LE VALET
Le seigneur marquis Viseonti vient d'aborder devant le palais.
LOBÉ DAM.
Dieu soit loué!... allons à sa rencontre.
MICHEL
Y pense/,-vous, mon père? Descendre vousmême! C'est nous que regarde un pareil soin.
Rentre/, dans votre appartement.
LORÉDAN
Est-ce donc la mode aujourd'hui que les enl'ants lassent la leçon aux pères? La peste soit de tes cérémonies! Allez-y donc, puisque vous voulez..
KACST1SE.
SCtiNK IV 1.0 RÉ DAN, 5DU ii pub NINA.
LOUÊDAK.
Je crois, en vérité, <|iie ces garçons-là me renverraient volontiers à l'école!... Hum! ce n'est pourlant pas sans plaisir que je vois en eux cet orgueil altier, cette chaleur du sang de ma race... Voyons un peu, que tout ceci ne nous fasse pas négliger nos affaires... 11 faut (pie je présente Visconti à M. le doge... if. le do<je!... jusqu'où dégradera-t-on cette dignité qui fut suprême? Ce pauvre homme à qui je présente mon gendre n'aurait pas le droit de lui donner sa lille. La Quarantie s'y opposerait. Ainsi grandit comme une forêt qui enveloppe tout dans son ombre notre toute-puissante aristocratie . (lontarinil tu es le premier doge dont la patrie reconnaissante ait prononcé l'oraison funèbre; tu es le dernier qu'on ait appelé seigneur! Par mon patron I si les électeurs voulaient me planter, par mégarde, ce piteux bonnet doré sur la lète, je ferais comme Thiepolo, qui s'évada pour ne point régner, voire même comme Urseolo, qui, de désespoir d'être doge de Venise, alla se faire moine à Perpignan... Mais que l'ail donc cette paresseuse suivante?
Il «ppelle.
Nina ! Nina!
MISA.
Me voici, monseigneur.
LOBÉOAH.
Est-ce que ma fitte n'est point levée ?