iJ- Oxymelitis simplicis quant, sufficit
Fiat cataplasma molle secundum artem.
Galien, liure 3. De la comjiosiiion des medicamens, ordonne faire cataplasme pour prohiber la pourriture des gangrenés , fait de farine d'orge et lexiue ^ : aussi le capital des cautères est fort propre. Lesdits remèdes consomment , resoluent et détergent la sanie virulente et matière pourrie : et pour leur grande siccité et ténuité d'essence, pénétrant au profond, empeschent la putréfaction, sedent la douleur, et roborent la partie : ce qui est plus nécessaire en tel cas.
On doit aussi appliquer au dessus du mal vn tel ou semblable defensif, pour obuier et reprimer la descente des humeurs , et garder que les vapeurs pourries esleuées de la putréfaction ne montent au cœur, ou aux parties supérieures et nobles.
"if. Olei rosati, myrt. ana g . iiij.
Succi piantaginis , solani , semperuiui
ana 5. ij.
Albumina ouor. numéro quinque.
Boli armeiiici, terra; sigillatœ subtililer
puluerisata;, ana g . j.
Oxycrati quantum sufficit.
Misce ad vsum dictuni.
L'on en pourra faire aussi d'autres ayant p treille vertu : mais faut noter que cesdits remèdes se doiuenl renou-
' Cette citation de Galien ne date que de 1579 ; et ce qui suit sur le capiial des materes est une addition de 1685.
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iiellcr soiiiicnl ». Car lors qu'ils sont froids refroidissent la partie, qui est lang^uide à cause que sa chaleur est presque suffoquée : et partant il y faut sonnent appliquer linges chauds, ou hricques, ou bouteilles remplies d'eau bouillante, à fin deroborerla chaleur naturelle qui est presque du tout esteinte. Jît ne faut prendre indication si la gang-rene a esté faite par inflammation , mais de la disposition qu'elle aura laissée en la partie.
Or si le mal est si grand qu'elle ne veut céder aux susdits remèdes, faut venir à d'autres plus vehemens et violons, qui sont les cautères actuels.
Apres l'application desquels Galien, au second à Glaucon^ commande que ius de pruneaux auec sel pilé et dissout soit mis dessus : à cause que tel remède pénètre et seiche fort , et par ce moyen empesche la pourriture.
D'auantage, si lesdits cautères ne profitent, il est besoin venir à l'extrême, qui est faire amputation de la partie, suiuant le dire d'Hippocrates '^ : Aux ')iialadies extrêmes conuiennent extrêmes et derniers remèdes. Tbulc&f ois on ne doit ce faire,que premièrement l'on n'ait certaine connoissance si la partic» est totalement morte. Car ce n'est ])etit cas de couper un membre , s'il n'est plus que nécessaire. Parquoy ie te donneray entière et infaillible connoissance des parfaites mortifications et sphaceles , par les signes cy après déclarés.
Le membre infect d'vne playe incurable Se doit couper, que le sain il n'accable.
OVIDK 5,
1 La fin de ce paragraphe a été ajoutée en 1;.S5.
^ .\pli. 6. liu. 1.— A. P.
'' Cette citation d'Ovide est encore une addition de 158').