I.A COMTESSE
Ne plaisantez pas, écrive?,.
PRKVANHES.
Je 'le veux iu'eu ; mais je ne changerai rien à ce que je vais écrire, je vous eu avertis.
Il eVrit,
l.\ COMTESSE, le renanlniil fcrire.
Ali ! qu'est-ce que vous écrivez-là.
PltÉVASKRS.
Laissez-moi achever.
Il w love.
Tenez, voilà tout ce que je peux faire pour vous.
l.\ COMTESSE.
Voyons.
El lu Ni.
« Si je veux vous en croire, madame, vous m'ai- « niez; mais est-ce assez de le dire'.' Vous êtes « sûre de mon cœur; que rien ne retarde plus « mon bonheur , acceptez ma main, je vous eu » supplie! » lùi vérité, Prévannes, vous plaisantez toujours. Quel usage voulez-vous que je fasse de ce l>illet.-là? Il est inconvenant .
IMI ÉVANNK8.
Comment, inconvenant ?
L \ COMTESSE
Mais assurément : « Si je veux vous en croire. . . » ("est d'une fatuité !
L'AME ET LE ItUISSBAD, 151
LA COMTESSE
Je le veux, je le veux, j'ai trop souffert I mais j'aime mieux no lui point parler.
PRÉ VANNES
Eh bien I rentrez chez vous, en ferme/- vous, qu'on ne vous voie plus de la journée.
LA COMTESSK.
Mais...
PRÊT AUNES
Qu'on ne vous voie plus, vous dis-je; ou je renonce à tout, je dis tout.
Au moment où le baron enlri>. In comtesse sorl en le diluant Iroiiiemenl.
LA COMTESSE, bas, à Pruvannes.
Oui, qu'il souffre à son tour! s'il m'aimait...
PKÉVANNES.
Nous allons voir.