SCÈNE XVIII
LOLOTTE, M"^« DE LIMEUIL, RAMSAY; ROSELYN, sortant
du cabinet, et tenant un p-ipier à la main. ROSELYN.
Madame, voici la consultation, signée de moi.
M""'® DE LIMEUIL, prenant le papier.
Merci, docteur.
ROSELYN, apercevant le colonel qui est à genoux de l'autre côté.
Que vois-je ? e que faites- vous?
LOLOTTE
Elle suit l'ordonnance.
ROSELYiV, à part.
Ah ! grand Dieu ! (Haut.) Gomment !... (Regardant Loiotte.} M. le colonel, lui qui vous aimait, du moins je le croyais...
LOLOTTE
Oui, cela en avait tous les symptômes ; mais quoique docteur habile, on peut être trompé.
ROSELYN j à mi-voix.
Ah ! petit serpent !
]A1 MEDECIN DE DAMES
LOLOïTE.
Oh ! je n'ai pas peur, parce que nous sommes alliés, et vous me donnerez aussi une ordonnance pour épouser Léon, n'est-il pas vrai?
ROSELYN.
Eh bien ! par exemple.
LOLOTTE
Il n'y a que ce moyen-là de me faire taire, parce que, tant que je ne serai pas mariée, je serai bavarde! bavarde... comme le sont toutes les demoiselles.
ROSELYN.
C'est bon, cela suffit.
j^me j)£ LIMEUIL, qui, pendant ce temps, a causé avec le colonel.
Remerciez le docteur, colonel, car c'est à lui que vous devez tout ; aussi j'espère bien qu'il sera votre ami. comme il est le mien, et que dans notre ménage...
RAMSAY
Oui, ma chère amie, oui, monsieur, sans doute... (a pan. Une fois marié, j'aurai soin que ma femme en ait un autre, un vieux.
LOLOTTE
Mais voici toutes ces dames.