‹ Œuvres complétes d'Alfred de Musset Œuvres posthumesChapitre 72 sur 106 · I.A COMTESSE · texte numérisé non relu

I.A COMTESSE

Ne plaisantez pas, écrive?,.

PRKVANHES.

Je 'le veux iu'eu ; mais je ne changerai rien à ce que je vais écrire, je vous eu avertis.

Il eVrit,

l.\ COMTESSE, le renanlniil fcrire.

Ali ! qu'est-ce que vous écrivez-là.

PltÉVASKRS.

Laissez-moi achever.

Il w love.

Tenez, voilà tout ce que je peux faire pour vous.

l.\ COMTESSE.

Voyons.

El lu Ni.

« Si je veux vous en croire, madame, vous m'ai- « niez; mais est-ce assez de le dire'.' Vous êtes « sûre de mon cœur; que rien ne retarde plus « mon bonheur , acceptez ma main, je vous eu » supplie! » lùi vérité, Prévannes, vous plaisantez toujours. Quel usage voulez-vous que je fasse de ce l>illet.-là? Il est inconvenant .

IMI ÉVANNK8.

Comment, inconvenant ?

L \ COMTESSE

Mais assurément : « Si je veux vous en croire. . . » ("est d'une fatuité !

L'AME ET LE ItUISSBAD, 151

LA COMTESSE

Je le veux, je le veux, j'ai trop souffert I mais j'aime mieux no lui point parler.

PRÉ VANNES

Eh bien I rentrez chez vous, en ferme/- vous, qu'on ne vous voie plus de la journée.

LA COMTESSK.

Mais...

PRÊT AUNES

Qu'on ne vous voie plus, vous dis-je; ou je renonce à tout, je dis tout.

Au moment où le baron enlri>. In comtesse sorl en le diluant Iroiiiemenl.

LA COMTESSE, bas, à Pruvannes.

Oui, qu'il souffre à son tour! s'il m'aimait...

PKÉVANNES.

Nous allons voir.

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