CHAPITRE IV
SIGNES VNIVERSELS POVR CONNOISTRE LES DELOVEVRES.
Des signes, les vns sont communs à toutes deloiieures, les autres propres à chacune.
Les signes communs sont, tumeurs ou gibbosités où l'os est forjetté , et cauité au lieu dont il est sorti. Les particuliers seront recités en trailtant particulièrement de chacune.
Les signes de la luxation compîelte sont, que l'action de la partie est perdue, c'est à dire, qu'elle ne se meut point. On connoist aussi la dislocation par le sentiment de douleur, laquelle prouient à cause que Tos n'est en son lieu naturel, et qu'il presse la chair, et fait distension aux nerfs qui sont pareillement peruertis de leur situation naturelle. A ce sert aussi la comparaison de la pareille iointure de la partie saine à celle qui est malade, pourueu que ladite partie saine ne soit point viliée contre nature, comme tortue, ou exténuée, ou trop grosse, ou qu'elle ait quelque autre vice qui peust empescher de connoistre l'os déplacé de sa boette. Et partant il faut entendre qu'elle soit en son tempérament et figure naturelle.
Le signe de la luxation incomplette est, que le mouuement de la partie n'est du tout perdu, mais il est grandement depraué.
Le signe que les ligamens qui lient les iointures sont allongés, est, que quand on presse des doigts vn costé
ces cavités. vSans doute Paré n'a pas traité à fond toutes ces questions; mais il a laissé au moins des indications précieuses, dont plus d'un auteur moderne aurait pu proflter.
de l'os, on le chasse de l'autre, et su" bit il retourne en son lieu : d'auantage quand on presse du doigt sur la iointure, il y entre facilement : ioint aussi que l'action de la partie est grandement deprauée, et souuent du tout perdue.