DES GANGRENES ET MORTIFICATIONS
En toutes les playes et solutions de continuité (desquelles i'ay parlé cy
' On recontiait dans ce paragraplic quelqnes unes des idées déjà puliliees en 1545, et dont on retrouvera le texte dans les notes précédentes.
La phrase qui suit loucliant la laideur des cicatrices date seulement de 1575, et le dernier paragraphe sur la brûlure faite par le tonnerre n'a été ajouté qu'en 1585.
a L'histoire de la gangrène avait été traitée
E Livr.E ,
dessus) suruiennent le plus souuent grands et griefs accidens, tant pour rinaduertancedu Chirurgien, que par les fautes qui viennent aussi bien du patient que des autres choses extérieures , ou pour la grandeur de la maladie : et principalement entre autres accidens aduiennent gangrené et mortification, qui sont de très grande importance et péril de la vie , si diligemment on n'y remédie. Partant m'a semblé bon escrire desdites Gangrené et mortification , et ce pour deux raisons : l'vne est, que lesdiles gangrené et mortification donnent plus de mal, tant aux Chirurgiens qu'aux paliens, que les maladies ans quelles elles suruiennent : au moyen dequoy fiut délaisser la propre cure, pour obuier à leur fureur et malignité. L'autre raison est , que i'ay desja déclaré par cy deuant vne partie des causes desdites gangrenés et mortifications : toutesfoi.s de toutes l'en ay voulu escrire amplement , et de leur curation , à fin qu'vn chacun puisse auoir entière connoiss nce de les curer ainsi qu'il appartient, le commenceray donc à la définition, puis te declareray les causes, leurs si gnes, prognostic, et consequemnient la curation. que ie donnerayà entendre par exemple et démonstration familiire.
Gangrené est vne disposition, qui tend à mortification de la partie bles-
pour la première fois par A. Paré en 1555 , à la (in de la seconde édition des Playes d'Iiacqucbuies , sous ce titre : Traiaé des causes , signes, progiiosihjtic. et curation de gainirene et mortifirtition II en avait fait ensuite le T"" livre de son édition de 1564, qu'il a enfin réuni aux livres des Contusions et des Comhustiom dans ses OEuvres complètes II y a entre ces diverses reproductions de notables variantes que je noterai avec soin.
DES rONTVSIONS , COMBVSTIONS ET GANGRENES.
sée, qui n'est encores morte ne prinée de tout seniiment, mais elle se meurt peu à peu, en sorte que si bien tost on n'y donne ordre, elle se mortifiera du fout, voire iusques aux os' :
qui alors est appelée des Grecs Sphacelos ou Necrosis , des Latins Syderaiio^ et Eslhiomenos selon les modernes'^, et des vulgaires le Feu saint Anthoine 3, ou saiiil Marcel ^.