DES SIGNES DES FRACTVP.ES
Les signes des fractures sont assez euidens et manifestes : desquels le premier et phisjcertain est, quand, en maniant la partie fracturée , on Irouue les parties des os séparées, et sent-on vne crépitation et attrition , ou croquement : c'est à dire, vn bruit qui vient du frayement des os qui touchent les vns contre les autres. Semblablement on connoisl la fracture par l'impuissance de la partie, et principalement si ladite fracture est aux os adiutoires , et au gros os de la Ïambe. Car n'estant seulement qu'à vn des petits fociles du bras, ou de la iambe, pour cela le malade ne laissera de manier aucunement le bras, ou de cheminer sur le pied , pource que ce petit focile ne sert qu'à soustenir les muscles, et non le corps, comme fait le grand os. D'auantage la fracture peut estre conneuë par la figure de la partie changée : qui est caue au lieu d'où est parti l'os, et
ctiapitrc se retrouvent, au moins quant au fond, dans l'cditioii de 15Gi.
.l'ajouterai que dans celle de 1.S75 A. Paré a ajouté toucliant les causes des fractures, un paragraptie qu'il a placé assez mal à propos au chapitre IJ, et dont la place était beaucoup mieux marquée à la fin de ce premier chapitre. Mais comme toutes les éditions complètes sont uniformes à cet égard , je n'ai rien voulu changer à l'arrangement fait par l'anteur, et je me contente de signaler cette légère erreur dans la disposition du texte.
' Ce deuxième chapitre, à l'exception de quelques mots changés à la fin et sans aucune importance, est rejjroduit intégralement d'ajucs l'édition de 1604.
bossue au lieu où il s'est arresté , accompagnée d'vne 1res grande douleur, qui vient à cause de la blessure de la membrane dite Périoste, et de celle qui couurc la moelle, et des autres parties qui sont pressées ou picquées , et les nerfs qui sont peruertis de leur lieu.