendre, et dès demain nous faisons la noce; n'est-il pas vrai?

CHARLES, à part.

Dès demain; ô Paméla ! que devenir?

DERVIÈRE.

Quant à ton cousin Charles, à mon scélérat de neveu, s'il ose se présenter ici, je le fais sauter par la fenêtre, (a Charles,

qui fait un geste d'effroi, et qui veut sortir.) Qu'aVCZ-VOUS donC,

mon gendre? ne craignez rien.

EMMELINE

Taisez-vous, le voici.

CHARLES, regardant autour de lui.

Comment! le voici?

EMMELINE, à Derviôre.

Mais, de grâce, modérez-vous; c'est à moi de le confondre, et après, ne craignez rien, je vous obéirai.

DERVIÈRE, à part.

A la bonne heure! (Haut, à Rinville qui est dans le fond du

théâtre.) Approchez, monsieur, approchez.

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