SCÈNE X, LOGARD, AUGUSTE
AUGUSTE, à part, en entrant.
Dieu 1 il paraît que le dîner sera soigné, toute la cuisine est en feu. Je viens de donner douze feuilles de papier à minutes pour les côtelettes en papillotes. On a requis mon bureau pour y préparer le dessert, et le saute-ruisseau est en course chez le pâtissier.
LOCARD.
Ah ! c*est VOUS, monsieur Auguste ! il faut absolument me rendre un service.
AUGUSTE
Qu'est-ce que c'est, madame?
LA CHARGE A PAYER
M™^ LOGARD.
Ce serait de porter cette lettre chez madame de Beaumont, que j'ai oublié d'inviter. J'abuse peut-être, mais je sais combien vous êtes complaisant.
AUGUSTE
Comment donc, madame?... (a part.) Dans tout autre moment, je ferais joliment valoir la dignité de troisième clerc, qui me défend de porter des lettres; mais aujourd'hui, je ne tiens pas au décorum; et puis, en rapportant la réponse, je pourrai peut-être voir Amélie.
M"'« LOCARD.
Tantôt, monsieur Auguste, je compte sur vous pour m' aider à faire les honneurs.
AUGUSTE
Soyez tranquille, madame; moi et mes camarades nous serons là. Donner la main aux dames, faire la partie des jeunes personnes, et des attentions pour tout le monde, c'est la consigne des clercs.
AIR : Du partage de la richesse. {Fanchon la vielleuse.)
Doublant de petits soins, de zèle.
Nous allons tous nous surpasser;
Il est plus d'une demoiselle
Que cela peut influencer.
Mainte beauté, j'en ai la certitude.
Pourra fixer son choix sur votre fils,
En apprenant qu'il a l'étude
La plus aimable de Paris.
(n sort.)