‹ Œuvres complétes d'Alfred de Musset Œuvres posthumesChapitre 16 sur 106 · AUGUSTE, LES MUSES · texte numérisé non relu

AUGUSTE, LES MUSES

LES HUSES, chutant.

Oui, César, il existe nu monde si sublime, Que nous ut les dieux seuls pouvons en approcher. Quand le pied d'un morlel en a touché la cime, Dans nulle route humaine il ne peut plus marcher.

Eh ! qui donc étes-vous?

Les filles de Mémoire.

l'ruitds garde à loi!... J'écrirai ton histoire. Je suis Clio ; la vie esl dans ma main.

Mont™ ni Callionc.

Voilà ma sœur, lu muse de la gloire, l'ivmls garde à loi !... Je lu suis en chemin !

Je: m'appelle Uranie, ut ma tûle esl voilée

I'ar l'ordre inflexible des dieux.

Mon empire est la nuit ; mais nia roi* ètoiléc

Resplendit dus clartés dos deux !

rOLïMNIK, do mémo.

Vois-tu, César, vois-tu sortir do terra Ces temples, lit ]i;iktis qui iiiiisM'iit j nia voix ; Vois-tu l'asile obscur, vois-tu l'humble chaumière Devenir des palais de rois?

Je ne suis pus la muse de la gloire ; Je suis la muse aux doigts dorés.

Je chante, et l'univers conserve k mémoire Des héros par moi consacrés,

Page 1