CHŒUR DES MUSES
Oui, César, il existe un monde si sublime, Ijue nous el les dieux seuls pouvons en approcher, Quand le pied d'uu mortel en a touché la cime, Dans nulle route humaine il ne peut plus marcher.
AUGUSTE, se levant.
Arrêtez 1...
Les Muses t'arrSlenl.
Si du haut des sphères éternelles,
Jupiter vous envoie ainsi,
De par César, malgré vos ailes, Filles des dieux, vous resterez, ici...
En conquérant j'ai traversé la terre,
Pareil au lion irrité.
Si j'iii marché dansm.i colère,
Je veux m' asseoir dans ma fierté.
,1 Clio.
Toi qui des morts recueilles l'héritage,
Puisque tu me suis en chemin,
Je veux te laisser une page Comme jamais n'eu a tracé la main.
Toi, dont le front resplendit sous ce voile, Fille des nuits, lève les yeux.
Regarde briller mon étoile ; Je vais l'arrêter dans les cieux.
A roljmnlc.
Qu'ils sortent donc de la poussière,
(les palais élevés par toi.
J'ai reçu des Romains uiir ville de pierre, Qu'elle soit de marbre après moi !
Vous toutes, filles de Mémoire,
Oui dès longtemps me connaissez; Muses, chaulez de nouveaux jours de gloire, Plus grands que ceux que nous avons passés.