DURAND, M^^ DE BEAUMONT, LE DOMESTIQUE
LE DOMESTIQUE, annonçant.
Madame de Beaumont.
DURAND
Madame de Beaumont I c'est probablement cette dame dont on me parlait tout à l'heure, et dont on a refusé l'alliance, (ils se saluent.) Cette pauvre dame a un air triste et contrarié.
M^e j)E BEAUMONT, à part.
Comment! il y a déjà du monde? comme c'est désa-
gréable ! j'espérais arriver d'assez bonne heure pour pouvoir causer avec madame Locard ; car ce projet de mariage me sourit beaucoup.
DURAND
Madame, je vous en prie, (Lui montrant le coin du feu.) daignez donc vous asseoir... (a part.) Je ne puis pas i faire trop de politesses, moi qui suis cause du désagrément qu'elle éprouve. (Haut.) La maîtresse de la maison est sans doute à sa toilette.
M^^ DE BEAUMONT; s'asseyant.
J'attendrai ici qu'elle sorte, afin de lui dire quelques mots sur une affaire très-importante.
DURAND, à part.
Je le crois bien.
M"^^ DE BEAUMONT
C'est pour cela que j'ai laissé ma fille dans l'autre salon.
DURAND, à part.
Sa fille, c'est bien cela.
M™® DE BEAUMONT
Elle y a trouvé une jeune personne charmante.
DURAND
C'est ma nièce, madame.
M"^^ DE BEAUMONT
Je vous en fais mon compliment ; ces demoiselles sont à peu près du même âge; deux jeunes personnes à marier.
DURAND
Oui, madame ; mais c'est maintenant si difficile ! on a tant de peiné à trouver un établissement convenable I
M.me DE BEAUMONT, soupirant.
Vous avez bien raison !
DURAND
Mais on aurait tort de se décourager; parce qu'enfin, nx\ mariage est manqué, un autre se présente.
LA CHARGE A PAYER
M^"^ DE BEAUMONT
C'est justement ce qui m'arrive.
DURAND
Quoi ! vous auriez rencontré un autre parti ? ah ! tant mieux; j'en suis enchanté.
M™® DE BEAUMONT, à part.
Ce monsieur est bien bon.